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Carole AliyaLa voie de l'âme pour nous ramener à la réalité

Le voyage est doux quand nous sommes accompagnés du ciel, et plein d’épines quand nous nous contentons de nos mirages, de ce que nos yeux voient, de ce que nos oreilles entendent, quand nous nous affirmons dans ce que nous voulons, sans regarder au-delà. La vie, dans son étonnante immensité, a prévu des merveilles pour nous, mais nous nous confrontons à ce qui semble être bien désordonné et oppressé. Les limites deviennent notre champ d’expérimentation au lieu d’être vécues comme un défi pour nous dépasser, pour nous éloigner de nos carcans et pour retrouver notre vitalité.

Un exemple parmi tant d’autres est celui d’une femme, privée de sa vue. Suite à un divorce, elle était persuadée de ne pas avoir droit au vrai amour, ni être à la hauteur : dénigrement intérieur inconscient. Elle refusa l’amour de sa vie et s’en éloigna : l’évidence et l’absurde. Nos sens et nos croyances peuvent saboter un amour profond et sincère : folie de l’amour et folie de l’enfermement. Aujourd’hui, elle ne peut plus voir ceux qu’elle aime et en même temps, c’est grâce au fait qu’elle soit aveugle qu’elle retrouva son bien-aimé rejeté autrefois et qu’elle recouvra la vue des profondeurs. Nous pouvons nous retrouver surpris par un enfermement resté latent, telle cette femme qui refusa un amour réciproque, merveilleux et doux.

Que la vie est délicieusement précise lorsqu’il s’agit de nous ramener à la réalité ! Les retrouvailles eurent lieu lorsque ses représentations erronées, les attirances attractives et surtout l’attachement aux formes, furent levées. Dans chaque relation, la magie s’installe quand nous laissons émerger l’âme au cœur de l’amour. Quelle douceur ! Réelle évidemment !

Les croyances évanouies par le temps, la vue du cœur, celle de la réalité, lui fut redonnée, tel un brasier agissant. Souvent l’amour est un regard à élargir. Cela signifie que, dans cette bonté, nous sommes le cœur ouvert et les yeux également. L’un sans l’autre peut occasionner des peines et des fuites. Voir, reconnaître nos sabotages, faire la lumière sur les schémas parentaux et les nôtres, même si nous croyons être dans une belle perspective, alors que nous sommes influencés par des dimensions opaques, reste primordial. Avançons en étant face au vivant, pour grandir dans notre verticalité. D’ailleurs, chaque maladie est là pour nous libérer de nos enfermements et nous aider à retourner vers nous.

Nous nourrissons notre système de pensées, agrémenté de croyances plus ou moins utopiques et nous les mettons en œuvre. Prendre une direction en écoutant notre cœur voilé, blessé, non épuré, peut nous mettre dans des situations bien indélicates. Nous cheminons impulsés par des projections sympathiques, alors que la seule à interroger est notre âme. Elle sait ce qui nous correspond. Elle est la puissance à l’état pur. L’incarnation du divin se réalise grâce à elle. Elle est l’émanation de la pure lumière. Elle nous propose un champ d’exploration et d’éveil. Elle a les clés pour notre vie et réalisation. D’épuration en épuration, la réalité devient succulente.

Le principal mouvement est de vérifier où est la vérité, même si nous sommes habitués à avancer tête baissée avec notre corps recroquevillé et de nous investir dans des projets qui n’ont pas de réalité. Nous allons vers ce que nous croyons. Or, le chemin est d’aller vers ce qui est, seul élan pour sortir des illusions. Les décisions germeront de l’émanation de nos profondeurs du réel, au lieu de provenir de nos confusions. Ces dernières n’ont aucune racine, même si nous semblons les adopter, heureux de nous laisser porter par notre mental qui a plein de confortables et adorables envies.

Valider nos croyances, les nourrir et les vivre est une voie souvent établie, nous portant vers des retranchements, même quand nous aspirons à un autre souffle. Pour nous en libérer, nous devrions voir en amont quels en sont leurs véritables fondements. Ainsi nous nous retrouverions dans les profondeurs de notre être pour libérer notre feu intérieur et rayonner de grâces. Cela revient à nous offrir un cadeau inestimable.

Notre ancrage, si fébrile parfois, devient notre maître à danser quand il est impulsé par une force lumineuse.

Autorisons-nous aussi à remettre certains de nos rêves en question. Au moment où nous les avons imaginés, ils pouvaient être cloisonnés par des limites. Ne nous laissons pas enfermer par nos désirs. Ils peuvent être devenus obsolètes. La Vie a prévu une dynamique plus sublime. Regardons-la avec nos yeux ouverts sur le présent pour l’entendre simplement.

La vérité est tellement douce, même si nous croyons qu’elle va nous brûler les ailes.

Elle est là pour que nous les déployions : refermer les paradis illusoires et ouvrir celui du réel, le jeu de l’âme. Tels des animaux sauvages, la Vie est venue nous apprivoiser après des années de sècheresse. Pourtant quand elle ne vient pas nous offrir ce que nous avions souhaité, nous sommes mécontents. Nous ne percevons qu’un minuscule point derrière cette invitée surprise alors que l’infini est manifesté dans son intervention. Nous accueillons à la hauteur de nos résistances. S’y conformer et obéir aux peurs, cela revient à vivre sans intensité, ni feu. Préférer mourir symboliquement et réaliser les passages, c’est s’offrir d’ouvrir des portes de la liberté.

Ma chère liberté nous chantait Georges Moustaki. Notre inconscient est tellement embrumé et profond… Et si à la place nous chantions ma chère vérité ? Peut-être transformerions-nous tout ! Sans elle, comment pourrions-nous lire en nous ? Quand nous cherchons à la mettre de côté, pensant à une vie plus complaisante et douce avec les yeux bridés, nous vivons des déchirures. Seules nos illusions les ont provoquées. Lorsque les croyances de notre cœur se transforment par la vérité de l’âme, tout l’espace intérieur s’amplifie. Notre chrysalide devient un espace de réconciliations et un passage vers l’union.

Que nous voyagions seul ou à deux, les mains nous sont tendues pour des explorations sans extrapolation, pour un retour à la beauté d’un cœur purifié, vertueux, pour une association masculin et féminin, ego et âme voyageant ensemble pour un partenariat divin.

Nous pouvons être dans une vie de couple qui répond à nos limites, plus ou moins fade, alors que le merveilleux est d’être en union, en harmonie à l’intérieur, transcendant à chaque étape. Œuvrons dans la plus pure intention et laissons-nous pleinement accompagnés par des forces invisibles qui nous invitent au paradis.

Ainsi, nous pourrions offrir des remerciements illimités quand nous voyons un projet s’effondrer, une relation s’arrêter, nous invitant à rencontrer également l’être qui nous correspond sur tous les plans. 

Comment être et vivre la vastitude au quotidien sous le poids de notre stress, de nos accaparements, de nos combats, d’une maladie ? Les ailes déployées ne sont pas de douces rêveries uniquement pour quelques initiés. C’est une réalité qui se manifeste au fur et à mesure de notre propre ouverture. Là, la Vie nous rejoint, nous surprend, nous emporte, nous transporte à partir de l’âme, dans le cœur et le corps. Là est la délivrance. Là est le mouvement sublime et universel. Là est l’entendement, les yeux bien ouverts à la réalité.

La voie de l’âme est celle qui ouvre tous les possibles. Elle nous ancre au présent quand nous nous offrons de l’interroger sur nos directions actuelles. Elle est l’appel de la liberté. Elle porte un nom : la vérité sincère et extraordinaire.

Laissons-nous écouter la Vie. C’est un savoureux chamboulement qui vient tout unifier et apaiser. Dans ce mouvement, elle vient tout désamorcer et nous montrer la générosité réservée à chacun : vivre un espace sans blessure, un espace éternel, un espace où nous rayonnons de joie, un espace de lumière qui irradie tous nos corps et au-delà. Au lieu de repousser la vie avec ses bouleversements nécessaires, refusons le médiocre.

D’alignement en alignement, de joies et en joies, suivons le chemin de la paix. Investissons dans le vrai, le pur, la beauté.

Habités par l’humilité, retrouvons notre puissance d’homme et notre puissance de femme pour nous rejoindre, dans un mouvement d’une immense délicatesse. Plongeons-y dans une confiance infinie, la soif des retrouvailles étant plus forte que tout. Notre ego, en amour, se retrouve immergé par des flots succulents et un brasier laisse place à une seule envie : les saveurs de l’âme et les aventures réelles qu’elle nous propose. Elle nous offre un paysage printanier. Le charme sera constant et la peur de la rupture effacée par l’éternité.

La lumière aussi puissante soit-elle, ne vient en rien modifier nos fondations, notre amour, ni notre relation aux autres. Tout nous a déjà été donné. Grâce à des petits sauts de puces, quelques petits pois plus loin, après deux ou trois pas de danse, d’un voile ou deux abandonnés, un mirage sur lequel nous avons soufflé pour qu’il s’efface, une vision transformée, élevée, ajustée…, nous  y sommes déjà.

C’est un encouragement à s’épanouir et à danser avec le vivant, à œuvrer vers la réalisation de notre âme et être dans un choix le plus délicat envers soi : celui des profondeurs de notre terre qui nous amène vers les profondeurs du ciel.

Crédit photo : Kranich 17 sur Pixabay


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Carole Aliya

Carole Aliya

Auteur de plusieurs ouvrages sur le couple sacré, les âmes-sœurs, l’union du féminin & du masculin, les transformations intérieures, les libérations, le féminin sacré & Marie Madeleine et aussi des livres de méditations pour ensemencer la guérison, nous élever, entrer dans la dimension alchimique des mots.
Créatrice des essences de vie Myriam, élixirs floraux, de cristaux et essences d’arbres, liés au féminin sacré & à Marie Madeleine
Rédactrice d’un blog sur la guérison, le couple, les inspirations du moment...
Rencontres-dédicaces avec l’écrivain, voir l’agenda sur le site

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