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Que connaît-on les uns et les autres de l’abondance ? Souvent peu de choses tant nous n’y sommes pas ou plus accoutumés.

Or l’abondance, notre âme en connaît sa saveur, son parfum, sa substance. Elle est tout simplement notre état naturel, originel. Un état subtil de plénitude qui ne se mesure pas de manière quantitative et n’a rien à voir avec les possessions matérielles.
Cette sensation d’abondance, nous l’avons vécue enfant, lors de certains moments de grâce où nous flirtions avec le paradis. La vie nous semblait alors généreuse et chaleureuse. Nous nous sentions enveloppés, comme caressés par elle. Cette sensation, ce goût est inscrit au plus intime de nous, mais nous l’avons perdue en cours de route. Les rudesses de la vie auront fait leur ouvrage.
En effet, nous sommes malheureusement nombreux à considérer que nous ne méritons pas les richesses et beautés de ce monde, ou que les ressources sont trop limitées pour que nous puissions en jouir. Et cette croyance construite sur les décombres d’espérances déçues, aura vite transformée notre vie en enfer. La souffrance de celui qui se sent déshérité est en vérité terrible à vivre. Mais c’est souvent ce qui est arrivé à bon nombre d’entre nous.

Alors, que s’est-il passé ?

NOUS AVONS PERDU NOTRE FACULTÉ D’ACCUEILLIR, DE RECEVOIR LE BON

Depuis notre plus tendre enfance, nous avons désappris la confiance en la vie et en ses largesses, de si nombreuses manières, qu’arrivés à l’âge adulte, c’est le sentiment de manque, de pénurie qui prédomine. Le doute et la peur se sont lentement insinués en nous, traçant des sillons comme des crevasses emplies d’amertume. À l’aune de cette fêlure, nous dévisageons le monde autour de nous, en paria révolté ou en misérable condamné à la frustration.
Mais que l’on en ait conscience ou pas, nous voilà pris au piège. Avec le temps, nous nous sommes en effet « adaptés » avec fatalisme ou colère au dénuement, à l’appauvrissement matériel et affectif. Nous avons pris l’habitude de « faire avec » cette pénurie de bon dans notre vie. Progressivement, quelque chose de terrible est arrivé : notre aptitude à accueillir le bon s’est atrophiée, racornie.

Pour se représenter comment, au long cours, s’est atrophiée notre faculté à accueillir le bon, imaginons un vaste réseau hydraulique à l’intérieur de nous, conçu pour irriguer tout notre être, en énergie et vitalité. Quand celle-ci circule librement, nous sommes en excellente condition physique et psychique. Bref, nous nous sentons bien dans notre peau et heureux !
Imaginons dans le même temps, que cette petite « tuyauterie » interne, au fil des années - à force de privations ou bien de recevoir du mauvais sous diverses formes - voit le diamètre de ses canalisations se rétrécir et se boucher progressivement. C’est ce qui s’est passé.
À l’intérieur des tuyaux, une sorte de calcaire, des couches et des couches épaisses de résidus toxiques se sont déposés, obstruant progressivement les ouvertures et les tuyaux.

 

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Eve Bertelle

Écrivain, auteure de « Le Bonheur d’aller vers soi » Édition Dervy -Trédaniel
Psychanalyste et philosophe de cœur 🦋

De compréhensions en synchronicités, d’inspirations en révélations, je poursuis avec joie depuis de nombreuses années, ma recherche intérieure pour appréhender le mystère du vivant et partager le fruit de mes découvertes avec d’autres. Soit par l’écrit, à travers mes articles ou livres. Soit de manière orale, dans le cadre de groupes que j’accompagne sur le chemin de la connaissance intérieure.

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