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Quelle folie des Hommes de vouloir se faire dieux...

À l'instar des descriptions de la mythologie grecque, le genre humain rêve depuis toujours, secrètement ou non, de bousculer les résidents de l'Olympe ! C'est d'autant plus amusant qu'en réalité, Dieux nous sommes déjà depuis des temps d'avant le Temps lui-même ! Modérons néanmoins notre discours en rappelant que ce n'est qu'en un sens seulement. Nous pourrions oser cette affirmation si nous tentions de rejoindre d'ici-bas notre déité intrinsèque par un tout autre chemin que celui que nous avons choisi pour nous y reconnecter. Car notre voie d'escalade à la montagne Olympe, nous avons décidé de la frayer via la connaissance, le mental et le pouvoir. Pourtant, la seule façon pour redevenir ce que nous sommes intrinsèquement, en tant que Créateur incarné, ne peut passer que via le chemin du cœur. Notre art à tout compliquer par le mental développe l'ego et peut même ainsi faire main basse sur le spirituel ! Trop souvent, médiums, «canals», coachs holistiques ou tout autre genre d'êtres s'affublant de  panoplies digne de «super héros» sont finalement emprisonnés par ce terrible ego spirituel...

La céleste vibration compassionnelle reste toujours présente par nature... 

Si cela n'empêche en rien la véracité d'expériences vécues et dites « extraordinaires », que cela n'enlève pas plus à la sincérité de leurs croyances, cela entache néanmoins leur simplicité et peut rendre leur orgueil parfois démesuré ! Avoir expérimenté ce genre de choses n'est certes pas offert à tous les coins de rues mais il n'est pourtant pas question de finir par en tirer une gloriole ou une supériorité déplacée. Ce type de très puissants enseignements reçus de façon directe se produit souvent une seule fois ou sur de très courtes durées. Comment pourrait-on en tirer la conclusion que l'on a presque parachevé sa « formation » aux règles de l'Infini que comporte l'Amour Divin ? Le risque devient alors grand de succomber à l’auto-proclamation de capacités conduisant souvent à ce fameux ego spirituel. Ainsi, cette bulle d'énergie semble dangereusement enfler en occident depuis quelques années ! Nombre de ces « thérapeutes » croient sincèrement en leurs pouvoirs de guérison, de guides d'âmes ou d'un tas d'autres particularités fleurissant tel des champignons suite à une douce pluie spirituelle printanière et pourtant...

La vertu cardinale a l'ensemble de ces magnifiques capacités demeure éminemment reliée au cœur. Donc, à la simplicité et à l'humilité ! Si cela a été englouti par un ego déguisé en gourou alors, il ne s’agit plus ici que de techniques, savoirs et autres connaissances. Quand on n’est pas même proche de la manipulation ! Mais où est donc passée la sainte vibration ? Le risque est tout particulièrement élevé que cette même vibration initiale et indissociable ait été dévorée par monsieur l'ego dans sa grandiloquente posture du chevalier blanc ou de l'infirmière spirituelle !!! La dite «connexion» médiumnique ou holistique peut alors être superficielle et le socle de construction égotique sur lequel est bâti la relation d'avec les autres n'en devient que plus problématique. L'individu «connecté» s'en trouve enorgueilli, consciemment ou inconsciemment, par le rôle qu'il joue et l'admiration qu'il peut dès lors susciter sur les autres ! Du possible statut de patient, on peut basculer alors à celui de client pur et dur.

La notion d'argent, de profit voire d'enrichissement personnel n'est parfois plus très loin. Pourtant, toute montée en puissance franche et sincère en spiritualité ne peut se faire, arrivée à un certain seuil, qu'au travers de la simplicité et de l'humilité. Si cette étape est niée, oubliée ou pire refoulée, elle permet alors la construction quasi inévitable de l'ego spirituel ! Il mènera tôt ou tard à une forme d’échec et bien plus pour celui qui se pense le soignant.  Quant au «soigné», lui, aura peut-être réussi à ouvrir une porte ! C'est là, trop souvent, une des seules belles capacités que l'on peut louer chez le thérapeute dit spirituel.

Voici déjà une céleste étape me diriez-vous mais s'il ne l'a pas lui-même transcendée, alors l'aventure se stoppe ici ou elle transmet sa capacité à la production d'un nouvel ego spirituel ! Si l'aérienne vibration compassionnelle reste toujours présente par nature, puisque l'Amour est la patience par essence, elle s'en trouve remisée au quatrième sous-sol par un mental ego exhibant sa somptueuse cape de sauveur ou de guide patenté ! Peuvent alors tomber des « je sais, j'ai vu, je suis en contact avec... » et ainsi de suite.

 

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Yan Serre

Yan Serre

Ancré au nord Finistère, de Brignogan plages, Yan nourrit une passion pour la littérature et la nature depuis son plus jeune âge (il écrit depuis l’âge de 12 ans). Les mondes de la philosophie et de la spiritualité l’attirent très rapidement et c’est ainsi qu’il se met à lire Descartes puis Platon dès la classe de 3ème. D’un tempérament solitaire et aventurier, son enfance est portée par deux grands rêves : parcourir le globe par les mers et découvrir l’Himalaya. Il suit des études de philosophie puis exerce pendant cinq années au sein de l’Éducation nationale. Il a pourtant peu à peu envie d’indépendance et d’introspection. C’est alors qu’il se met en quête de tout ce qui pourrait l’aider à mieux vivre et à libérer son esprit de son quotidien matérialiste. Il découvre le yoga et le bouddhisme vers ses trente ans. Il multiplie les départs, d’abord en Europe puis dans le reste du monde. A l’hiver 2012, il entame un voyage initiatique en direction du sommet de l’Everest en solitaire, sans guide, sans porteur et sans moyen de communication. Cette expérience le transforme, humainement et spirituellement parlant. De retour, il est poussé par une incroyable envie de changer de vie et de se consacrer à la recherche du Soi. Il quitte son emploi pour créer sa propre société Terrévada afin de venir en aide aux artisans rencontrés au Népal. Il se lance dans sa passion d’écriture en publiant un premier livre qu’il auto-édite par choix, comme un pas de plus dans sa démarche d’indépendance mais toujours guidé par l’envie de partage. Il s’agit de “Népalsolo”, un premier livre qui sera par la suite suivi d’un deuxième tome nommé sur “La révélation de soi”. En 2016, il choisit de quitter son logement et de vendre une très grande partie de ses affaires personnelles pour acheter un camping-car, un lieu grâce auquel il peut poursuivre sa quête d’une vie plus indépendante et nomade. Il y approfondit son désir de partir à la rencontre des autres en leur faisant découvrir ses livres et les révélations découvertes lors de ses voyages.

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