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Marie-Noël Damas
Traverser les deuils de la vie avec les fleurs de Bach
Marie-Noël DamasTraverser les deuils de la vie avec les fleurs de Bach
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Nous traversons tous une succession de deuils depuis notre conception jusqu’à l’ultime transition qu’est la mort.  Nous devons quitter l’immatériel pour incarner notre embryon au moment de la fécondation, nous devons quitter le cocon du ventre maternel lors de notre naissance, puis quitter notre maman pour aller à la crèche, quitter la nounou pour l’école, quitter notre corps d’enfant, notre corps d’ado, perdre notre vitalité, nos cheveux, notre indépendance…  Chaque étape de notre croissance est un deuil en soi.

Heureusement, le changement est notre nature même et de ce fait, nous sommes équipés psychologiquement pour traverser ces différentes transitions. 

Cela devient un peu plus compliqué lors de la perte d’un être cher. Nous avons investi notre affection, notre amour dans l’autre. Nous projetons nos émotions, nos désirs sur l’autre aimé. Et nous perdons une part de nous-même quand il disparaît. 

Là aussi, bien que la souffrance intense nous fasse penser le contraire, nous sommes armés pour traverser la tempête du deuil.  Depuis la nuit des temps, nous sommes issus d’une succession de naissances et de morts. Les humains ont toujours perdu leurs parents, leurs enfants, leurs frères, leurs sœurs, leurs proches.  Leur expérience du deuil est inscrite dans nos gênes.

Mais notre ego ne peut se résoudre à notre finitude.  Les hommes ont toujours cherché la clé pour échapper à leur propre mort ou à la mort de l’autre. Dans ce XXIème siècle hyper technologique, nous croyons encore que nous pourrons nous épargner ce passage, cette transition éminemment douloureuse. 

Après la seconde guerre mondiale et son lot de morts, grâce aux progrès que la médecine de guerre avait apportés, la société a expulsé la mort de la vie quotidienne.  Le tissu social s’est délité, la famille a éclaté et nous nous sommes retrouvés de plus en plus seuls et démunis face à la perte de l’autre et aux bourrasques émotionnelles du deuil.

Je suis thérapeute spécialisée dans le suivi du deuil. J’accompagne les gens dans la nuit de leur deuil. Je tiens la lanterne allumée en attendant le lever du jour.  Je travaille avec la police fédérale de mon pays (la Belgique) qui m’envoie des familles dévastées par des morts violentes : suicides, meurtres, accidents de la route. Je suis aussi enseignante en soins palliatifs et je vois l’impact des morts lentes et douloureuses ou de l’euthanasie.

Bien sûr, la sagesse populaire dit que le temps arrange les choses.  Mais c’est surtout ce que l’on fait de nos émotions pendant ce temps qui permet de traverser cette épreuve avec toutes les chances de récupérer un cœur vivant, prêt à nouveau à aimer la vie.

Heureusement, il existe des outils pour nous aider à vivre au quotidien les émotions du deuil sans qu’elles nous détruisent. Les fleurs de Bach en font partie.

Découvrez dans cet article en quoi consiste exactement le travail du deuil et comment les fleurs de Bach peuvent nous y accompagner.  Ainsi, grâce à un outil tout simple à utiliser, vous pourrez traverser tous les deuils de la vie, du plus simple au plus éprouvant.

Pour rappel, les fleurs de Bach sont des solarisations de fleurs : des fleurs spécifiques exposées au soleil pendant un certain temps pour que leurs propriétés soignantes soient communiquées à l’eau qui les contient.  Cette méthode a été conçue par un médecin anglais né en 1886, le Docteur Edward Bach. Chaque fleur est destinée à apaiser un certain type d’émotion et est disponible sous forme de gouttes.

Qu’est-ce que le deuil en réalité ?

Le deuil est un processus naturel d’adaptation à la perte de quelque chose ou de quelqu’un. Comment il se fera, quand il se fera, dépend de 3 facteurs : la personnalité de l’endeuillé, les circonstances du décès et la relation que l’endeuillé entretenait avec le défunt. 

Le deuil est donc un processus qui se déroule dans le temps et qui est variable d’un individu à l’autre. Il est donc impossible de donner une date de fin à un deuil.  Impossible de répondre à la question qu’on me pose régulièrement : « Quand est-ce que je vais arrêter de souffrir ? Quand vais-je enfin aller mieux ? » 

Les étapes du deuil

Vous avez sûrement entendu dire que le deuil se compose d’étapes. De 5 à 7 suivant les écoles.  

  1. Le choc, le déni – la fuite
  2. La colère
  3. La culpabilité
  4. Le marchandage
  5. La dépression – la douleur
  6. La reconstruction
  7. L’acceptation

Cette idée d’étape induit une confusion : cela signifierait que les stades se succèdent et qu’il faudrait d’abord terminer une étape avant d’aborder l’autre.  Le deuil est soumis à la complexité humaine et c’est donc un peu plus compliqué que cela.  Arrivés au point 7, quelque chose en nous voudrait encore que ça ne soit pas arrivé.  Et dès le départ au point 1, nous savons au plus profond de nous que nous allons devoir accepter l’inéluctable.

Bien sûr, la première étape est le choc lié au décès. Mais ce choc peut très bien intervenir avant le décès, au moment de l’annonce d’une maladie ou au moment où on « comprend » que la fin est inéluctable.  Car le déni permet de ne pas entendre ce que nous ne voulons pas entendre.  Et ce choc peut provoquer différentes émotions en fonction de chacun. 

Quant au terme « acceptation », il provoque la révolte des endeuillés qui assimilent « faire le deuil » à « oublier l’autre » ou à « passer à autre chose ».

Rescue, le remède de secours (un assemblage de 5 fleurs) sera le premier remède à utiliser.  Il va permettre de rester ancré et centré pour accuser le choc, ne pas perdre le contrôle de soi et calmer l’agitation émotionnelle.

Le travail de deuil

Les canadiens, très en avance sur l’Europe dans la prise en charge du deuil, parlent plutôt de « phases du deuil » et de « travail de deuil ».

Le mot « phase » évoque plus de souplesse dans les transitions et une notion moins précise du temps.

Le terme « travail » montre qu’on peut faire quelque chose durant le deuil et implique que ce processus va nous demander de l’énergie. Or, nous avons plutôt l’impression de subir les choses : nous n’avons pas souhaité cette épreuve, il y a un responsable voire un coupable (une maladie, un chauffard, un assassin, le destin ou Dieu,…). Comment peut-il être question de se retrousser les manches et de travailler ?

Holly, le Houx permet d’adoucir ce sentiment de violence qui nous a été fait et que nous avons envie de renvoyer vers l’extérieur, vers ceux qui sont responsables directement ou indirectement de notre souffrance, y compris le défunt. Nous éviterons ainsi d’entretenir des sentiments de haine qui nous détruisent autant qu’ils détruisent les autres.

Voici donc les tâches à accomplir dans le décours du deuil. Chacune de ces tâches va être basée sur les émotions et me permettre de vous présenter quelques fleurs de Bach bien utiles pour mener ces tâches à bien.

Reconnaître la réalité de la perte

On ne parle pas ici d’acceptation. Il va bien falloir au fur et à mesure des jours que notre quotidien change. Il ne faut plus mettre la table pour elle-lui, ses objets personnels doivent prendre une nouvelle place, le lit est définitivement vide, il-elle ne rentrera plus jamais par cette porte, …  Et c’est à travers nos émotions que nous allons inscrire cette réalité.

Clematis, la clématite, est une fleur d’ancrage. Elle va nous permettre de rester en lien avec la réalité au lieu de partir dans nos rêveries, de maintenir notre attention à ce qui se vit dans l’instant pour éviter les accidents, les oublis.

Réagir à la séparation

Il s’agit d’exprimer les émotions liées au décès. Nous allons rencontrer des circonstances qui vont provoquer une quantité d’émotions différentes et intenses dans le décours du deuil.  Nous n’avons pas l’habitude de parler de notre état émotionnel. Certains sentiments et émotions sont inavouables à nos yeux :  la culpabilité, la honte, la colère, le chagrin, la joie en fonction de notre personnalité et de notre environnement social.  Les affronter une à une est un véritable travail de nettoyage intérieur.  Mais souvent, nous avons peur qu’elles nous détruisent, qu’elles nous emportent et nous tentons de les maintenir sous des couches de béton armé. Les fleurs vont diminuer leur intensité pour que nous ayons la sensation que nous sommes assez solides pour les affronter.

Pine, le Pin sylvestre, pour diminuer la culpabilité. La culpabilité est une forme de colère contre nous-mêmes : nous ne sommes pas à la hauteur de l’image que nous avions de nous. Elle nous ronge et nous empêche d’être heureux. La culpabilité est une punition que nous nous infligeons. Pine nous fait passer de cette culpabilité à la responsabilité, elle nous permet de nous pardonner à nous-mêmes. Elle peut nous aider aussi à profiter des petites bulles de bonheur qu’inévitablement la vie placera sur notre chemin, parfois même dès le jour du décès.

Star of Bethlehem, la Dame de onze heures est la fleur de la consolation. Elle nous répare en profondeur de ce chagrin présent mais aussi de tous les autres vécus depuis notre naissance et qui nous fragilisent.

Mimulus, la Mimule va nous rassurer dans les peurs diverses qui ne manqueront pas de surgir : peur du futur, peur de tomber malade, peur financières, peur de devoir vendre la maison, peur de ne plus avoir d’enfant si nous avons perdu un enfant, peur de ne pas retrouver de conjoint, peur de ne pas y arriver. Mimulus se prend pour chaque peur qui s’inscrit dans les petits points après « j’ai peur de … ».

Il y a encore Sweetchestnut pour la tension créée par l’inacceptable. On refait le passé en espérant que le pire ne soit pas arrivé. On se bat avec l’impossible.   Et Gorse lorsque le désespoir s’installe.

Revivre sa relation avec le défunt

Qui avons-nous perdu ? Qu’est-ce que l’autre venait réparer en nous ? Qu’est-ce qu’il nous apportait de ce qui nous manquait ? Quel rôle nous permettait-il d’avoir et dont son départ nous prive ?

Martine a perdu son frère. Elle est surprise par l’intensité et la durée de sa douleur. Au cours de nos rencontres, nous nous apercevons que ce frère était en réalité comme l’enfant qu’elle n’avait jamais eu.  Suite à cette prise de conscience, elle a accepté son état émotionnel, s’est autorisée à exprimer ses émotions et a légitimé son deuil.

White Chestnut, le marronnier blanc, va apaiser le mental qui se pose tant de questions, qui analyse, qui s’emballe et qui nous empêche de dormir.

Renoncer à ses liens passés et à son ancienne vision du monde. Nous devons dire au revoir à ce continent perdu que nous occupions avec l’autre.  Nous devons renoncer à un statut social, à une maison, à une image de la famille ou du couple, à des projets, au passé, à ce futur que nous avions anticipé.  

Honeysuckle, le chèvrefeuille, apaise le chagrin ressenti face à ce passé ou ce futur perdu.  Pour transformer la nostalgie en doux souvenirs.

Évoluer vers un nouvel univers sans oublier l’ancien

C’est le moment où nous acceptons qu’il y a un « avant » et un « après ». Cela ne signifie pas ranger le livre dans la bibliothèque, seulement tourner une page et recommencer un nouveau chapitre. 

Ensuite, nous serons capables de réinvestir dans de nouveaux projets, de nouvelles relations.

Pendant tout notre deuil, nous pouvons prendre Walnut, le Noyer. C’est la fleur par excellence des transitions et changements. Elle nous protège dans une coquille et nous permet de rouler sans s’attacher au passé.

D’autres fleurs de Bach peuvent également être utiles en fonction du parcours de chacun. Je n’ai présenté ici que celles que je propose le plus souvent. Et bien sûr, ces fleurs peuvent nous aider dans les plus petits deuils et pertes de la vie courante et de notre évolution.

En tentant d’ignorer nos émotions, nous risquons de nous retrouver amers-amères, aigri.e.s, tristes, désespéré.e.s, sans capacité à aimer de nouveau.

N’hésitons donc pas à utiliser la Nature sous toutes ses formes pour pouvoir oser affronter ces émotions violentes liées au processus de deuil.

Crédit photo : sabri ismail sur Pixabay

Marie-Noël Damas

Marie-Noël Damas

Marie-Noël Damas est une épouse comblée, maman de 4 grands enfants et grand-mère de 6 petits-enfants.

Née un soir de Noël, elle a choisi la mission de porter l’espoir et la joie dans le quotidien d’un maximum de personnes. Intriguée par le fonctionnement de l’être humain, elle s’intéresse à l’amélioration de la santé globale.

C’est tout naturellement qu’elle adopte les thérapies naturelles énergétiques comme l’EFT et les Fleurs de Bach dont elle se fait le porte-parole à travers des conférences et des formations disponibles sur Internet.

Marie-Noël est aussi psychothérapeute, auteur de livres de développement personnel, formatrice, et conférencière :
Livre : "Soignez votre corps, guérir vos émotions : message des fleurs de Bach"
Formations : Formation basique aux Fleurs de Bach, "Débarrassez-vous du stress"

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