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Carole Aliya
Le silence veut-il dire consentement ?
Carole AliyaLe silence veut-il dire consentement ?
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Qu’est-ce que le consentement ?

Le consentement est si précieux, et pourtant, quelques fois, nous nous demandons comment nous avons pu nous en dispenser. Il est l’ami inséparable du discernement. Ils sont protections. Mais quand le discernement est passé aux oubliettes, nous pouvons nous laisser emporter dans des aventures qui ne nous correspondent pas. Nous n’avions pas vraiment validé, ni pris le temps de méditer. 

Le consentement est une validation entre nous et toutes nos dimensions. Il est un outil important. Le discernement nous prévient d’un danger et avec le consentement, nous entrons en mouvement, validons et exécutons la voie choisie en toute conscience. Nous sommes dans une écoute intime, validant la direction.

Ce consentement est un enjeu pour les personnes malveillantes qui peuvent tenter symboliquement ou physiquement de nous forcer à aller dans leurs chaînes. L’attraction, le pouvoir, la propriété sur autrui sont des attitudes du dominant. Il est celui qui souhaite posséder ce qu’il n’a pas : la pureté et la puissance intérieure. Immature, il ira mettre en phase son but, jusqu’à ce que notre système de validation et évidemment notre consentement soit absout. La perversité qui habite les dominants est indéniable.

À l’heure où les dévoilements se révèlent, notamment depuis les derniers césars avec la polémique du réalisateur R. Polanski, primé pour son œuvre, nous pouvons nous demander ce qui se joue réellement dans ces frasques sordides. Jurée aux assises, je me rappelle de faits avérés et confirmés, complètement atroces. 

Est-ce que les voleurs-pilleurs d’un corps, d’une âme et au-delà ne reconnaissent pas les faits pour se protéger, parce qu’ils sont innocents ou parce ce qu’ils croient véritablement que l’être abusé était consentant ? 

Le silence est-il consentement ?

Ont-ils attendu le consentement ? L’ont-ils cru s’arrangeant avec leur conscience ? Ont-ils entendu un quelconque acquiescement ? Ou leur jouet, un être humain, est-il resté dans le silence, pressentant l’événement affolant et dramatique, pouvant leur donner l’impression – dont ils auraient aisément profité – d’un laisser-faire, d’un laissé-ouvert de sa victime ? Évidemment, le silence n’est absolument pas un consentement. Le vrai consentement est un oui véridique, médité au préalable et prononcé ouvertement. Dans les faits, il est peu probable qu’un accord ou un désaccord puisse être prononcé, même hélas et surtout dans le cas d’un non-consentement où nous pourrions imaginer une victime crier, hurler. Les thrillers peuvent nous le faire croire. Mais la réalité est bien différente.

Et si le silence était l’élément déclencheur au point où ces personnes maltraitantes, sournoises, l’utilisent pour s’adonner à leurs fantasmes les plus malsains en dérogeant à leur conscience ? N’est-il pas incroyable qu’un criminel puisse être persuadé qu’il soit innocent et que sa victime fut consentante ?! La proie déjà captive sans avoir été touchée, sans avoir pu prononcer un seul mot, sans avoir crié, sans avoir refusé, ni prononcé ouvertement un Non, se laisse faire sans repousser. Elle est alors déjà tellement mortifiée, dans une cage intérieure. Un serpent, dans sa complaisance, calculateur, satisfait de lui et de son fantasme qu’il va assouvir au-delà de toute humanité est dans une totale immaturité, contraignant à l’immoralité. Il est esclave de ses pulsions et de sa perversité.

La confusion de l’abuseur 

Il choisira la plupart du temps des êtres d’une certaine pureté, tout ce qu’il ne peut atteindre, à moins qu’il abandonne son schéma de dominant, surinvestissement de l’ego. Tout être sain essaye de se détacher de son individualité, pour laisser briller son âme.

Il est prisonnier de sa cruauté et de sa tyrannie. Il est incapacité de se relier à sa bonté divine, ni à son être profond, malgré ses croyances et son développement d’ego. Il en est encore au stade oral. Infantilisant et infantilisé, tout n’étant que jouet pour lui, personnage complexe, dans une posture professionnelle pouvant être élevée. Il est dans une quête de l’innocence pour mieux en abuser et la pervertir. Ne pouvant la vivre et ni contacter l’authentique pureté, la fraîcheur, la joie éternelle, la jalousant, il préfère la salir pour la rabaisser en la dominant de manière archaïque, tentant de la mettre en esclavage et de la faire taire. Aucun être ne devrait se laisser abimer par une noirceur extérieure. Elle ne l’habite pas. Tout le défi est de préserver notre joyau, notre lumière, notre âme et notre écrin. Tout ceci est inattaquable. 

J’ai aussi abordé d’autres éléments clés dans mon dernier livre sur le Couple Sacré & les Amessœurs afin d’informer des mécanismes des prédateurs, pour nous libérer et nous offrir la vraie Vie.

Des blessures ancrées dans l’inconscient collectif des femmes

Fin février, j’ai découvert une chanson écrite spécialement pour Adèle Haenel et pour toutes les femmes : « Lâche pas Adèle ». Elle est très poignante et j’ai d’ailleurs déjà rédigé un article à ce propos sur mon blog dédié à la guérison, au couple, aux femmes, aux hommes : Du prix du silence à la libération de la parole, libération de l’horreur : Adèle Haenel. Nous sommes toutes porteuses de cette mémoire dans l’inconscient collectif. Tellement de femmes sont encore bafouées, maltraitées. Nous portons en nous des agressions toujours destructrices. Que nous les ayons nommées ou pas, cachées à notre famille ou dévoilée, les cicatrices semblent être toujours présentes. Certaines en sont mortes, éteintes à petit feu, jamais vraiment remises de cette douleur lancinante et finalement innommable. Bien sûr officiellement, les décès peuvent être dus à des cancers ou d’autres maladies… mais leurs origines ont pu prendre sources dans ces traumas non résolus.

Et s’il y avait un espoir ? Et s’il y avait un espace où nous pourrions nous retrouver ?

Ni victime, ni blessée, ni traumatisée ! Et libre !

Vers la transcendance et la renaissance

Alors existe-t-il une solution ? La guérison n’est qu’une étape. La seconde est la transcendance. Aucun être n’est prisonnier de celui qui l’a touché sournoisement, brutalement, violemment. Celui qui est libre reste libre. Aucun acte de malveillance ne balaye notre pureté. Nous sommes libres et peu importe la confusion et l’état d’enfermement et d’esclavage de l’abuseur. 

Au-delà, méconnue, une troisième porte ou la première porte vers une autre dimension du réel. Le phœnix peut permettre de basculer sur un autre plan, de retrouver sa virginité, sa pureté, jamais perdue, préservée entièrement. Elle n’a jamais été entachée. Elle est présente, inscrite en nous, peu importent les attaques extérieures, celles faites à notre corps, à notre être.

Le phœnix est là, de tout temps, patient, pour que notre métamorphose s’ouvre, se réalise en un battement d’ailes, en un souffle de vent et que nous nous déployons. Nous laissons au passé violence et bourreau. Nous entrons dans une nouvelle union, la voie retrouvée de tous les possibles pour notre nouvelle vie où nous sommes complètement lavé.es et où le terrorisme n’existe plus. Nous entrons dans une spirale infinie et merveilleuse. Là se trouve une puissance incommensurable. Elle laisse sur le tapis tous les dominants. Notre poids s’est complètement allégé et notre créativité est en pleine effervescence. Nous nous retrouvons dans un chantier incroyable, doux, brûlant d’amour.

Le respect, la dignité, la joie, l’émerveillement sont installés. Nous nous tournons vers la lumière et les ténèbres s’éloignent d’elles-mêmes. 

Crédit photo : philm1310 sur Pixabay


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Carole Aliya

Carole Aliya

Auteur de plusieurs ouvrages sur le couple sacré, les âmes-sœurs, l’union du féminin & du masculin, les transformations intérieures, les libérations, le féminin sacré & Marie Madeleine et aussi des livres de méditations pour ensemencer la guérison, nous élever, entrer dans la dimension alchimique des mots.
Créatrice des essences de vie Myriam, élixirs floraux, de cristaux et essences d’arbres, liés au féminin sacré & à Marie Madeleine
Rédactrice d’un blog sur la guérison, le couple, les inspirations du moment...
Rencontres-dédicaces avec l’écrivain, voir l’agenda sur le site

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