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« La nature est la manifestation visible de Dieu » nous rappelle Amma[1].

Et en effet, vivre en accord avec la nature est à mon sens une des grandes clés pour notre évolution spirituelle.
Nous vivons dans une société où « contrôle » semble être le mot clé à adopter pour apparaître performants, productifs et fiables. À l’opposé,  la nature, avec ses cycles jamais identiques et son invitation à suivre le flux, nous enseigne à lâcher le contrôle et faire confiance.

Depuis quelques années, mon travail de recherche personnelle d’abord et professionnelle ensuite, s’est porté sur l’importance fondamentale d’honorer les cycles.
Le cycle du soleil, qui se reflète sur la Terre avec les quatre saisons. Le cycle lunaire avec son influence si puissante sur notre métabolisme et sur nos émotions. Et pour nous les femmes, évidemment notre cycle menstruel, miroir intime des rythmes solaires et lunaires.

Selon la sensibilité personnelle, ces influences seront plus ou moins ressenties, comprises et célébrées.
Dans nos pays occidentaux et à notre époque, nombreux sont ceux qui ne savent pas dans quelle phase lunaire nous nous trouvons et qui ne connaissent pas l’impact que ces phases ont sur notre corps.
Il en est de même pour le cycle menstruel, qui est souvent ignoré quand tout va bien ou mis à taire par des méthodes chimiques quand il devient encombrant.  Peu de femmes connaissent son influence sur notre métabolisme, les émotions et la psyché.
Il existe un cycle qui néanmoins est plus difficile d’ignorer : celui des saisons.

Vivre selon les saisons

Bien sûr, nous sommes loin du temps où le travail et l’organisation familiale et sociale étaient rythmées par les saisons. Ces époques où l’on travaillait dur le printemps et l’été, quand la nature se réveillait et qu’elle produisait en abondance, alors que l’automne et l’hiver, après avoir récolté, transformé et stocké les produits, hommes et femmes se retiraient à l’intérieur des maisons, réparaient les outils et attendaient le réveil printanier.
Cette époque où l’on dormait beaucoup l’hiver et moins l’été, selon les heures de lumière du soleil et où on mangeait en grande partie les produits de saison, les moyens de conservation étant bien moins performants qu’à notre époque.

Aujourd’hui nous pouvons en effet travailler le même nombre d’heures toute l’année – et même paradoxalement nous prenons des vacances l’été quand nous sommes plus en forme et travaillons dur l’hiver alors que notre corps a le plus besoin de repos pour faire face au froid et au manque de lumière. Nous pouvons manger des tomates et des fraises en hiver grâce à des moyens de production, transport et conservation qui rendent cela possible.
Nous pouvons nous habiller avec des habits légers lors des saisons froides grâce au chauffage.
Mais nous ne pouvons pas encore changer complètement l’influence que les saisons ont sur nous.
En hiver, pour le moment il fait encore froid et il pleut !

Malgré toutes les tentatives de dominer la nature pour qu’elle soit de moins en moins une contrainte, nos corps sont encore influencés par les rythmes de la Terre.
Ne vous sentez-vous pas beaucoup plus en forme l’été ou le printemps dès que les rayons de soleil pointent leur nez ?
N’avez-vous pas envie de vous blottir dans une couverture bien au chaud chez vous, sans rien faire, juste vous reposer et prendre soin de vous alors que la saison froide s’annonce ?

Vivre ces rythmes non linéaires de la nature nous aide à mieux accepter les nôtres au lieu de vouloir être ou paraître en forme et performant de la même façon tout au long de l’année.

Si vous êtes une femme qui a son cycle, cela a un écho encore plus profond : vous vivez les quatre saisons chaque mois par le biais de votre cycle menstruel, qui est quant à lui très en lien avec le cycle lunaire. Accueillir les saisons de la terre en vous favorisera l’émergence d’une nouvelle conscience de votre cycle également : vous vous autoriserez davantage à vous accorder du repos pendant vos règles, l’hiver du cycle, à mettre vos rêves en matière pendant la phase pré-ovulatoire, qui représente le printemps, à rayonner votre beauté et sensualité pendant l’ovulation, notre été, et à recentrer vos priorités sur vous-même en affirmant vos besoins pendant la phase prémenstruelle, l’automne du cycle.

Quels impacts cela a sur notre chemin d’éveil ?

Tout simplement, nous apprenons à respecter les vrais besoins de notre corps.

À reconnaître ce dont celui-ci a réellement besoin et, très humblement, y répondre. Même si une salade estivale est sûrement plus sexy que des poireaux et navets, c’est bien de ces derniers que notre corps a besoin en hiver.
Cela nous remet à notre juste place en tant qu’humains.
Non plus maîtres de l’univers qui modifient les cultures pour manger les fameuses fraises en hiver, mais part du tout, élément parmi d’autres éléments dans cette harmonie de perfection qu’est le Cosmos.
Nous faisons ainsi  preuve d’acceptation, d’accueil de ce qui est. Voici d’ailleurs pourquoi je propose cet outil indispensable, le travail avec les cycles, dans le cheminement vers le Féminin Sacré.
Nous apprenons la fluidité, la justesse de suivre le flux de la vie. Ne pas modeler la nature à notre guise (nous en connaissons maintenant les impacts dévastateurs que cela a sur la Terre et sur notre santé), mais nous adapter à la nature elle-même. Y a-t-il un autre chemin possible après tout ?

Une fois que nous avons expérimenté ces enseignements en nous, ils seront inscrits dans nos cellules et leur sagesse nous guidera dans toutes les situations de notre vie.
Une période difficile n’est-elle pas juste un hiver dans notre vie, où il fait froid et sombre, l’envie de faire moins présente et le besoin de recueil sur soi fondamental ?
Si année après année nous avons su traverser l’hiver en l’accueillant tel qu’il est, si le nuits de lune noire ne nous font pas plus peur que les autres, si notre période menstruelle est accueillie avec autant d’amour que les autres moments du cycle, nous traverserons nos périodes sombres, difficiles, avec la même confiance que le printemps arrive toujours, tôt ou tard, après la saison froide.

Comment l’alimentation vient recréer ce lien ?

L’alimentation est de nos jours un des rares liens que nous avons avec la nature.

Vous pouvez habiter dans une région très urbanisée. Ne pas avoir de jardin ni de plantes sur votre balcon ou à l’intérieur. Travailler dans un bureau avec climatisation et éclairage artificiel. Faire du sport dans une salle.
Mais vous mangez encore des produits qui viennent de la nature.
Même si je me pose quand même la question : peut-on encore parler de nature avec des animaux élevés en batterie sans jamais voir la lumière du soleil pour maîtriser jusqu’au bout leur métabolisme et cycle de croissance ou bien avec des plantes qui poussent sous serre dans des bacs d’eau riches en nutriments et n’ont jamais vu la terre ?

Quoi qu’il en soit, de nos jours l’alimentation reste encore donc un des seuls aspects de nos vies qui nous ramènent à  la nature.
Elle est donc un élément clé pour pouvoir retrouver ce lien que nous portons dans nos cellules.

Manger des fruits et légumes de saison est tout naturellement le premier pas. Le but étant petit à petit d’apprendre à sentir l’effet que leurs énergies ont sur notre corps.

S’apercevoir que les fruits et légumes d’été par exemple, gorgés d’eau, très rafraîchissants, portent une énergie douce et apaisante, qui va balancer le feu estival, associé à la grande chaleur, la lumière, l’énergie de mouvement et action. Les mêmes fruits et légumes mangés en hiver iraient nous refroidir et faire baisser beaucoup trop notre énergie vitale.

Alors que les légumes d’hiver, plutôt des légumes racines, riches en nutriments, denses, portent en eux une énergie d’ancrage, qui nous fait descendre dans nos profondeurs, dans nos racines nous aussi. Cette énergie nous donne force et nous soutient dans une saison où la baisse de lumière et le froid nous rendent plutôt fatigués.

Au printemps, les plantes spontanées qui poussent partout et à grande vitesse dans la nature, les jeunes poussent, les feuilles vertes nous permettent de libérer les toxines et nous rechargent de nutriments après la pause hivernale. Les plantes amères dynamisent notre foie pour qu’il nous soutienne dans notre énergie d’action.

Et à l’automne, châtaignes, potimarrons, poires, pommes et raisins entre autres viennent apporter douceur et présence, comme un dernier souffle de la plénitude d’été, à une saison qui peut par moment être rude, avec ses grandes tempêtes, la chute de la lumière et des températures.

Une fois apprivoisés les fruits et légumes, vous commencerez à sentir que les différentes céréales ont également une énergie qui s’adapte davantage à une saison qu’à une autre : le sarrasin très nutritif et l’avoine très énergétisante réconfortent et réchauffent bien l’hiver alors que le maïs et le millet, digestes et rafraîchissants seront plutôt indiqués pour la saison chaude (ils sont d’ailleurs produits et consommés dans des pays chauds).

Les produits laitiers, si vous en consommez, suivent aussi un cycle. La ferme où je m’approvisionne en fromage de chèvre n’est ouverte que du mois de mars à mi-novembre, pour respecter les naissances des petits chevreaux. Et ça tombe parfaitement bien ! L’hiver notre capacité à digérer des matières grasses comme les laitages est moindre et le fait d’en manger nous affaiblit et nous rend plus vulnérables aux affections ORL.

Les modes de cuisson et les assaisonnements sont importants aussi ! À l’automne et à l’hiver vous aurez certainement davantage envie d’une potée de légumes bien chaude, relevée d’épices, alors qu’au printemps les légumes vapeur s’imposent tout comme les salades de crudités en été.

Transformez votre vie

En conclusion, adopter ce style de vie cyclique, qui est simplement très naturel quand on accepte de lâcher les habitudes 😉 apportera de nombreuses transformations dans votre vie.

  1. Votre corps se portera bien mieux ! Étant nourri selon ses besoins, il aura un regain d’énergie vitale, de santé, vous serez en pleine forme. Et cela n’a pas de prix !
  1. Votre esprit sera aussi beaucoup plus clair et apaisé, car comme disaient nos ancêtres « Mens sana in corpore sano », c’est-à-dire « un esprit sain dans un corps sain ». Et cela vous permettra d’aller plus loin sur votre chemin d’éveil (cf. mon article «  L’alimentation une clé vers la pleine conscience ? » pour plus de détails entre l’alimentation et les émotions).
  2. Vous vous sentirez absolument en lien avec la nature, les plantes, les animaux.
    Et quel plus beau cadeau que ce merveilleux sentiment d’unité ?

[1] Mata Amritanandamayi  « Ce qu’Amma dit au monde – Enseignements d’une sage d’aujourd’hui », Ed. Points


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Serena Zigrino

Serena Zigrino

Passionnée depuis l'enfance de nature et de la magie qui l'entoure, j'accompagne aujourd'hui les femmes vers leur santé et l'éveil de leur féminin.

Après un diplôme d'ingénieur et dix ans en entreprise, la naissance de mes enfants marque un tournant dans ma vie.

Je pars vivre à la campagne et me forme à de nombreuses techniques de bien-être (Naturopathie, Bioénergie chamanique, Phytothérapie énergétique pour la femme, Aromathérapie, REI / EFT, Mentoring du cycle menstruel, Soins énergétiques du Féminin Sacré, Réflexologie)

En parallèle, je parcours un chemin thérapeutique et de recherche personnelle autour du lien à la nature, de la femme et du féminin sacré. Je découvre la médecine ancestrale des femmes et la joie de me sentir en lien avec mon féminin et la nature.

En 2011 je crée Arbre de Lune pour pouvoir accompagner d'autres femmes sur ce chemin.

Je suis la co-auteure du livre « Rituels de femmes pour explorer les secrets du cycle féminin » ed. Le Courrier du Livre - Trédaniel (2018).

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