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Tout pourrait commencer comme dans la chanson L'île Aux Mimosas de Barbara :

Il y a si peu de temps,
Entre vivre et mourir,
Qu'il faudrait bien pourtant,
S'arrêter de courir,

Toi que j'ai souvent cherché,
À travers d'autres regards,
Et si l'on s'était trouvés,
Et qu'il ne soit pas trop tard,
Pour le temps qui me reste à vivre,

Stopperais-tu ta vie ivre,
Pour pouvoir vivre avec moi,
Sur ton île aux mimosas,
Et comme deux chevaux,

Courant dans la prairie,
Et comme deux oiseaux,
Volant vers l'infini,
Et comme deux ruisseaux,

Cherchant le même lit,
Nous irions dans le temps,
Droits comme des roseaux,
Quand sous le poids des ans,

Nous courberions le dos,
Ce serait pour mieux boire,
Ensemble à la même eau,

Et si tu m'avais cherchée,
De soir en soir, de bar en bar,
Imagine que tu m'aies trouvée,
Et qu'il ne soit pas trop tard,

Pour le temps qu'il me reste à vivre,
J'amarrerais mon piano ivre,
Pour pouvoir vivre avec toi,
Sur ton île aux mimosas,

Nous aurions la fierté,
Des tours de cathédrales,
Et nous serions plus près,
Du ciel et des étoiles,

Nous saurions le secret,
Des aurores boréales,
Il y a si peu de temps,
Entre vivre et mourir,

Qu'il faudrait bien pourtant,
S'arrêter de courir,
Et prendre un peu de temps,
De voir les fleurs s'ouvrir,
De voir les fleurs s'ouvrir,

Toi que j'ai souvent cherché,
À travers d'autres regards,
Et si l'on s'était trouvés,
Et qu'il ne soit pas trop tard...

Barbara

Les hommes se perdent parfois en conjectures, parfois ils oublient leurs âmes, ils s'éloignent de temps en temps d’eux-mêmes, ils attendent comme une sorte de miracle qui les mettraient en contact avec les bonnes personnes, au bon moment, ils souhaitent, veulent, exigent, mais ne font rien. Ils procrastinent avec leur vie, ils se vident de leur présence, sans être à eux, sans être aux autres, comme remplacés par leur image.

Dans l'expectative de leur bonheur, comme un dû, ils s'attendent à être gratifiés sans jamais avoir souri, sans jamais avoir fait le premier pas.

Et je fais un pas.
Je fais un pas.
Je fais un pas.

Je décide de chaque pas qui dorénavant sera le premier, sans cesse, car il contient à lui seul toutes les promesses, tous les autres pas, il contient l'information toute entière et l'énergie de tous les mouvements à venir.

Un pas après un autre pas, un grand pas, puis un arrêt, je marche vers l'autre, peut-être devrais-je dire l’autre partie de moi que je souhaite tant reconnaître, découvrir.

J'ai peur car je ne sais ce que je vais trouver, retrouver, encore un pas, je connais ce sourire, je l’ai vu sur d'autres visages qui étaient les miens, je l'ai senti me rassurer, me consoler et puis les lèvres formulaient les vœux pour que les battements de mon cœur se posent. Les yeux que j'avais dans mon souvenir eux aussi souriaient, dessinant de délicates pattes d'oie sur leurs côtés, ils plissaient et soulevaient avec une tendresse incroyable les pommettes saillantes, alors je te reconnais....

Tu es la personne la plus importante au monde, notre lien fût créé bien avant nous, je t'ai tant cherché, longtemps j’ai erré en criant ton nom, tu étais là, mais je n'étais pas prêt à te voir, je ne sentais pas l'immensité en ta présence.

Ma vie a basculé, j'ai traversé tant d'épreuves, et j'ai ressenti soudain que toutes mes recherches étaient vaines, que je devais te reconnaître pour pouvoir te rencontrer, je devais tout d'abord t’aimer avant de te voir, m’aimer avant de te sourire, je devais aller vers moi avant d'aller vers toi.

Un matin je me suis persuadé de t'avoir rencontré, il y avait bien quelqu'un face à moi, mais cela semblait impossible, improbable, il y avait bien la beauté, la grâce, mais une toute autre présence, une énergie dont j'avais alors si peur, je t'ai pourtant reconnue, comme indispensable et c'était vrai.

Puis il y eut la grâce, celle de savoir, celle de deviner et d'entendre le côté éphémère de notre union, mais la joie de l'éternité de nos liens d'âme à âme.

Un ouragan s'abattait sur mes jours, et je ne voyais pas pourquoi, inconscience, volonté de maîtriser ces temps, tout fut prétexte à esquiver la réalité.

Je devais aller encore plus loin pour savoir ce qu'est une rencontre, sans me perdre, sans me nier, laisser tous les possibles devenir.

 

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Igor Ochmiansky

Igor Ochmiansky

Redonner à l'humain la priorité, révéler le meilleur, ouvrir la fenêtre de l'imaginaire, pour que le sensible ne soit pas que du beau, offrir les images du coeur.

C'est autant d'envies qui font de mon travail, une passion, longtemps enfermé dans la pratique voici que l'envie de l'esthétique ouvre sur d'autres façons de travailler et de voir dans le regard des autres.

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