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Me voilà à écrire les mots qui voudront bien venir, qu’ils fassent comme il leur plaît en ce mois de mai !

J’imagine que comme moi, vous avez déjà fait l’expérience d’une lecture qui vient révéler les mots qu’on portait déjà en nous, les idées qui sommeillaient et n’attendaient qu’un élément extérieur pour prendre vie.

Nous cherchons souvent dans les mots des autres la confirmation de ce que nous pensons…

Cette quête nous perd parfois dans ce qu’on nomme les biais cognitifs venant confirmer nos croyances et raisonnements. Il est toujours plus rassurant de nous voir confortés dans nos schémas de pensées et fonctionnements que d’être perturbés par ce qui viendrait remettre en question nos plus intimes certitudes.

Voilà comment le mental se gargarise dans son petit bocal rempli de pensées analogues à celles qu’il a déjà intégrées, tournant en rond comme un poisson ressassant les mêmes pensées en boucle.

L’écho des mots

Une autre facette de notre quête des mots est la suivante : nous cherchons dans les mots des autres l’écho de notre propre voix intérieure, dénuée de toute volonté de briller. Cette fois-ci, la démarche révèle simplement le besoin naturel de savoir que d’autres ont fait le chemin avant nous. Les doutes, les choix difficiles, les phases d’apparente stagnation, sont autant d’occasions de se nourrir de l’écho des autres voies afin de repartir confiant sur notre propre route. Ce sont ces périodes où notre langage intérieur n’a pas disparu pour autant : simplement nous avons plus de mal à lui faire confiance, parce que malgré nous nous l’étouffons au lieu de nous laisser aller à son écoute complète.

Il n’est pas facile de trouver et faire entendre son propre langage tant nous avons grandi recouverts de couches polissées par des normes aseptisantes. Pourtant nous portons toujours en nous, à tout instant, ces messages intérieurs que notre âme est venue délivrer au monde. Ces paroles qui nous tiennent à cœur sont celles qui nous font tant vibrer quand on les reconnaît dans les mots des autres.

Il ne s’agit alors plus de chercher si cela est vrai ou faux, si cela nous donne raison ou tort : cela sonne juste en nous, cela nous fait du bien non pas pour redorer le blason du savoir, ni même pour nous procurer un bien-être superficiel et éphémère.  Ces mots nous font aller de l’avant parce qu’ils ont touché en nous une part qui demandait à s’exprimer au grand jour et n’osait pas encore. Ils nous font littéralement vibrer parce qu’ils nous autorisent à les dire nous aussi, à les vivre surtout. Les mots des autres nous touchent quand ils font déjà partie de nous et réclament leur pleine incarnation.

 

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Marion Dorval

Je m’appelle Marion, je suis une artiste-auteure hybride qui n’aime pas trop se définir….

J’aime dire que j’habille les mots et danse les sons, grâce à la poésie, au chant et aux tissus.

Après un parcours professionnel jalonné de plusieurs reconversions, je suis finalement retournée à ce qui me passionne depuis toute petite : le langage - sous toutes ses formes: voix parlée, chantée, écrite, mouvements et gestes. C’est ainsi que j’ai créé Mémovoix. C’est une approche holistique et créatrice et c’est aussi mon chemin, pour libérer sa voix.e et oser être soi. Une pratique vivante et évolutive, à travers laquelle nous pouvons créer un pont harmonieux entre notre monde intérieur et celui des autres, grâce à cet incroyable canal qu’est la voix. Ce qui m’anime est l’exploration joyeuse du sensible pour nous relier à nous-mêmes et donc aux autres, l’expression libre et consciente de notre singularité pour nous sentir unifiés et connectés au Tout.

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