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C’est tout bête mais ça vous tombe dessus souvent sans prévenir. Quoique si, ça vous a prévenu depuis pas mal de temps mais vous n’avez pas bien tout compris.

Il y a des moments où vous n’avez pas choisi le moment.

Il y a des jours où vous avez envie d’être ailleurs.

Il y a des heures qui traînent, s’allongent à n’en plus finir.

Il y a des larmes qui n’en finissent pas de couler.

Il y a des gouffres où vous n’arrêtez pas de descendre.

Il y a cette souffrance qui se manifeste, là, sans que vous n’ayez rien demandé. Une souffrance qui vous prend les tripes, vous angoisse le corps et vient vous signifier que là, plus rien ne tient.

Mais jusqu’où l’effondrement va-t-il aller ?

C’est souvent ce que l’on se demande quand on est au creux de la vague.

Quand tout s’effondre, vous avez envie de tout lâcher. Ce n’est pas vous qui lâchez quoi que ce soit. C’est un sentiment de perte qui émerge et qui ne vous quitte pas. Il vous malmène dans tous les sens au point de vous donner le tournis et il vous stoppe dans votre élan.

Oui, vous aviez cru être dans la bonne direction ou bien vous aviez cru faire les bons choix. Vous aviez envie de mettre des projets en place, de rencontrer de nouvelles personnes, de sortir de chez vous et d’aller voir ailleurs ce qui se passe. Pourtant, ce sentiment de perte vient vous couper l’herbe sous les pieds et vous oblige à ne plus bouger, ne plus penser et à rendre les armes.

« Pourquoi batailles-tu ?  » vient-il nous dire. « Que cherches-tu ? Sais-tu où tu veux aller vraiment ? Es-tu au bon endroit ? Avec les bonnes personnes ? Est-ce le bon moment ? Qu’est-ce qui te fait souffrir ? ».

Il vous lessive et vous essore au point que vous avez l’impression d’être un vieux chiffon et vous ne pouvez plus répondre. Parce qu’à ce moment-là, il n’y a que des questions, il n’y a plus de réponses. C’est le vide absolu. Un vide qui fait peur parce que l’on perd le contrôle là où l’on croyait être sûr(e) de soi.

Ce temps de tempête, on a envie de le fuir, de ne pas en entendre parler. On peut prendre des médicaments, dormir à n’en plus finir, s’agiter dans une frénésie de sport, de danse, de musique. On a envie d’éviter cette souffrance qui n’en finit pas et qui, pour beaucoup de gens, ne rime à rien.

Pourtant, cette souffrance est bien le symptôme de quelque chose. Elle vient nous dire de regarder ce qui ne va pas et elle va se manifester aussi souvent que nécessaire et plus fortement si on la fuit.

Alors, quand tout s’effondre, plongez dans votre souffrance et ne l’ignorez pas. Ce signal est un message que votre corps et votre cœur vous envoient pour réaligner ce qui doit l’être. Elle charrie des émotions que vous refoulez depuis longtemps comme la colère, la tristesse ou l’envie.

J’ai vécu beaucoup d’effondrements. Ils ont toujours été là pour m’inviter à des deuils ou à revoir le sens des choses, de la vie, les directions à prendre, à laisser tomber, les relations à quitter, les projets à reprendre autrement. Je le vis encore en ce moment mais je sais.

Je sais que ça ne va pas durer sans savoir combien de temps cela va prendre. Je ne contrôle plus, je ne maîtrise rien, je laisse faire le processus de mort et de renaissance.

Car c’est bien une fin qui s’annonce lorsque vous vivez cela. Alors, comment traverser au mieux la tempête ?

 

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Patricia Voisin

Patricia Voisin

Médium de naissance, je ne me donne pas de titres. Ils m’enferment et j’ai compris au fil du temps que je n’avais pas à donner une forme à ce qui n’en a pas. C’est le fond qui est important. Tantôt messagère, relieuse ou dans le soin , je m’autorise donc à respirer à mon rythme, avec humilité et simplicité.
Mon corps est un formidable partenaire et nous avançons ensemble dans cette vie, sur ce chemin de réconciliation et d’apaisement, pour moi, pour les autres et pour tout ce qui m’environne.

Je vous le souhaite aussi. De tout cœur.

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