fbpx

C’est tout bête mais ça vous tombe dessus souvent sans prévenir. Quoique si, ça vous a prévenu depuis pas mal de temps mais vous n’avez pas bien tout compris.

Il y a des moments où vous n’avez pas choisi le moment.

Il y a des jours où vous avez envie d’être ailleurs.

Il y a des heures qui traînent, s’allongent à n’en plus finir.

Il y a des larmes qui n’en finissent pas de couler.

Il y a des gouffres où vous n’arrêtez pas de descendre.

Il y a cette souffrance qui se manifeste, là, sans que vous n’ayez rien demandé. Une souffrance qui vous prend les tripes, vous angoisse le corps et vient vous signifier que là, plus rien ne tient.

Mais jusqu’où l’effondrement va-t-il aller ?

C’est souvent ce que l’on se demande quand on est au creux de la vague.

Quand tout s’effondre, vous avez envie de tout lâcher. Ce n’est pas vous qui lâchez quoi que ce soit. C’est un sentiment de perte qui émerge et qui ne vous quitte pas. Il vous malmène dans tous les sens au point de vous donner le tournis et il vous stoppe dans votre élan.

Oui, vous aviez cru être dans la bonne direction ou bien vous aviez cru faire les bons choix. Vous aviez envie de mettre des projets en place, de rencontrer de nouvelles personnes, de sortir de chez vous et d’aller voir ailleurs ce qui se passe. Pourtant, ce sentiment de perte vient vous couper l’herbe sous les pieds et vous oblige à ne plus bouger, ne plus penser et à rendre les armes.

« Pourquoi batailles-tu ?  » vient-il nous dire. « Que cherches-tu ? Sais-tu où tu veux aller vraiment ? Es-tu au bon endroit ? Avec les bonnes personnes ? Est-ce le bon moment ? Qu’est-ce qui te fait souffrir ? ».

Il vous lessive et vous essore au point que vous avez l’impression d’être un vieux chiffon et vous ne pouvez plus répondre. Parce qu’à ce moment-là, il n’y a que des questions, il n’y a plus de réponses. C’est le vide absolu. Un vide qui fait peur parce que l’on perd le contrôle là où l’on croyait être sûr(e) de soi.

Ce temps de tempête, on a envie de le fuir, de ne pas en entendre parler. On peut prendre des médicaments, dormir à n’en plus finir, s’agiter dans une frénésie de sport, de danse, de musique. On a envie d’éviter cette souffrance qui n’en finit pas et qui, pour beaucoup de gens, ne rime à rien.

Pourtant, cette souffrance est bien le symptôme de quelque chose. Elle vient nous dire de regarder ce qui ne va pas et elle va se manifester aussi souvent que nécessaire et plus fortement si on la fuit.

Alors, quand tout s’effondre, plongez dans votre souffrance et ne l’ignorez pas. Ce signal est un message que votre corps et votre cœur vous envoient pour réaligner ce qui doit l’être. Elle charrie des émotions que vous refoulez depuis longtemps comme la colère, la tristesse ou l’envie.

J’ai vécu beaucoup d’effondrements. Ils ont toujours été là pour m’inviter à des deuils ou à revoir le sens des choses, de la vie, les directions à prendre, à laisser tomber, les relations à quitter, les projets à reprendre autrement. Je le vis encore en ce moment mais je sais.

Je sais que ça ne va pas durer sans savoir combien de temps cela va prendre. Je ne contrôle plus, je ne maîtrise rien, je laisse faire le processus de mort et de renaissance.

Car c’est bien une fin qui s’annonce lorsque vous vivez cela. Alors, comment traverser au mieux la tempête ?

 

La suite de l'article ainsi que l'écoute audio sont réservées aux abonnés

Découvrez la formule d'abonnement qui vous convient
(au trimestre ou à l'année, en digital et/ou en papier)

 

Patricia Voisin

Patricia Voisin

Je suis une femme qui a vécu plusieurs vies et qui continue un chemin entrepris à l’âge de 33 ans, lorsque la vie m’a montré qu’il était temps pour moi de changer de voie.
Enfant hypersensible, connectée à la nature et à l’invisible, j’ai oublié ma propre nature pour ne déranger personne.

Mon corps m’a secoué à mon adolescence au travers d’une pleurésie et d’abcès aux poumons. C’est un magnétiseur qui m’en a sortie. Un signe déjà là auquel je n’ai pas fait attention.

J’ai pris une voie classique, celle du mariage et de la maternité. Tout ce beau monde bien ficelé a volé en éclats à mes 33 ans. A force de sentir que je mourrais à petits feux, mon corps a à nouveau explosé dans un véritable cataclysme où j’ai vécu une « nuit noire de l’âme », un effondrement physiologique et émotionnel intense. Je n’avais pas d’autre choix que de retrouver ce chemin vers moi, celui que j’avais abandonné depuis longtemps.

De là se sont succédés une psychothérapie de plus d’un an, des rencontres merveilleuses avec des personnes passionnées par leur art et une période de transmission et de formation en acupuncture, accompagnement à la personne, massage, shiatsu et méditation.

Tout un cocktail qui m’a donné une grille de lecture vaste pour aider l’autre à avancer dans sa vie autant sur le plan personnel que professionnel.

La médiumnité que j’avais laissée de côté est aussi venue se réinstaller, tout doucement, et aujourd’hui, je suis une femme qui utilise ses multiples facettes en fonction de ce qui se présente dans ma vie et des personnes que je croise et viennent vers moi pour que j'éclaire leur route.

Je ne me donne pas de titres. Ils m’enferment. Je m’autorise à respirer à mon rythme, avec humilité et simplicité. Et mon corps est un formidable partenaire. C'est ensemble que nous avançons dans cette vie, sur ce chemin de réconciliation et d’apaisement, pour moi, pour les autres et pour tout ce qui m’environne.

Voir tous les articles
justo adipiscing risus. libero vulputate, Donec vel, sit efficitur. nunc at risus