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Présence Rouge

par | 6 Mar 2019 | Bien-être et santé | 0 commentaires

En fin d'article, Nathalie vous propose au format audio une méditation pour s'ancrer à la terre.

« Qu’est-ce que ça me fait de sentir le rouge ? De voir le rouge ? De manger le rouge ? »

C’était l’exercice original proposé par sa médecin pour retrouver l’envie, de créer, de manger, et de se faire du bien.  Pour faire la paix avec son ventre.

Elsa était une femme qu’on rêve d’être. Dynamique, toujours motivée, elle était indépendante et avait tout pour être heureuse. Un poste de cadre dans une boîte de communication, un bel appartement parisien, une vie de couple à faire rêver et des weekends à la campagne.

Pourtant, quelque chose ne tournait pas rond dans ce satané ventre.

Depuis toute petite. D’abord des brûlures d’estomac. Puis à l’adolescence, règles douloureuses, suspicion d’endométriose, et quand elle est montée à Paris pour ses études : intolérances alimentaires, douleurs digestives intenses l’obligeant parfois à rester au lit, seule. Et oui... Ses infections urinaires à répétition. Bref, elle aurait bien aimé faire sans ce ventre. Et rêvait secrètement de cette vision d’un monde futur où nous nous nourrirons de pilules pour nous apporter les nutriments nécessaires.

Ce qui l’angoissait le plus, ce n’était plus les douleurs elles-mêmes, elle les connaissait, et avait son plan de prise en charge. Le plus dur, c’était de ne pas savoir pourquoi. Pourquoi elle. Pourquoi son ventre. Et personne ne pouvait lui répondre clairement. Elle avait tout essayé. Du chirurgien qui lui avait ouvert le ventre à l’acupuncture qui lui avait aiguillé le corps. Du naturopathe qui lui avait prescrit un bilan et interdit certains aliments, au magnétiseur.

Alors elle avait un peu jeté l’éponge, abordant la situation comme une fatalité, une malédiction.

Quand son mal-être commença à pénétrer dans sa sphère intime, de couple, et qu’elle réalisa que le désir n’était plus là (avait-il été là d’ailleurs ?), elle prit peur et se dit qu’il fallait changer de grille de lecture. C’était lors d’un stage à l’étranger, dans une université écolo atypique en pleine nature, qu’elle ouvrit une nouvelle porte sensorielle de son corps. La puissance de la nature, les expériences matinales de yoga, de méditation, de danse, le fait d’aller cueillir les légumes dans le jardin, de cuisiner en passant par les sens, et pas par les données nutritives, les « il faut », les normes, mais en incluant la notion de plaisir qu’elle sentit un signal faible, de son corps, ou de quelque chose de plus profond, qui s’apaisa et c’est la 1ère fois qu’elle passa une semaine en paix avec ce ventre.

De retour à Paris, hélas, l’ancien revint. Mais on lui avait parlé d’un livre sur les couleurs et l’alimentation, qu’elle s’empressa d’acheter, sans trop savoir pourquoi. Elle rencontra la médecin qui l’avait écrit en conférence, drôle de sensation. Ce qui l’a marqua durant la conférence, ce n’était pas tant le contenu, mais plutôt la présence, et l’autorisation qu’elle donnait à son corps de s’exprimer.

Comme si entre les  mots, son ventre s’ouvrait, acquiesçait. Comme si une partie d’elle, très profonde, avait enfin l’autorisation de s’exprimer, après tant d’années.

En discutant après la conférence à cette médecin, elle se décida à explorer cette piste si insolite de voir les signaux du corps comme des cadeaux de son histoire à transformer. Et surtout d’accueillir le corps comme une source d’intelligence. Et pour ce faire, plutôt que de vouloir supprimer un symptôme, d’être dans un combat, dans l’action, changer de mindset pour pourquoi pas accueillir ce corps blessé, et connecter ce symptôme physique à son état émotionnel, à ses pensées, et à ses croyances ? Une petite voix intérieure se réveillait en elle, et elle était prête à lui faire de l’espace.

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