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Le pouvoir, ce mot absolu et terrifiant, qui fascine autant qu’il rebute, Qui est-il ? Et où le trouve-t-on ? Me voilà donc partie à sa rencontre, comme une journaliste part interviewer un dictateur de l’autre bout du monde ; pour mieux le comprendre, connaître ses multiples facettes et ainsi être plus en paix avec lui. Pour ne plus en avoir peur, le laisser entrer dans nos vies, sans qu’il nous domine d’une manière ou d’une autre.

Différents Pouvoirs

À force d’observer cet énigmatique inconnu, j’ai distingué trois types de pouvoir, différents mais entrelacés :

  • Le pouvoir que l’on donne aux autres
  • Le pouvoir que l’on nous donne
  • Et enfin, celui que l’on se donne

Le pouvoir que l’on donne aux autres

Bien souvent, lorsque nous parlons de pouvoir, nous faisons en premier lieu référence au pouvoir de l’autre. Celui qu’il/elle possède, dont il / elle abuse. Nous parlons de cette capacité de l’autre à exercer son influence, sa capacité d’agir. Il peut parfois devenir synonyme d’ego, rendant alors cet autre ivre de ce pouvoir, faisant de lui un personnage éminent et tout puissant. Un homme/ Une femme politique, un.e supérieur.e hiérarchique, un parent autoritaire, un.e conjoint.e malveillant.e, des ami.e.s intéressé.e.s. Le pouvoir de l’autre prend de multiples visages, s’immisce dans de nombreuses relations et, malheureusement pour nous, c’est souvent l’autre qui en use et en abuse.

Pourtant, si tous ces autres ont la possibilité d’un tel pouvoir, c’est bien parce que, à un moment donné du parcours, nous leur avons cédé. Nous leur avons bel et bien laissé l’espace pour exercer cette magnificence disproportionnée, et parfois, dangereuse. Le pouvoir de l’Autre n’a d’objectivité que ce que notre propre estime est prête à lui accorder.

Prenons l’exemple d’un enfant de 3 ou 4 ans ; du haut de ses quelques premières années, cet enfant donne à ses parents les pleins pouvoirs sur sa vie, sa sécurité physique et émotionnelle,  et parfois bien au-delà. Maman ne se trompe jamais ; Papa est le plus fort… Lorsque ma fille est née, je me souviens avoir été submergée par l’abandon total qu’elle rayonnait quand elle s’endormait dans mes bras. Cet abandon, sans conditions, sans questionnements, existe toujours dans l’inconscient le plus profond de chaque individu, et il suffit de peu de choses, de quelques poussières, pour qu’à nouveau, nous nous abandonnions à l’aura charismatique d’un tiers. À tort ou à raison, là n’est pas le propos, l’idée étant d’en avoir conscience, pleinement. De savoir où nous portons notre confiance et jusqu’où cette confiance devient potentiellement directrice de nos vies, de nos parcours, de nos choix ; en un mot, qui décide et pourquoi ?

Dans le pouvoir que nous donnons à l’autre, se cachent aussi toutes nos projections et nos fantasmes, ce que nous voulons bien voir de ce qu’il ou elle veut bien nous montrer. Il suffit d’une soirée charmante avec un couple beau, souriant et sympathique pour les déclarer unis et heureux. Mais que savons-nous des heures de solitude, des disputes et des éventuels problèmes de santé qui, peut-être, minent leur quotidien ? Rien. Nous nous accrochons aux sourires d’un instant pour se persuader qu’ils ont mieux réussi là où, peut-être, nous avons échoué. Et plus notre estime personnelle sera basse, plus les points de comparaison (en notre défaveur, cela s’entend) seront nombreux. Ceci me semble fondamental. Nos sociétés sont des vitrines de façade où ce qui est devant nos yeux représente rarement la réalité absolue. Pourtant, c’est bien là-dessus que nous fondons nos jugements et nos rêves. Sur ce que les autres veulent bien nous montrer (et que nous acceptons de voir) de leurs victoires, de leurs désirs et de leurs noirceurs.

Rester aligné.e, rendre à l’autre son humanité, avec ses grandeurs et ses travers, nous permettra de (re)trouver objectivité et sérénité dans notre rapport au monde.

Le Pouvoir que l’on nous donne

Pour autant, le principe de réciprocité faisant parti des grandes lois universelles, si nous sommes capables de céder notre pouvoir à un tiers, d’autres personnes sont tout aussi prêtes à nous céder le leur. Et ceci est d’autant plus vrai lorsque nous sommes sur un chemin d’accompagnement de l’autre.

De la même façon que des parents guident leur enfant vers l’autonomie de leurs actes et de leurs pensées, il est impératif de maintenir une saine distance avec une considération trop débordante. Être respecté.e, aimé.e, écouté.e, oui ; mais quand toutes ces marques de vénération glissent vers la confiscation du pouvoir personnel de l’autre, c’est alors un déséquilibre malsain qui prend place au centre d’un duo perdant-perdant.

L’autre est naturellement perdant car il en perd potentiellement la direction de ses choix, de ses actes ; il en perd son propre pouvoir.

Nous nous retrouvons perdant également car, consciemment ou non, nous nous nourrissons de ce transfert, de cette réalité basée sur le faux-semblant et la confusion. Et nous courons le risque d’égarer notre boussole et nos valeurs.

Que nous cédions notre pouvoir ou que nous absorbions celui d’un autre, l’égo reste le grand gagnant de ce type de relation erronée. Il me semble important de toujours se rappeler que, quel que soit notre chemin, où que nous en soyons dans notre évolution, nous demeurons des êtres incarnés, et que nous en portons tous les stigmates. Gardons notre cap, restons centré.e.s, c’est l’unique voie pour maintenir notre plénitude.

Le pouvoir que l’on se donne

Ce dernier est peut-être le plus difficile à pacifier. Il s’agit de trouver le juste équilibre entre le syndrome de l’imposteur et celui du super héros ou de la super héroïne. Ni trop, ni trop peu. Être conscient.e de ses valeurs, ses compétences, de son essence, sans pour autant glisser dans une auto glorification et / ou une humilité de façade.

Le pouvoir que l’on accepte de voir en nous est intrinsèquement lié à notre regard sur le pouvoir en général. Imbriqué dans le pouvoir de l’autre, celui qu’on lui octroie et celui qu’il nous donne. Ce pouvoir-là parle du rapport à l’autre, au monde, à Soi. Il répond à nos manques, nos peurs et / ou nos démons. Il est nourri par ce qui, le plus souvent, nous fait trébucher ou pleurer. Nous pouvons alors littéralement nous épuiser à vouloir réconcilier deux personnes empêtrées dans un conflit qui ne nous concerne en rien. Poussé.e.s par nos blessures, d’abandon ou de rejet, nous nous enfermons dans un pseudo pouvoir de médiateur/trice qui ne fera qu’alimenter nos souffrances.

Ce pouvoir, celui que l’on se donne, mal dosé et aveugle, nous charme et ment sur nos réelles compétences ; il nous met au cœur de situations que, clairement, nous ne pouvons changer, et, parallèlement, barre la route de notre légitimité, lorsque celle-ci a toute sa place dans telle ou telle circonstance.

Comme évoqué plus haut, il est le plus difficile à maîtriser. Envoûté.e.s par nos egos, nourri à nos blessures, il est la bourrasque qui nous fait perdre l’équilibre, changer notre cap. Là encore, l’alignement à Soi, à ses valeurs, permettra de se remettre en selle, à sa juste place ; guérir ses frustrations et vivre l’acceptation.

Ne jamais se perdre de vue ; prendre du temps pour se connecter à notre essence et notre Vérité.

Pour tout simplement être dans sa pleine Puissance

Car finalement tout est là, dans ce simple mot : Puissance. Bien loin du pouvoir,  la puissance n’a besoin d’aucune gageur, d’aucune preuve de son existence. Elle EST tout simplement.

Tapie au cœur de chaque individu , elle attend que nous soyons prêt.e à enfin entrevoir notre propre valeur, notre Essence véritable, avec ses plus, avec ses moins.

Elle n’a pas besoin de l’Autre pour se nourrir ou s’accomplir ; elle a besoin du Soi pour se révéler.

Elle est l’ancrage qui nous enracine, et l’alignement qui nous renforce et nous consolide.

Elle porte en elle, la confiance en Soi et l’acceptation de ce qui est ; comme si aucun de nos choix ne pouvait être mauvais. La puissance sait que chaque expérience est un pas de plus vers notre vérité, notre Être profond ; vers nous-même.

Tout comme le pouvoir, elle possède la force qui déplace les montagnes. Mais la force de la puissance ne nous épuise pas, bien au contraire. Chaque pas fait, aligné dans sa puissance, renforce notre énergie vitale. Plus droit.e, plus fort.e, plus fièr.e, nous sommes (enfin!) à la bonne place.

« Reprendre son pouvoir »… J’ai longtemps réfléchi à cette expression qui s’égrène un peu partout. Il y a quelque chose de dérangeant dans cette injonction, comme une violence. Reprendre par la force quelque chose que l’on aurait perdu. La Puissance n’a besoin d’aucune violence, d’aucune agressivité ; elle reprend juste la place qu’elle n’aurait jamais dû quitter.

Alignement et Justesse semblent être les mots clés de la puissance, les deux piliers d’un équilibre psychique, émotionnel et spirituel inébranlable.

Crédit photo : Dimitris Vetsikas from Pixabay


Méditation pour se (re)connecter

à sa Puissance Personnelle

Installez-vous confortablement, dos droit, yeux clos ou mi-clos. Votre assise est stable et confortable ; votre respiration ralentit, et peu à peu vous déposez tous vos fardeaux ; à travers chaque respiration, vous les offrez à l’Univers ; à chaque expire, vous sentez votre corps se détendre et se relâcher de plus en plus.

Votre respiration se fait régulière ; le rythme et lent et léger ; vous sentez chacun de vos muscles se relaxer, un par un.

Inspirez, Expirez.

Parfaitement détendu.e, en sécurité et serein.e, visualisez ou sentez que des racines émanant de votre coccyx et de votre 1er chakra, s’enfoncent profondément dans le sol ; votre respiration est elle-même de plus en plus lente et profonde, et plus vous respirez profondément, plus vos racines s’enfoncent loin dans le sol ; encore plus loin ; elles viennent connecter la Puissance de Gaia.

Vous inspirez et expirez longuement ; et vous sentez votre connexion à Gaia et à sa Puissance, pleine, évidente et Naturelle. Vous accueillez et observez cette puissance, si semblable à la vôtre ; vous reconnaissez cette puissance ; c’est la vôtre !

Inspirez, expirez.

Vous sentez alors le réveil de cette Puissance Sacrée, cachée au fond de vos entrailles ; vous la sentez se réveiller dans chacun de vos membres…Vous la savez en train de rallumer vos chakras, les uns après les autres…Vos cellules se raniment, vos pensées ressuscitent ; Votre Être tout entier s’enflamme et revient à la vie. Tel le phœnix votre Puissance renaît de ses cendres !

Vous inspirez et expirez toujours profondément, parfaitement calme et serein.e, et vous observez cette Puissance s’inscrire, indélébile, dans chacune de vos cellules, de vos mémoires. Accueillez-la dans tout votre Être.

Restez ainsi quelques instants…

Quand le temps semblera venu, faites une grande inspiration, reprenez contact, doucement, avec votre corps, votre environnement ; nourri.e de cette Puissance retrouvée, rouvrez les yeux, et repartez à la conquête de votre vie.


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Myriam de Lesaka

Myriam de Lesaka

C’est après plusieurs années dans une vie qui me convenait de moins en moins que j'ai pris le temps de découvrir les routes que j'avais laissées de côté. Ces routes m'ont montré la méditation, la féminité sacrée, la sororité, ma mediumnité, et tant d'autres trésors ! Je me suis découverte Femme sensible, guérisseuse... J'ai découvert que le Féminin était une force bienveillante, qui m'habitait à moi aussi, et dont je pouvais me servir pour accompagner celles et ceux qui le souhaiteraient. Reliée enfin à ce Féminin sacré, j'ai arrêté de lutter. Guidée par mes prises de conscience et mes intuitions, que j'écoutais sans limite, je me suis connectée à mon canal intuitif, ma médiumnité… Autodidacte, je me suis mise à pratiquer les oracles, le pendule, l'écriture intuitive, la numérologie ; d'abord pour moi, et très vite pour les autres.

Mon cheminement est sans fin.  Ma curiosité reste intacte, tant d'un point de vue de guérison personnelle que pour l'accompagnement des personnes qui viennent à moi.  Je lis, je rencontre, je me forme et je prends soin de mes blessures.

Je suis une Femme et une thérapeute multiple, avec une boîte à outil multiple ; car la vie est multiple. M'enfermer dans une seule et unique catégorie, "spécialité" reviendrait à me scléroser et, par là même, scléroser mes accompagnements. Je fais donc de la guidance intuitive et médiumnique. Mais aussi de l'accompagnement du et au Féminin et Féminin Sacré, soins énergétiques du Féminin en tant que Moon Mother, de l'accompagnement à la méditation, de la numérologie, des ateliers bien-être et développement personnel...et je suis auteure.

En perpétuel apprentissage à l'école de la vie, pour mieux être présente à moi et aux autres.

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