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Comment nous vivons l’amour et les relations sous le prisme de l’énergisation des chakras

Il ne s’agit pas d’« aimer », mais d’être Amour ! 

Comprendre notre quête de l’amour à travers la philosophie des Textes Sacrés de l’Inde
et la psycho-énergétique de chakras

Dans la vision du Tantra Yoga, philosophie millénaire de l’Inde, ce que nous appelons amour, prend diverses nuances et expressions en fonction de notre niveau de conscience et est directement liée à la dynamisation des chakras.

Il en ressort principalement que, le véritable amour n’est pas quelque chose à « rechercher », et encore moins chez l’autre, mais un état d’être qui doit être retrouvé en nous-même. Quand on s’y reconnecte, l’amour simplement « jaillit » autant en soi que pour les autres d’une forme génuine et vraie, sans éclaboussures émotionnelles, sans attachement, dans le pur don de soi.

Mais si nous sommes déjà cet amour, cette conscience, pleine et absolue, pourquoi souffrons-nous autant dans les amours que nous vivons ?

Le véritable amour n’est pas un sentiment qui vient uniquement du cœur, il émane de l’être dans son ensemble et s’exprime de différentes manières en fonction de l’énergisation de chaque chakra. Nous naissons avec cet amour inconditionnel, mais dans le processus de notre incarnation dans la matière et en fonction de l’éducation que nous avons eue, cette conscience d’ »Être Amour » est recouverte de blessures, de traumatismes, de conditionnements, de frustrations, d’illusions (Maya), qui viennent au cours de notre vie mettre un voile sur notre vraie nature et bloquent cette ouverture de l’amour. Rappelons que l’activation des chakras influence directement l’état de notre esprit, de nos émotions, de notre corps et notre façon de vivre la réalité, y compris l’amour. . .  (Voir l’article sur la psychologie des chakras dans Présences Magazine No 1)

Nous verrons ici comment chaque phase de notre vie, depuis la conception, influence nos niveaux d’énergie et par conséquent nos attitudes et nos expériences de vie.

L’amour « possessif » du chakra de la racine

En fonction de la façon dont on a reçu l’amour de ses parents dans la petite enfance, le premier chakra appelé – Muladhara – peut subir des blocages d’énergie, qui représentent les protections nécessaires pour éviter la douleur du rejet ou de l’abandon. Ces blocages énergétiques vont, plus tard, conditionner la manière dont l’adulte vivra l’amour, et dans ce cas précis, d’une manière plutôt possessive, en voulant « tenir » l’autre absolument, comme l’enfant le fait avec sa mère.

Pourquoi souffrons-nous dans l’amour ? 2Effectivement, quand l’enfant est en bas âge, il se confond avec la mère et il ne se sent « exister » qu’à travers elle. L’enfant a besoin de la « mère », non seulement pour survivre matériellement et affectivement mais aussi existentiellement. Il en va de même dans l’amour possessif, où la personne considère l’autre comme un objet qu’elle doit « avoir » pour vivre son bonheur. C’est l’amour « tu es à moi ! ». En fait, dans ce type de relation, la personne a le sentiment qu’elle ne peut pas vivre «sans» l’autre et ainsi manifeste de la dépendance envers son partenaire, manifestant beaucoup de jalousie, du contrôle voire de la brutalité quand il se sent menacé de perdre l’autre.  Car le sentiment de « manque » et d’urgence que cette personne peut ressentir est « vrai » dans son intensité et dans sa présence, mais pas dans le contexte où il se manifeste, où il est « déplacé ». En effet, dans la réalité de la relation, le partenaire n’est pas en train de l’« abandonner», Il n’est pas sa mère, ni son père. La personne devient victime de ses « erreurs de perception », par autant de voiles qui se sont formés sur la véritable capacité d’aimer de cet être.L’enfant qu’il a été n’ayant pas eu la possibilité de vivre l’amour « plein » et « inconditionnel » de sa mère, continuera à le chercher chez ses partenaires, comme objet à posséder absolument pour survivre. Et cela crée en lui une pression émotionnelle si forte qu’elle en est comme « possédée » et aveuglée, ce qui peut la rendre agressive tant la douleur est insupportable. Ce que la personne ressent (« re-sent » = sentir une fois de plus !), appartient au passé et se trouve réactivé dans le présent.

Une personne avec le chakra Muladhara mal énergisé peut également être très inflexible et avoir du mal à exprimer ses sentiments. À ce niveau, la personne ne se sent pas en sécurité et souffre des peurs liées à la survie et à l’abandon non seulement du partenaire mais aussi de la famille ou des amis. Il est nécessaire dans ce cas, d’énergiser le chakra de la racine, le chakra Muladhara.

Une personne avec le 1er chakra bien énergisé présente une personnalité structurée avec « les pieds sur terre » et un détachement sain quant aux préoccupations d’ordre matériel. Elle se sent généralement sûre d’elle-même, ce qui lui permet d’exprimer ses sentiments naturellement, sans se sentir menacée et sans le besoin de menacer l’autre.

L’amour « instinctif » du chakra sexuel 

Au niveau du 2ème chakra, le Svadhisthana, les expériences vécues pendant la puberté conditionnent directement la sexualité de l’individu (physiologiquement et psychiquement) et sa relation avec l’intimité. Ce chakra se développe plus entre 7 et 14 ans et laissera imprégnées toutes les croyances, les souvenirs et les expériences vécus à cette époque. Ce chakra est directement responsable de l’énergie vitale en plus du bon fonctionnement des gonades et des ovaires et de la sexualité de manière générale.

Pourquoi souffrons-nous dans l’amour ? 3Jusqu’à récemment et encore aujourd’hui, l’éducation sexuelle des enfants est soit absente, soit équivoquée, dans les expériences directes ou indirectes qu’ils vivent à travers l’exemple des parents, de la famille, de l’environnement socioculturel, médiatique ou encore religieux. (par exemple en gérant de la culpabilité  ou des interdits par rapport au plaisir, ou la honte du propre corps).

C’est l’amour « je te veux, je te désire ».

Ces expériences se traduiront en énergie plus (hyper) ou moins (hypo) dynamisée dans le 2ème chakra à l’origine de différents dysfonctionnements :

  • Lorsque la personne a ce chakra hypo-énergisé, elle a tendance à montrer un manque de vitalité, une faible libido, de la timidité, de la honte, une difficulté à se positionner devant l’être aimé et même une certaine aversion pour le sexe. Cette personne peut également avoir peur de se sentir trahie, rejetée à cause de ses expériences passées empêchant son énergie de s’écouler naturellement.
  • Lorsque la personne a ce chakra hyper-énergisé, elle aura plutôt tendance à montrer une attitude plus conquérante à l’égard de l’être cher, à adopter une attitude agressive, pouvant aller jusqu’au besoin d’une action violente. Ces personnes peuvent vouloir exercer un domaine et un contrôle sur l’autre, sans véritable affection. Ils ont tendance à vivre sans discrimination leur sexualité et leur désir.

Une personne ayant le 2ème chakra bien énergisé manifestera quant à elle, une grande vitalité physique et vivra une sexualité harmonieuse avec son partenaire, en plus de savoir comment garder la maitrise sur ses passions et sur l’égoïsme.

L’amour « égoïque » du chakra ombilical

Le troisième chakra, le Manipura, se développe davantage dans la phase d’adolescence, lorsque le garçon ou la fille doit s’affirmer comme une identité séparée de ses parents, en dehors de la famille. En fonction de comment l’adolescent a vécu ce stade d’émancipation (ou non), comment il a développé son estime de soi et sa notion de « moi » en dehors du clan, son chakra de Manipura sera plus ou moins bien dynamisé.

Pourquoi souffrons-nous dans l’amour ? 4Lorsque l’individu présente le chakra Manipura avec peu d’énergie (hypo-énergisé), il a tendance à vivre l’amour de manière égoïque et très émotionnelle, en essayant de cacher ses insécurités et dans l’attente que ses besoins d’auto-estime soient comblés par la reconnaissance du ou des autres. Cette personne n’a pas eu la chance de se structurer à l’adolescence, ayant vécu peut-être avec des parents possessifs, contrôleurs, castrateurs ou encore négligents. Il s’en suivra que dans sa vie d’adulte, elle souffrira encore facilement de la peur du rejet, de la critique ou encore ayant honte de ce qu’elle est, de son apparence.

C’est l’amour « aimes-moi ! ».

Il peut également arriver que, à l’inverse, l’individu devienne très orgueilleux de lui-même et traite les autres et l’être aimé avec condescendance, désireux de contrôler et d’être le centre de l’attention, voire de subjuguer l’autre. Cette personne au 3ème chakra hyper-énergisé pourra aussi utiliser d’une séduction et d’une sensualité exagérée pour attirer l’amour et se sentir aimé. Cependant, au plus profond de lui-même, il manque de confiance en lui et il doit utiliser de jeux inconscients pour attirer l’attention et recevoir de l’amour, car il ne peut pas s’aimer lui-même.

Dans ces deux cas, nous reconnaissons les besoins non satisfaits ou peu satisfaits du garçon ou de la fille qu’ils ont étés et qui continuent d’exiger une attention « puérile ». Le manque de confiance en soi et la douleur de ne pas se sentir « reconnu » persistent dans la phase adulte, se projetant dans la relation avec les autres.

En énergisant correctement ce 3ème chakra, une conscience de soi équilibrée se développe, permettant à la personne d’avoir une relation amoureuse fondée sur l’estime de soi, le respect et la responsabilité de ses propres sentiments et actions, tout en étant également réceptive aux sentiments de chacun.

Évoluant vers l’amour « affectueux et universel » du chakra Anahata

C’est dans le chakra du cœur, le Anahata, que l’amour plus compréhensif et altruiste se développe, sortant du « je suis, je veux » du chakra précédent, pour s’ouvrir à un amour dirigé vers le « nous » et plus universel.

Pourquoi souffrons-nous dans l’amour ? 5C’est en énergisant ce chakra, que l’on pourra développer un amour pour l’autre plus libre et « détaché », contrairement au chakra Manipura où le besoin d’amour est pour soi-même. Il se développe plutôt à l’âge de jeune adulte, lorsque la personne commence à se tourner vers le monde, la vie active, sortir de la maison, créer des relations plus durables et éventuellement une famille.

Lorsque la personne a ce chakra hypo-énergisé, elle aura des difficultés à avoir des échanges affectifs et développera la peur de la solitude, de la trahison et en général la peur de « suivre son cœur ». Ce manque d’amour de soi, hérité de son passé se manifestera par un manque de disponibilité envers les autres. L’amour de ces personnes peut être imprégné d’un sentiment d’infériorité et faire preuve d’une certaine paresse ou d’une certaine apathie dans la recherche d’un être cher.

Lorsque le 4ème chakra est hyper-énergisé, la personne peut démontrer au contraire, une personnalité « imbue d’elle-même », avec le besoin d’être toujours « géniale » avec un air de « t’inquiète je gère ! », quand ça n’est pas toujours le cas. En fait, se cache derrière cela une difficulté par rapport à ses propres sentiments, sans pouvoir réellement manifester son affection. Cette personne aura du mal à se rendre « vulnérable » et à se connecter véritablement avec les autres à un niveau plus intime.

Elle peut également avoir des attitudes compulsives voulant absolument aider les autres (même ceux qui ne le souhaitent pas !), assoiffée d’attention et cherchant à trouver les « failles » des autres, ou en se positionnant en « sauveur » pour les aider. Alors qu’en fait elle cache et lutte contre son propre manque d’amour et sa vulnérabilité.

L’équilibre, comme vous pouvez le comprendre maintenant, réside dans l’expression de l’amour avec affection, dans des sentiments de compassion et d’empathie envers soi-même et ensuite envers les autres, se laissant guider par un amour-propre équilibré, une véritable générosité et non par le besoin infantile de recevoir absolument.

Christine Batelier

Christine Batelier

Ma mission de cœur est d´accompagner les personnes dans leur chemin de transformation intérieure, d´évolution de conscience et de retour vers une vie authentique et de sens.

Praticienne et coach en psycho-énergétique, Feu Sacré®, ThetaHealing® | Conférencière | Instructrice et formatrice de Dakshina Tantra Yoga®

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