Posture et intention, des clés d’accès à la méditation

par | 5 Avr 2019 | Méditation, Spiritualité | 0 commentaires

Pratiquée par de plus en plus de personnes dans le monde, la méditation est aujourd’hui en plein essor.  Si l’on ne peut que reconnaître, entre autres, l’apport du travail du Docteur Jon Kabat Zinn quant à cette “démocratisation” de la méditation autour de la pratique de la pleine conscience[1], il n’en est pas moins essentiel de revenir aux fondements même de la méditation afin d’en retirer tous les “mérites”. Sans ces fondements, le risque de faire de la méditation un simple objet de commercialisation parmi tant d’autres est grand. Devant les centaines d’ouvrages, manuels pratiques, supports audios aujourd’hui disponibles, il semble primordial de revenir à l’essence même si l’on souhaite que la méditation ne soit pas seulement un effet de mode mais s’ancre dans nos pratiques quotidiennes.  Par ailleurs, revenir à la base et aux fondements de la pratique est une démarche de conservation quant aux dérives qui semblent aujourd’hui voir le jour lorsque l’on présente la méditation comme un outil de “performance”.  Dans cette “course” à la méditation, le bon sens nous invite simplement à nous arrêter.

Lorsque nous parlons de méditation, la première chose que nous devons toucher du doigt est son origine, à savoir, une pratique qui s’inscrit dans une tradition spirituelle. En effet, toute tradition spirituelle possède ses pratiques méditatives : Bouddhisme, Hindouisme, Zen japonais mais également christianisme, Kabbale etc. Par ailleurs, et si nombre de pratiques reposent sur des textes sacrés, d’autres portent sur des objets extérieurs ou intérieurs et peuvent dès lors être totalement dissociées d’une pratique religieuse quelle qu’elle soit. Ainsi, est-il vraiment besoin de “laïciser” sous prétexte de rendre accessible ou admissible au plus grand nombre alors qu’en réalité, la méditation possède en son sein un caractère universel. Il nous suffit pour imager ce propos d’observer un enfant totalement absorbé dans sa tâche. Contemplation, visualisation, focalisation sur un objet, les enfants sont naturellement de grands méditants, nul besoin de les inscrire dans telle ou telle tradition. Ils sont le plus simplement du monde présents à ce qu’ils font.

Pour autant, et dans le respect de ces différentes traditions qui nous offrent de merveilleux enseignements de sagesse universelle, cet article est une invitation à prendre connaissance de quelques bases qui semblent fondamentales à la pratique méditative.  Ainsi de l’entrée dans la pratique, de la posture et de la sortie de la pratique.

L’entrée dans la pratique

S’installer dans la pratique peut prendre un peu de temps lorsque l’on débute mais la qualité de votre méditation dépendra en grande partie de ce rituel qui, une fois établi, vous permettra d’accéder beaucoup plus aisément à un état de conscience éveillée. 

Considérations matérielles à l’entrée dans la pratique : le temps et l’espace

J’anime depuis plusieurs années des ateliers de méditation et l’une des premières invitations que je fais à mes élèves est celle de “créer” leur propre espace de pratique. Cet espace n’a pas besoin d’être parfait, il a simplement besoin “d’être”. Il vous suffit d’un endroit où placer votre “assise” (coussin, banc de méditation, chaise…), ainsi que, si vous le souhaitez, une bougie et tout autre objet de votre choix (pierre, statuette, image, ...). De cette manière, en dédiant un espace, vous permettez à votre corps, ou plus exactement à vos corps (physique, émotionnel, mental…), d’entrer plus facilement dans la pratique. L’apport des neurosciences nous montre notamment combien l’habitude peut faciliter et rendre plus efficace toute pratique.

Dans le même sens, il est conseillé de choisir “son temps” de méditation surtout si l’on souhaite établir une pratique quotidienne. Bien entendu, la méditation, en ce qu’elle est indissociable de la conscience, peut être emmenée dans toutes nos pensées, paroles et activités quotidiennes. Nous choisissons cependant d’aborder dans cet article la pratique immobile, dès lors, l’installation d’un espace et d’un temps de pratique sont des supports favorables.  Ainsi, vous pouvez choisir de méditer le matin juste avant le petit déjeuner ou encore le soir avant le coucher. Il est important que vous choisissiez un temps où vous êtes pleinement “disponible”, un temps où vous ne serez pas dérangé ou sollicité… Vous seul savez si ce moment existe déjà ou s’il vous faudra le créer, parfois en accord avec votre famille. Il peut s’agir de vous lever un peu plus tôt avant que la maison ne prenne vie ou d’informer les vôtres que tel moment vous appartient et qu’il ne faut pas vous déranger. Ici encore, tous les pratiquants vous diront que le “je n’ai pas le temps”, “les enfants ne me laissent pas une minute à moi”... ne sont que des excuses et que, ce temps que vous prenez pour vous, ne vous rendra que plus posé et disponible par la suite. Une fois que vous avez un espace et un temps, il ne vous reste plus qu'à entrer dans votre pratique.

[1] Le Professeur de médecine et chercheur en biologie moléculaire  Jon Kabat-Zinn  a mis au point une méthode de diminution et de contrôle du stress grâce à la méditation de pleine conscience baptisée MNSR ou “Mindfulness-Based Stress Reduction”.

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