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Deuxième marche à la rivière Yuba. 

Je parcours pieds nus la douceur de ses larges rochers aux formes animales pour trouver
refuge sur un large galet qui me permet la position lotus au cœur de ses flots animés.  De chaque côté de moi, je savoure le chant répétitif de ses eaux joyeuses qui me font entrer rapidement dans une méditation, les yeux ouverts.  En mon anahata désormais centré, je filtre les pensées qui se pointent une à une, lesquelles me font contempler mes expériences de la dernière année.  Je songe ainsi à mon rapport aux médecines sacrées et ressent une profonde gratitude pour tous les enseignements que j’ai réunis et que je me dois, par responsabilité envers l’humanité, de convier à ceux qui veulent bien me lire.

Les plantes sacrées poussent gratuitement et en abondance en notre univers.
C’est dans cette gratuité que les Premières Nations de ce monde les ont utilisées afin de rester centrées dans leur lumière, pour mieux vivre leur expérience terrestre en tout aspect.  En chaque tribu de ce monde, un seul être choisi par les cieux, à qui
l’on attribue le titre de Chaman, a pour fonction d’harmoniser les membres de sa communauté.  Anciennement, l’usage des plantes sacrées était réservé aux guérisseurs, lesquels pouvoirs étaient d’ouvrir le portail, faire le pont entre le ciel et la terre, et devenir ce canal pour guérir et aider les autres

Le son cristallin de la rivière continue de couler en mon cœur au moment où je pense ces lignes que je coucherai sur papier à la fin de ma marche. 

Il m’est ardu de faire face à plusieurs vérités quant à l’usage des plantes sacrées puisque
leur utilisation est désormais répandue en format retraites et cérémonies à travers le monde.  Au fil de mes recherches, de mes observations et de mes expériences, il m’est devenu
impératif de transmettre la sagesse que j’en ai reçue. 

Les cercles de guérison connus sous le nom de « cérémonie » peuvent entraîner des conséquences fâcheuses pour ceux qui s’y prêtent naïvement.  La plupart des occidentaux donnent leur confiance rapidement à des chamans souvent inexpérimentés, saisissent souvent mal la notion d’intention et se retrouvent plus mal que bien au retour de l’expérience. Ou encore, ils vont revenir avec l’intention de poursuivre leurs nouvelles habitudes de « psychonaute » en une infinie quête de guérison dont ils ne verront jamais la fin.  Beaucoup reviennent avec une difficulté de réadaptation à leur monde et ne savent plus comment se rebrancher à leur travail, à leur famille, bref, à leur réalité construite sur plusieurs années.     

 

 

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Niwan Yod

Niwan Yod

Niwan YOD vit au Canada, à Vancouver. Artiste peintre et sculptrice, créatrice littéraire, adepte de yoga, chamane, elle se passionne pour le mieux-être en lien avec la connexion à la nature.

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