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Stéphane VaillantLorsque l’ombre se fait amie…

Je voulais vous faire part à travers cet article, d’une réflexion que je me suis faite il y a très peu de temps, je dirais même pas plus tard qu’avant-hier. C’est assez intéressant de remarquer à quel point chaque expérience que nous vivons dans notre vie matériellement parlant si je puis m’exprimer ainsi, peut expliquer certaines situations à un niveau plus subtil…

Alors avant tout, en fonction de ce que l’on cherche à dire, l’ombre pourra se nommer sous d’autres noms, comme par exemple l’obscurité, le mal.

 Et l’idée aujourd’hui n’est pas de focaliser l’attention sur le fait que l’ombre n’existe pas. En effet, Einstein alors encore élève expliquait à l’un de ses professeurs que l’obscurité en soi n’existait pas car elle n’était que la résultante de l’absence de lumière à un endroit, il faudrait alors un cerveau aussi développé que celui d’Einstein pour tenter de démontrer le contraire.

Je voudrais donc attirer votre regard sous un autre angle de vue.

La particularité de notre existence est cette forme d’ubiquité car nous sommes à la fois le spectateur et dans le même temps l’acteur de notre vie. Nous sommes à la fois la conscience qui expérimente la matière et dans le même temps celle qui observe. Peut-être des êtres éveillés ont-ils révélé la raison de cette dichotomie même si le mot est ici galvaudé et un peu fort.

C’est donc sous l’angle de vue considérant que nous sommes des acteurs que je positionne mes propos.

Alors que je me baladais avec un ami dans les calanques de Marseille, nous avons été confrontés, puisque le temps était radieux, à un soleil qui, si dans les premiers temps de la journée nous paraissait fort agréable, nous a rapidement entrainé vers un inconfort lié à la chaleur et l’intensité de lumière qu’il pouvait dégager. Mais engagés sur les hauteurs des sentiers, impossible de raccourcir le parcours.

De fait il nous a fallu nous autoriser à nous poser dans des coins ombragés pour pouvoir nous rafraichir, nos corps n’étant pas encore acclimatés à autant de chaleur et de lumière, l’ombre devenant ainsi une source de bien-être.

Je vois dans cette expérience vécue une possibilité transposable, une certaine forme d’analogie s’agissant de notre propre lumière et dans des aspects plus subtils de notre être.

Je remarque à quel point de plus en plus de personnes cherchent à faire entrer la lumière en elles, à en augmenter la brillance et l’intensité et je le comprends aisément étant moi-même dans cette démarche.

Je crois cependant que cela ne peut se faire en quelque sorte non pas de façon abrupte mais de façon progressive et adaptée à notre propre capacité à l’absorber.

La lumière lorsqu’elle est soudaine et intense peut provoquer de la gêne, comme celle qui serait provoquée par un véhicule arrivant la nuit face à nous en pleins phares. Elle peut aussi nous brûler tel le soleil qui nous provoquerait de graves coups de soleil si nous nous exposions trop longtemps sans au préalable avoir permis à notre corps de s’acclimater tranquillement.

Dans ces deux cas, l’obscurité et l’ombre deviennent alors des éléments positifs nous permettant de maintenir notre état de bien-être.

Et c’est bien là l’idée car peut-être paradoxalement et de l’idée que l’on pourrait s’en faire, nous avons besoin de notre propre ombre pour nous protéger parfois de notre propre lumière. Nous n’avons pas idée à quel point notre lumière intérieure peut être puissante et intense et à quel point elle pourrait nous bruler si nous ne sommes pas prêts à l’accueillir et à nous laisser coloniser.

En observant sous cet angle, il est facile de comprendre à quel point l’ombre et la lumière ne sont pas contradictoires mais bel et bien des forces complémentaires qui s’équilibrent parfaitement interagissant l’une avec l’autre dans une parfaite alchimie.

Comment dans cette perspective nier alors l’évidence d’une intelligence qui sous-tend le Tout.

Peut-être faut-il à cet instant introduire là où certains parleraient de foi, la notion de confiance considérant que nous pouvons nous abandonner totalement en intégrant que tout est juste parfait et arrive au juste moment.

Peut-être comprendre que nous nous ouvrons à notre lumière qu’à la hauteur de ce que nous sommes capables de l’accueillir et que c’est bien nous qui donnons le rythme et que cela se fait naturellement sans pour autant que nous ayons à nous inquiéter de quoi que ce soit.

Et en considérant que la lumière tout comme l’ombre peuvent à la fois nous protéger mais aussi et d’une certaine manière nous faire du mal, alors il n’y a plus vraiment de dualité qui soit mais bel et bien l’intensité d’une énergie aimante qui nous dépasse, nous entrainant toujours plus loin dans la connaissance de notre Être et que certains appelleront, le Divin…

Soyez bénis

Crédit photo : Pixabay


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Stéphane Vaillant

Je crois de mémoire m’être longtemps cherché, sans savoir vraiment où était ma place, sans savoir vraiment ce que je faisais là, j’étais là sans vraiment être là, et puis un jour, naturellement, tranquillement, des choses se sont ouvertes, j'ai développé des qualités d'observation et d'écoute et parallèlement mon magnétisme ce qui m’a petit à petit amené dans cette pratique qui est la mienne aujourd’hui.

J’aime à dire que les personnes qui choisissent de devenir thérapeute, sont des personnes qui ont beaucoup de blessures et que c’est avant tout pour se soigner elles-mêmes qu’elles exercent ce métier.

Mais en opérant un travail sur elles, elles sont alors à même de pouvoir aider les personnes qui ne vont pas bien, car elles parlent à cet instant d’expérience, un peu comme si elles pouvaient les éclairer sur les obstacles du chemin parce qu’étant déjà passées par là.

C’est un peu l’idée générale de mon parcours.

Ainsi aujourd’hui, j’essaie d’aider en essayant d’apporter le maximum de clés de compréhension, pour que la personne qui consulte puisse avancer de nouveau, alors qu’elle pouvait se sentir bloquée sur son parcours sans savoir pourquoi.

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