Stéphane VaillantLoin de l'amour

Avez-vous remarqué ? Il est des moments dans notre vie où nous pouvons avoir le sentiment d’être touchés par l’extase, un sentiment de bonheur absolu, où l’on peut se sentir invulnérable, intouchable tant nous ressentons l’amour en nous.

Cela peut arriver lorsque l’on tombe amoureux, lorsqu’un enfant vient à naître et entre dans notre existence, lorsqu’on nous tend la main alors que l’on se trouve dans une situation qui nous semble désespérée, lorsqu’on nous fait un câlin.

Chaque fois que nous nous autorisons à être dans le cœur, nous pouvons alors nous apercevoir qu’il n’y a pas de problème et que tout est fluide et lumineux, nous sommes sur notre nuage volant au-dessus d’éventuels soucis, rien de négatif ne peut véritablement nous atteindre…

Seulement voilà, tout n’est pas aussi rose et ces moments d’extase où l’amour coulerait à flot sont loin de faire légion. Et dans notre vie de tous les jours, on peut s’apercevoir combien parfois cela peut être compliqué, dans notre relation avec notre conjoint, au travail, avec la famille, avec soi-même, avec les autres en général, et nous sommes en permanence confrontés à des situations qui nous secouent, qui nous déstabilisent, qui sont à l’opposé de ce que l’on souhaiterait et qui nous laissent perplexes…

À cet instant, dans une de ces situations, il serait intéressant de nous arrêter et d’observer avec sincérité, en nous posant la question de savoir si l’on est en capacité de mesurer à quelle distance on se trouve de l’amour.
Alors bien évidemment je ne suis pas ici en train de dire qu’il faut tout accepter sans broncher, ce n’est pas du tout mon propos. Accepter ne veut d’ailleurs pas dire valider, mais en conscientisant le bien que je ressens lorsque je suis proche de l’amour, je suis alors en mesure d’apprécier à quelle distance je peux en être séparé lorsque j’ai l’impression que tout part en « cacahuète », que tout va mal et que je me sens au fond du trou…
Vous en conviendrez certainement, on ne peut pas vraiment dire que des pays qui sont en guerre s’aiment profondément, c’est plutôt l’inverse.

La question est : à quoi cela peut bien servir de pouvoir savoir à quelle distance on se trouve de l’amour ?

Nous agissons énormément dans notre vie de manière inconsciente, notamment en réaction par rapport à des stimulations, des expériences vécues. Parallèlement, nous passons notre vie à élever notre niveau de conscience.

Cela sert donc simplement à ramener de la conscience…

Si en amenant de la conscience, je reconnais mon bien être lorsque je suis dans l’amour et un mal être grandissant chaque fois que je peux m’en éloigner, j’ai alors à ma disposition des leviers qui vont me permettre d’agir.

De mon point de vue, nous avons deux leviers principaux à notre disposition : le premier étant l’amour que l’on porte aux autres, le second étant l’amour que l’on se porte à soi-même.

Sur chaque levier il y a un curseur que nous pouvons bouger à volonté, tant pour l’amener souvent inconsciemment vers la colère, la souffrance, tant pour le ramener de l’autre côté vers la gentillesse, l’altruisme, la compassion, la camaraderie, l’amour.

Et c’est un choix, juste un choix, un choix en conscience que nous avons de bouger notre curseur.
Je pense que nous devrions nous poser de temps en temps la question lorsque l’on n’est pas content, lorsque l’on en veut à quelqu’un, lorsque tout nous énerve, à quelle distance on se trouve alors de l’amour et dans quelle mesure on peut, ou pas, s’en rapprocher et tenter de régler le problème, de temporiser, de calmer le jeu.

Nous avons pour cela à notre disposition un certain nombre d’outils comme le pardon par exemple, en tendant la main, en tournant la page, en considérant que l’autre dans son humaine imperfection, souffre également, et a des qualités mais aussi des défauts, en acceptant l’autre tel qu’il est, en ne tentant pas de le changer mais plutôt en éveillant sa conscience…

Mais plus que tout, car je crois que c’est ce qui me semble être la souffrance la plus proéminente dans notre monde aujourd’hui, c’est la distance que l’on a pu poser entre nous-même et l’amour, l’amour de nous, l’amour de soi.

Dans mon expérience et la vision que je me suis faite du monde, je suis stupéfait du nombre de personnes qui ne s’aiment pas, complexées par leur physique, n’ayant pas confiance en elles, ne se sentant pas à leur place, mal dans leur peau, qui se dévalorisent, qui n’ont pas conscience de leur valeur. Je ne m’en exclus pas car j’ai très longtemps fait partie de ces personnes.

Nous sommes devenus notre propre ennemi, nous nous battons contre nous-même…

Je crois que le temps est venu d’arrêter de nous éloigner de ce qu’au final nous désirons le plus car c’est juste notre essence, la base même de notre structure.

Et s’il est UN cadeau que nous pouvons nous faire, c’est bel et bien celui de retourner au cœur de notre être, car en replongeant dans l’océan d’amour qui s’y trouve, en déposant les armes, nous y retrouverons la paix, une paix profonde et durable.

C’est cette paix intérieure qui sera créatrice de la paix dans notre monde extérieur, car ce que l’on voit à l’extérieur n’est que le reflet de ce que l’on est intérieurement, soyons-en simplement conscients…
C’est ce choix qui s’impose à nous aujourd’hui, à chacun de le faire en son âme et conscience.
Soyez bénis d’amour et de lumière.

Crédit photo : Comfreak sur Pixabay

Stéphane Vaillant

Je crois de mémoire m’être longtemps cherché, sans savoir vraiment où était ma place, sans savoir vraiment ce que je faisais là, j’étais là sans vraiment être là, et puis un jour, naturellement, tranquillement, des choses se sont ouvertes, j'ai développé des qualités d'observation et d'écoute et parallèlement mon magnétisme ce qui m’a petit à petit amené dans cette pratique qui est la mienne aujourd’hui.

J’aime à dire que les personnes qui choisissent de devenir thérapeute, sont des personnes qui ont beaucoup de blessures et que c’est avant tout pour se soigner elles-mêmes qu’elles exercent ce métier.

Mais en opérant un travail sur elles, elles sont alors à même de pouvoir aider les personnes qui ne vont pas bien, car elles parlent à cet instant d’expérience, un peu comme si elles pouvaient les éclairer sur les obstacles du chemin parce qu’étant déjà passées par là.

C’est un peu l’idée générale de mon parcours.

Ainsi aujourd’hui, j’essaie d’aider en essayant d’apporter le maximum de clés de compréhension, pour que la personne qui consulte puisse avancer de nouveau, alors qu’elle pouvait se sentir bloquée sur son parcours sans savoir pourquoi.

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