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De quoi parle-t-on quand on évoque l’intelligence ? Dans l’immense majorité des cas, nous pensons à des êtres brillants, doués scolairement, très bons en mathématiques, en avance sur les autres, capables d’un grand esprit de synthèse, d’une grande mémoire, très cultivés, surpassant de loin le « niveau standard » attendu. C’est effectivement une vision tout à fait recevable à laquelle beaucoup de monde adhère. Elle se défend parfaitement.

C’est cependant circonscrire l’intelligence à la pensée rationnelle et aux processus mentaux. En tant qu’êtres humains, nous avons cette belle capacité à la réflexion mais notre langage nous permet également de verbaliser ce que nous ressentons, de nous exprimer, ou de rendre conscient ce qui nous entoure. Notre humanité nous offre donc la prodigieuse possibilité de transcender cette intelligence cognitive en lui apportant de la subtilité et de la sensibilité. Nos intelligences sont donc multiples et multi-facettes. J’aimerais vous parler de l’intelligence relationnelle. Elle est d’une grande utilité dans nos interactions avec les autres, dans nos échanges avec la diversité des altérités qui nous entourent. Elle fait appel à des qualités de cœur, d’empathie, d’écoute, de savoir-être, de générosité, d’abnégation douce et assumée. Elle se travaille et se cultive dans l’intimité de notre conscience envers nous-même et envers les autres.

Afin d’illustrer cette intelligence relationnelle, j’aimerais exceptionnellement vous proposer un contre-exemple. Un souvenir douloureux que je traine depuis mon enfance et qui marqua ma scolarité du sceau de la peur. Celle de ne pas être à la hauteur. Celle d’être bête et « limitée » intellectuellement. Celle du regard moqueur des autres à mon égard. Celle de la honte d’être « différente ».

À cette époque, j’ai 6 ans. Je suis en CP. Je suis une petite fille sensible et très observatrice. Je suis plutôt introvertie sans être véritablement timide. J’ai besoin des autres mais aussi de solitude. J’aime comprendre le monde qui m’entoure. Pour autant, je ne suis pas « consciente » de tout cela. Je ne me le formule pas ainsi. Je suis dans une espèce de magma cotonneux, entourée d’enfants et d’adultes. L’école est un environnement difficile pour moi, presque hostile, tant j’ai besoin de prendre mes repères et d’être entendue. Je suis dans une grande insécurité affective car je sens qu’à la maison, les relations entre mes parents sont complexes et douloureuses. Mes parents sont sur le point de divorcer et je sens leurs peines, leurs déchirures et leurs souffrances. Je suis comme une éponge qui absorbe tout mais que personne « n’essore ». Je garde pour moi ce sentiment de grande détresse que je perçois profondément et qui affecte les 2 adultes que j’aime. Je sens l’impuissance et l’inévitable fin de leur relation de couple.

 

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Marie Verguet

Marie Verguet

Coach et formatrice en efficacité, présence et conscience relationnelle - Communication verbale et prise de parole en public
Auteure du programme "Prise de parole présente" sur l'application "Petit Bambou" (2,7 millions d'utilisateur à ce jour !).

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