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Isabelle Colineau
L’influence primaire du tout début de vie
Isabelle ColineauL’influence primaire du tout début de vie
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L’énergie de la conception

Chaque être humain est le résultat de la rencontre alchimique de deux cellules masculines et féminines. Il porte l’énergie de deux personnes différentes qui, en s’unissant, créent une nouvelle énergie imprégnée de leurs histoires respectives. Selon les lois de la physique, c’est la première impulsion qui donne la direction de la trajectoire. L’énergie dans laquelle se produit l’acte sexuel originel a donc un impact déterminant sur le futur fœtus. Il n’y a que deux façons de prendre des décisions et de poser des actions dans la vie : par amour ou par peur. De ces deux catégories principales découleront évidemment beaucoup d’autres sous-catégories. L’énergie d’amour se définie par une impulsion d’expansion, de croissance, de confiance. L’énergie de peur se définit par une impulsion de contraction, de restriction, d’appréhension. Il est intéressant d’analyser ce qui a mené nos décisions principales.

Idéalement, le bébé est conçu dans une énergie d’amour. Le couple a envie de fonder une famille et de donner la vie à un petit être exceptionnel unissant les qualités des deux parents. Il est attendu et désiré, son arrivée est préparée des mois à l’avance. Il devient alors la plus grande merveille du monde aux yeux de ses parents. Heureusement grâce à la contraception, ce cas se passe beaucoup plus souvent qu’il y a une cinquantaine d’années.

Cependant, beaucoup d’autres cas de conception de moins bon augure existent.
Il y a par exemple :

– beaucoup de bébés qui sont encore conçus dans une inconscience complète et deviennent des « accidents ». Être un « accident » laissera souvent la sensation de déranger, de ne pas avoir été désiré par ses parents ;

– les bébés conçus malgré la pilule, le préservatif ou le stérilet. On leur accordera une volonté particulière à venir au monde ;

– les bébés conçus médicalement dans les éprouvettes. Leurs parents ont un long chemin du combattant derrière eux pour réaliser leur désir profond d’avoir un enfant ;

– les enfants faits « dans le dos » pour retenir un homme dans une relation. Cette constellation sera lourde à porter pour l’enfant qui se sentira souvent pris en otage et jamais à sa place ;

– ceux qui sont conçus dans une relation adultère et dont la maman va essayer de faire passer incognito auprès de son conjoint officiel. Cet enfant se sentira comme un imposteur souvent et se demandera ce qu’il fait dans cette famille. Son intuition saura la vérité la plupart du temps mais son mental n’arrivera pas à nommer l’impensable ;

– les bébés de réparation qui sont conçus le jour de la mort d’une personne importante de la famille ou qui vont naître ce jour-là. Ils ont pour mission de réparer le traumatisme et de faire que ce jour noir devienne un jour plus joyeux ;

– les bébés pour faire plaisir à quelqu’un en particulier, une sorte de bébé offrande. « Je donne à papa un garçon qu’il a toujours rêvé d’avoir » ;

– les bébés faits dans l’espoir d’avoir enfin un garçon (plus souvent que dans le cas contraire) et donc qui comptent un peu pour du beurre jusqu’à ce que le garçon tant attendu arrive enfin, ou non d’ailleurs ;

– malheureusement des enfants qui sont conçus lors de viols ou d’incestes et que la femme n’a pas le choix que de garder cet enfant qui lui rappellera à chaque instant de sa vie le drame qu’elle a vécu ;

– des femmes qui veulent juste être enceintes car elles adorent cet état de plénitude mais ne veulent pas forcément s’occuper de l’enfant à naître.

Bref, il y a une multitude de raisons conscientes et inconscientes de faire un bébé et elles vont avoir un impact palpable sur l’adulte en devenir. Suivant si le bébé a été conçu dans une énergie d’amour ou au contraire de peur, sa voie va prendre une direction très différente.

Très peu de personnes ont des informations sur leur conception. Cependant, notre intuition sait si la conception a eu lieu dans l’amour ou la peur. En fermant les yeux et en prenant quelques inspirations profondes, pose tes mains sur ton cœur sacré (au niveau du thymus, 2 à 3 cm au-dessus de ta poitrine). Ton âme à travers des réactions subtiles de ton corps va te donner des réponses justes. Pose une question précise, du genre « ai-je été procréé(e) dans l’énergie d’amour ? ». Si tu ressens une expansion chaude au niveau de ton cœur sacré, c’est un oui. Si tu ressens que cet endroit se rétrécit, se contracte, se refroidit, c’est un non. La réponse est purement physique, elle ne passe pas par le mental.

Je me suis longtemps étonnée devant ma peur panique et irraisonnée de la neige et du verglas. Vivant en Allemagne, je devais y faire face tous les ans dans les années 90 où les hivers étaient encore très rigoureux. J’ai remonté le fil de mon histoire et me suis rappelée que les amis de mes parents m’appelaient en riant « petit glaçon » quand j’étais petite. Je n’aimais pas cela du tout. J’ai appris récemment que j’avais été conçue une nuit de verglas où mon père était parti à une réunion et avait eu du mal à rentrer à la maison. Ma mère avait eu peur qu’il ait été victime d’un accident. Je suis devenue « l’accident » et j’ai été apeurée pendant plusieurs décennies par le simple fait de voir de la neige !

L’énergie de la grossesse

Le fœtus ressent déjà très bien dans le ventre de sa maman ce qui se passe, s’il est le bienvenu ou pas, s’il doit se faire petit ou s’il peut prendre toute la place ; s’il peut s’en donner à cœur joie et donner des coups de pieds toutes les nuits ou s’il doit rester bien sage. Il ressent les joies et les peines de sa maman, entend sa voix. Il sait si elle est stressée ou si elle a pleinement confiance en son corps et en la vie.

Si sa maman vit un deuil pendant ces neuf mois de gestation, le fœtus va ressentir sa tristesse mais ne saura pas faire la différence entre l’évènement extérieur et lui.  Son inconscient pourra ainsi croire que c’est à cause de lui qu’elle pleure et le bébé se sentira peut-être coupable de ce sentiment-là.

Si la maman n’est pas heureuse d’être enceinte, il est possible qu’elle envisage d’avorter. Rien que le fait d’avoir des pensées sur ce sujet va être ressenti par le fœtus. Il va sentir le danger et son énergie de vie va être freinée. Certaines mamans essaient d’avorter toutes seules avec des « potions magiques » ou les fameuses aiguilles à tricoter… Cela va instaurer chez l’enfant à venir une peur de la vie, un manque de confiance général, des peurs paniques inexpliquées. Le bébé va également ressentir l’insécurité si sa maman a déjà avorté ou perdu un enfant avant lui. L’information est ancrée dans son ventre. Je me permets d’avancer cela car quand je pose mes mains sur un ventre de femme, je sais à 100% si elle a perdu un enfant car j’ai une réaction particulièrement désagréable au niveau d’un de ses ovaires. Si moi qui ne connais rien de cette femme suis capable de le sentir aussi clairement après plusieurs décennies, il me parait évident que le bébé qui est dans l’utérus le ressente aussi. J’ai entendu beaucoup de témoignages de personnes qui ont des impulsions de vouloir mourir alors qu’elles ne sont pas suicidaires du tout. Ce sont souvent des rappels de ces moments entre la vie et la mort dans le ventre de leur maman.

Une grossesse sur sept est une grossesse gémellaire dans les premières semaines. Il arrive donc bien plus souvent qu’on le pense qu’un des fœtus ne continue pas sa croissance et meurt in-utero. La maman perdra un peu de sang et n’aura pas toujours conscience de ce qui s’est passé.  Ceci va pourtant avoir des conséquences absolument dramatiques pour le fœtus qui reste tout seul. Il a vécu quelques jours voire semaines dans une osmose parfaite avec son jumeau et il se retrouve soudain abandonné. Ce sentiment d’abandon, de manque, de ne pas être complet va souvent le poursuivre toute sa vie de façon puissante. Le mal-être qui en découle peut être à l’origine de beaucoup de problématiques psychosomatiques. Il arrive même que le fœtus absorbe biologiquement les cellules de son jumeau décédé. Cela donnera des décennies plus tard des kystes durs, qu’il faudra enlever lors d’une opération et dans lesquels on retrouvera des tissus humains, des cheveux et même des dents… C’est assez effrayant surtout que les médecins ne donnent pas beaucoup d’informations sur ce phénomène un peu tabou.

Beaucoup de bébés se développent heureusement bien dans le ventre sécurisant de leur maman. Ils vivent neuf mois de plénitude, à la température idéale où tous leurs besoins physiologiques sont comblés. Certains bébés souffrent pourtant de certaines pathologies, ne se développent pas bien ou trop lentement ou ont le cordon autour du cou. D’autres viennent au monde beaucoup trop tôt, des semaines avant le terme et leur vie débute dans des couveuses avec des traitements médicaux lourds.

L’énergie de la naissance

Après neuf mois de gestation où le corps de la femme réussit à créer un enfant parfait, le processus de la naissance se met en marche. Les contractions commencent à informer le bébé que le temps est venu de sortir de son nid douillet et d’être mis au monde. Certains sont prêts à sortir, d’autres pas. Certains sont acteurs de leur naissance, d’autres pas. Le labeur peut durer quelques heures seulement, ou plusieurs jours. Il existe une multitude de façons de mettre son enfant au monde, de la plus naturelle à la plus médicalisée, de la façon la plus sereine à la détresse maximale.

La naissance va être la première grande étape de la vie du bébé : va-t-il sortir facilement ou va-t-il déchirer le col de sa mère au passage ? Ou va-t-il être tiré par des forceps brutalement, après des heures d’un long labeur ? La volonté de la maman d’accoucher naturellement va-t-elle être ignorée ? Va-t-elle être dépossédée de ce moment si important de sa vie par un médecin qui va décider pour elle de faire une césarienne ? De plus en plus de futures mamans ne veulent plus souffrir et choisissent une césarienne programmée dans leur agenda bien rempli. Quelle que soit la façon dont la naissance va avoir lieu, elle va elle-aussi laisser un impact majeur sur le bébé tout frais né. Une naissance est toujours un miracle et une expérience extrême, pour la maman comme pour le bébé. Plus elle va être vécue sereinement et en confiance que le corps sait ce qu’il a à faire pour mettre au monde le bébé, plus le bébé a des chances de vivre sa vie en confiance.

L’énergie du premier regard et des premiers mots

Dans les premières minutes de sa vie, ses parents vont poser leur premier regard sur lui et vont faire des commentaires n’ayant aucune conscience que le bébé fraîchement né soit capable d’en déchiffrer l’essence. Ce premier regard en dit souvent long sur la joie, le bonheur, la fierté ou la déception et la détresse… Le bébé est tout à fait capable de faire la différence entre un regard rayonnant de sa maman qui lui sourit et un regard baigné de larmes de tristesse. Il ne se souviendra pas consciemment de ce regard posé sur lui mais au fond de lui, il portera cette information bien enfouie dans son corps.

Le prénom choisi va être prononcé tel un baptême. Il n’est pas rare que le choix de ce ou ces prénoms ait provoqué des batailles féroces entre les parents pour imposer leur prénom préféré. Un prénom est prononcé des millions de fois dans une vie, sous toutes les intonations possibles. Il a une vibration spéciale. Il y a des prénoms doux ou durs, courts ou longs, simples ou doubles, classiques ou originaux… Et il y a les prénoms donnés en mémoire d’une personne particulière, souvent d’un aïeul décédé mais aussi d’un enfant mort-né ou d’un ex-amoureux. Ce lien de fidélité n’est jamais anodin.

Les réflexions faites par les parents et l’entourage vont aussi avoir un impact puisque chaque mot porte une vibration particulière. Des mots tombent comme un couperet « il est moche », « il ressemble à ton horrible grand-père », « qu’allons-nous devenir avec une fille de plus ? »…

L’autorisation à vivre

La mère donne à la naissance, consciemment ou non, une autorisation à vivre ou non. L’enfant ressent donc inconsciemment qu’il est le bienvenu dans cette famille et peut déployer tout son capital d’énergie. Il a la sécurité intérieure forte qu’il est bon comme il est, il n’a pas à mettre de l’énergie à se rassurer et à s’améliorer. L’autorisation à vivre pleinement va être absolument déterminante pour la vie future de ce petit. C’est la voie royale!

Si la mère ne lui donne pas l’autorisation à vivre, pour des raisons qui lui appartiennent, l’enfant sent qu’il doit freiner son énergie de vie, qu’il doit vivre à petite flamme. Il sait qu’il ne doit pas faire de vagues, que c’est mieux pour lui de garder un profil bas et de ne pas se faire remarquer, de ne pas prendre trop de place. Il a une injonction de ne pas causer de soucis supplémentaires à ses parents et de leur obéir. Il va passer une grande partie de sa vie à essayer d’obtenir cette autorisation d’une façon ou d’une autre, de sa mère, puis de ses supérieurs ou de ses partenaires de vie. Il va y perdre une énergie folle jusqu’au jour où il va comprendre que c’est désormais à lui de se l’accorder.

Cela ne veut pas dire que si on n’a pas eu un départ idéal dans la vie que tout est fichu d’avance. Il existe heureusement diverses techniques, pour redresser la trajectoire donnée au tout début de notre vie et redonner une direction plus juste basée sur l’énergie d’amour. Il sera cependant nécessaire de passer par le corps au niveau énergétique pour reprogrammer en quelque sorte les impulsions de peurs en impulsions d’amour.

Au début de sa vie, l’âme du bébé est pure dans l’absolu. Le nouveau-né est absolument connecté à son âme et à sa Source. Il a une rayonnance particulière, une aura magnifique et douce. Cette aura pure va pourtant vite être entachée par la nature des premiers instants de sa vie.

Si tout est énergie, les premières impulsions ont un impact déterminant sur la trajectoire de la vie.  Quelles ont été les tiennes ? Ressens-tu si tes premières impulsions de vie étaient imprégnées d’amour (expansion au niveau du cœur) ou de peur (contraction) ? Vérifie si ta vie actuelle est menée par l’énergie d’amour ou de peur. Il est toujours temps de changer de cap.

Crédit photo : SeppH sur Pixabay


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Isabelle Colineau

Isabelle Colineau

Isabelle Colineau est née en 1971 dans un petit village d’Anjou. Après des études de commerce international à Paris, elle s’installe à Bonn, en Allemagne. Elle est mère de deux adolescentes.

Elle travaille pendant quatorze ans aux Nations Unies jusqu’au jour où un coup du destin bouscule radicalement le cours de sa vie. Après une longue traversée du désert, elle découvre son don de guérison. Depuis 2010, elle le met à la disposition de personnes désireuses de se libérer de leurs maux et de leurs mémoires corporelles.

Elle est l’auteure de « De la lame de fond au fond de l’âme », son premier ouvrage où elle relate avec une authenticité remarquable ses émouvantes expériences et découvertes. Elle est portée par la motivation de faire connaître à un grand public que les maux du corps sont le reflet des maux de l’âme.

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