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Partir à la rencontre de soi…

par | 6 Jan 2020 | Spiritualité | 0 commentaires

 

Partir à la rencontre de soi… 2Retrouvez le podcast en fin d’article 

Partir à la rencontre de soi… 3

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Durant la majeure partie de notre existence, nous pensons que nos choix sont dictés par nos désirs et nos volontés. Nous sommes pour la plupart intimement convaincus que nous usons de notre libre arbitre pleinement, consciemment et puissamment.
Pourtant, il se pourrait bien que ce fameux libre arbitre ne soit pas aussi libre qu’il en a l’air. En y regardant de plus près, on pourrait découvrir, tapis dans l’ombre, multitudes de croyances, d’injonctions, de préjugés et de sous-entendus qui, parfois même ne nous appartiennent pas.
Comment faire alors pour agir selon notre essence personnelle ? Comment la reconnaître ? Doit-elle impérativement être neutre de passé, de notre histoire ?

Le Cheminement vers soi n’est pas un parcours anodin. Le long de l’allée bordée de rosiers, nous rencontrons beaucoup d’épines ; des pétales, fanés au sol ; des pieds cramés par les sécheresses ou le gel. Et puis aussi, des roses, de plus en plus nombreuses, de plus en plus colorées.

Partir à la rencontre de soi est un parcours initiatique incontestable. Décider d’entamer ce parcours est un véritable choix, fort, puissant et conscient. Le premier pas que l’on fait dans un sursaut lucide, souvent poussé par une sorte d’instinct de survie. Une fois lancé·e, il n’est pourtant pas facile de maintenir le cap. En effet, à force de « travail sur soi », nous nous rendons assez vite compte que les premiers nettoyages ressemblaient finalement à des jeux d’enfants ; petites pichenettes dans nos croyances et systèmes internes, juste pour voir si on était « cap ». Et oui, on est « cap » ! On est toujours « cap » ; mais parfois, au milieu du parcours, c’est la fatigue, l’isolement et l’incompréhension face aux montagnes dressées devant nous ; c’est un « STOP » venu du cœur, des tripes, et quelque fois du corps, qui prend alors le dessus ; et des tonnes de « à quoi bon » qui s’abattent sur nous. Finalement, est-ce que ce n’était pas plus simple avant, quand on ne se posait aucune question ? Un de mes proches m’a dit un jour qu’à force d’entendre que c’était mieux « avant », il allait finir par penser que l’époque des dinosaures était formidable !

En fait, il ne s’agit pas tant de savoir si c’était mieux ou plus facile « avant », il s’agit essentiellement de prendre conscience qu’en allant à la découverte de notre Être, nous ouvrons la boîte de Pandore. Cela vaut-il le coup ? Je vous répondrais oui ; est-ce que c’est facile ? Pas spécialement. Certains démons restent plus coriaces que d’autres. Mais nous allons également au-devant de belles surprises, en commençant par celles que nous nous créons. Ces barrières infranchissables que nous dévions finalement d’un revers de main ; ou bien ce sentiment de fierté qui nous fait nous sentir plus riche et plus grand·e des tempêtes traversées. Dans ces moments de doute, il peut être bon de s’arrêter faire une pause et regarder derrière soi. Établir un bilan du chemin parcouru. Certaines factures pourront paraître salées. C’est vrai. Mais, en réalité, qui, de notre Être profond ou de notre Ego ressentira cette amertume ?

Lorsque nous démarrons le chemin initiatique vers notre essence, nous posons une intention, consciente ou pas, qui ressemble peu ou prou au désir profond de se connaître, d’être aligné·e avec celle ou celui que l’on est réellement, au fond de nous ; connecté·e parfaitement à notre Âme.  Cela demande une bonne dose de confiance dans toutes ces formes mystiques qui nous entourent (peu importe les noms que nous leur donnons : anges, guides, Univers, la Vie…). Une confiance assez forte pour lâcher et laisser derrière soi ce qui, justement ne convient pas, ou plus, à cet alignement. Que ce soit dans la sphère relationnelle ou matérielle ; au travail, à la maison ; avec la famille, les amis, dans son couple. S’aligner avec son Être, c’est comme emménager dans une nouvelle maison : certaines pièces ont juste besoin d’un coup de peinture, et d’autres de faire tomber les murs pour tout redessiner… à notre image. Une image qui évolue constamment et qui bougera au gré des leçons et compréhensions. Au gré d’une vie de plus en plus alignée et affirmée.

Pour atteindre cette connaissance et cette connexion à soi, certains principes de base majeurs sont à prendre en compte. Lorsque nous pensons vaciller, ils apparaissent comme des piliers de notre structure personnelle et de notre avancement. Revenir vers eux, c‘est revenir vers nos propres fondamentaux ; revenir vers notre Essence.

 

Observation et remise en question

La première chose à faire pour savoir de quoi, ou plutôt de qui, on parle est de s’observer. Bien souvent, nous nous définissons sur une base qu’on nous a déjà fournie à notre naissance et que, au fil du temps, notre environnement et nos relations ont nourri. Nous sommes l’enfant de… nous ressemblons à notre père/mère ; nous faisons penser à ce vieil oncle capricieux, à cette cousine qui avait un caractère de chien… C’est ainsi que progressivement, nos proches nous insufflent notre personnalité, influencent nos tempéraments et agissent sur nos choix. L’étiquette est mise, il n’y a plus qu’à s’y conformer et à vivre selon la définition. On peut également, et parfois très tôt, décider de mener sa vie « contre » ce déterminisme. Mais là aussi, et bien malgré nous, nous restons tributaires du postulat de départ. Pour trouver sa véritable liberté, sa vibration personnelle, nous ne pourrons faire l’impasse de l’observation minutieuse, patiente et authentique. Cette authenticité est primordiale car elle permet un juste positionnement de notre axe et de nos (ré)actions. « Oui, peut-être que je suis un peu capricieux·se… mais pourquoi ? Que se cache-t-il derrière ces excès de frustration ? Quelle(s) blessure(s) est en train de me parler ? Puis-je agir sur elle(s) ? Et comment ?… » Observer ses comportements, ses émotions, son corps ; observer ses interactions avec la nature, avec les autres ; nos influences… Tout ce qui agit sur nous et nous fait (ré)agir. C’est la première étape pour rencontrer cet Être singulier qui nous habite, non pas dénué de son passé, mais libéré de projections de toutes sortes.

Ce « petit conseil » peut sembler banal et pas si compliqué à suivre.  Pourtant, il nous demande de nous mettre à nu, de lâcher nos croyances personnelles sur nous-même et sur les autres. Nous n’apparaîtrons pas toujours comme la victime ; nous nous rendrons compte que personne ne nous a demandé à être sauvé, et, qu’au milieu de toutes nos bonnes intentions, c’est parfois nous le bourreau.

La transparence requise dans cette observation nous emmène ainsi sur les rives de la remise en question. Une remise en question saine et objective, où il faudra veiller à ne pas tomber dans la dévalorisation systématique. Néanmoins, reconnaître ses erreurs, ses défauts, ses petits (et gros) travers, c’est reconnaître son humanité imparfaite. La reconnaître en Soi, c’est la reconnaître chez les autres. Premier pas vers la compassion… et la paix intérieure. La paix avec son histoire, avec les Autres. La paix avec Soi-même.

Patience, bienveillance et égoïsme

Il est, je pense, inutile de préciser que ce processus peut être l’histoire de toute une vie, et qu’il sera nécessaire de montrer beaucoup de patience. On ne peut pas tout comprendre, tout de suite. Il faut parfois du temps. Parfois, on comprend avec le mental mais il nous faut encore quelques années pour l’intégrer avec le cœur, et encore quelques années pour l’imprégner dans nos cellules. Quelques fois l’illumination est là en claquant des doigts, et à d’autres moments, c’est plus long. Comme le disait un célèbre Jedi « moi je dis patience ».

Prenons le temps de savourer chaque expérience pour ce qu’elle est : une leçon, un pas de plus vers l’apprentissage de notre Être profond. Oui, je sais, il y a certaines tempêtes dont on se passerait bien de vivre ! Et pourtant, quelle fierté, quel bien-être lorsque nous réussissons à en sortir la quintessence, ou à les traverser en accord avec notre résonnance personnelle, quelles que soient les difficultés rencontrées. Ce n’est pas toujours évident, et il arrive que ce soit impossible, l’obstacle émotionnel étant trop dur à dépasser. C’est alors à tout notre amour, toute notre empathie et notre bienveillance envers nous-même qu’il faudra faire appel pour nous accompagner. De notre capacité à nous apporter douceur et indulgence dépendra la qualité de notre chemin. Ne soyons pas trop sévère ni trop arrogant envers nos erreurs, nos marches loupées.  Ne trépignons pas de frustration parce que « oui j’ai activé la loi d’attraction, mais ça ne marche pas ! » Prenons le temps d’avancer un pas après l’autre et, surtout, n’ayons pas peur de dire non. Non, là, décidément, c’est trop dur et cette leçon je ne l’intégrerai pas cette fois-ci. Non, ce n’est pas grave si, pour une fois, je n’y arrive pas. Non, cette super méthode, ce thérapeute génial ne me conviennent pas. Garder le cap de sa propre authenticité, en toute bienveillance, envers soi et les autres, en la saupoudrant d’un zeste d’égoïsme. Mais cet égoïsme ne nous met pas au-dessus des autres ; simplement en retrait, de temps en temps, comme pour mieux s’en protéger. Lorsque nos cuirasses ne sont pas encore consolidées, ou se voient fragilisées, cet égoïsme-là nous permet de respecter et maintenir cet alignement nouvellement trouvé. Il n’est pas absolument nécessaire, mais peut s’avérer utile.

Accompagnement : Attention aux nouvelles injonctions

Ainsi, au cours de ce voyage vers nous-même, nous allons découvrir les bienfaits d’un égoïsme sain, apprendre à nous offrir bienveillance et douceur, affronter avec aplomb certains démons… Bref, nous allons peu à peu construire et dévoiler notre personnalité véritable, notre vibration profonde et consolider notre axe et notre ancrage.

Pour cela, il se peut que nous éprouvions le besoin, l’envie ou la simple opportunité de nous faire accompagner par des ami·e·s ou peut-être, par un·e praticien·ne d’une thérapie quelconque. Il existe aujourd’hui de nombreuses méthodes pour nous guider à travers nos dédales intimes, et il y en a forcément une pour chacun·e d’entre nous. Il suffit de trouver la bonne méthode et la bonne personne. Il serait présomptueux (et vain) de dresser ici la liste de tous les outils existants. Là encore, le lâcher-prise et la confiance seront indispensables à notre cheminement. Savoir et ne pas douter que les rencontres, les propositions qui viennent à nous sont rarement le fruit du hasard. Que subtilement et indubitablement, elles sont placées sur notre route de manière juste et au bon moment. Même s’il n’est pas toujours aisé de s’en rendre compte dans l’instant.

Pour autant, accepter la main que l’on nous tend ne signifie pas s’abandonner, à nouveau, dans d’autres bras et répondre à d’autres injonctions. À l’heure où toutes sortes de disciplines fourmillent et s’agitent autour de nous, conserver l’axe de ses propres fondamentaux est impératif. Rester vigilant à ce que, sous couvert d’accompagnement bienveillant, de nouveaux déterminismes ne succèdent aux anciens, brouillant, encore une fois, les pistes vers nous-même. Observer. Observer encore et toujours, comment nous entrons en résonnance avec ce que nous propose la Vie.

Être à l’affût de ces signaux, parfois discrets, c’est tendre l’oreille à notre petite voix intérieure. C’est, enfin, commencer à écouter notre Âme.

 

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Partir à la rencontre de soi

by Myriam de Lesaka | Présences magazine No 10 - Janvier 2020

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