Les spiritualités à la mode de chez nous

par | 10 Juil 2019 | Spiritualité | 0 commentaires

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 Entre la spoliation des traditions premières et le besoin de spiritualité qui vit en chacun de nous, comment conjuguer éthiquement notre besoin de connaitre et de vivre de façon épanouissante ? Questionnons notre soif de spiritualité et le syncrétisme qui découle de la mondialisation.

Tenons-le pour dit : je ne suis pas sociologue, ethnologue ou anthropologue. Je me suis intéressée à diverses recherches et je me suis questionnée sur les miennes. Cet article reflète uniquement mon point de vue et peut-être aussi celui d’une génération. Je suis née et ai été éduquée dans la religion chrétienne. Pas dans une famille particulièrement croyante ou assidue aux rituels proposés. Mais j’ai senti l’encens, je me suis mise à genoux et relevée maintes fois, j’ai chanté avec joie et écouté avec intérêt des hommes offrant la parole de Dieu. Enfant, j’ai été touchée lors de baptêmes, de communions ou de funérailles, non pas tant par ce que je ressentais, mais de ce que je percevais emphatiquement des émotions des autres.  J’ai adressé mes prières chaque soir, demandant la santé de mes proches, le réconfort pour moi-même. Et j’ai grandi…

De nouveaux chants et des couleurs ont apparu à mon adolescence : ils étaient habillés d’orange, ils chantaient la joie de vivre et la société bien-pensante les prenaient pour des illuminés. C’est vrai que leurs visages étaient radieux, même s’ils ne vénéraient pas un seul Dieu. Je plongeai alors dans les livres, les images, les récits et découvrais l’Inde et son mysticisme, sa mythologie incroyablement fertile et, bien sûr, sa musique. Une multiplicité de tonalités dans lesquelles je me berçais ; thème et variations infinies, jeux d’harmoniques de sitar et  d’harmonium, chants subtilement décalés à mon oreille formée à la musique classique. Un peu, comme mon lien au religieux : décalé, multiple, infini, coloré, joyeux et savoureux. Car l’Inde c’était aussi une cuisine, des saveurs et mon choix de devenir végétarienne. En venir à respecter la vache sacrée (et tous les animaux) dans un pays, la Suisse, où la vache était la grande nourricière ! Alors j’ai chanté en sanskrit, savouré les currys et mon ciel intérieur s’est enrichie de tous ces dieux et surtout de déesses, moi qui ne connaissais qu’un seul dieu masculin.  Le monde divin s’expliquait au pluriel !

Et si l’Indouisme était venu à l’Occident pour proposer une alternative spirituelle, emplie de diversité et redonnant sa place à la femme ?

Ma vie quotidienne en a été chamboulée, j’ai changé de couleurs de vêtements, mais  j’ai plissé les yeux, très forts, les sourcils en point d’interrogation, quand me sont apparus la vision des castes et des inégalités. Je mûrissais…

 

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