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Carole PirmezLes 8 portes de libération de l'âme (2) - La porte de la liberté

Il y a les mots qui nous touchent. Il y a ceux qui nous flattent, nous encouragent, nous réchauffent de l’intérieur. Certains d’entre eux nous donnent le sourire là où d’autres inondent notre visage d’un torrent inextinguible. Sous leur effet, notre corps tout entier bouillonne parfois même et tremble telle une marmite oubliée sur le feu et dont le contenu se débat contre les parois du récipient qui l’entoure. Les mots, sous leurs innombrables formes et formulations, sont de puissants pinceaux de créations capables de peindre l’univers à la couleur de nos émotions.

La beauté des arcs-en-ciel les plus vifs. La saveur d’une fraise sauvage. Le parfum d’un champ de lavande. Le chant des oiseaux migrateurs. La caresse matinale de l’être aimé.

Nos sens nous permettent de percevoir le monde surprenant qui nous entoure. Ils font partie de l’expérience de la réalité matérielle dans laquelle nous nous sommes incarnés.

Le langage, au-delà de ses origines qui ont déjà fait couler l'encre de nombreux penseurs, est un des moyens de communication que nous privilégions pour entrer en lien avec l’autre. Par l’assemblage de nos mots, nous formulons les phrases qui reflètent le contenu de nos pensées. Ils sont le véhicule de nos désirs, de nos besoins, nos demandes, nos incompréhensions, nos apprentissages, nos rêves, nos loisirs, nos passions, nos talents, nos émotions…
En fonction du contexte, de nos intentions ou de nos préférences, notre mode d’expression varie. À l’écrit, nous laissons souvent libre cours à la danse des mots.
L’art sous toutes ses formes transpose nos ressentis les plus profonds. La danse, libératrice du mouvement, le chant, le regard … feront quant à eux le sujet d’un prochain article.

Mais, quel que soit le canal de communication que nous favorisons, la vibration et l’énergie des mots que nous choisissons ont un impact puissant sur nous-mêmes. Sur nos croyances. Sur notre corps. Sur notre esprit. Sur notre énergie. Sur notre santé …

Naissance vibratoire

Le sujet de la vibration est parfois long et fastidieux à aborder. Prenons un exemple simple pour l’illustrer…

Est-il encore nécessaire de rappeler que nous sommes tous vibration ? Depuis notre conception, le va-et-vient silencieux de notre cœur est là pour nous le rappeler. Avant même notre premier souffle. Avant de franchir la porte du vivant et de laisser nos alvéoles pulmonaires s’ouvrir sous l’influence du mouvement respiratoire. Notre boîte à musique interne et personnelle était déjà bien accordée.

Combien de fois nous sommes-nous arrêtés devant le visage majestueux d’un nouveau-né ? Nos propres enfants parfois même.
Le bébé est connecté au divin. Bien qu’il porte en lui le souvenir du temps passé à baigner dans le liquide amniotique lors de sa vie intra-utérine, il n’est pas formaté à notre société. Bien vite pourtant, celui-ci découvre le monde des sens et des émotions par lequel il lui est indispensable de communiquer.

Par le son, par la voix, par les pleurs, il manifeste son inconfort. « J’ai faim. J’ai froid. Je suis mouillé. J’ai besoin d’être rassuré ». Bébé pleure et nous, adultes, apprenons à le comprendre. Nous ajustons notre vibration à la sienne pour recevoir ce qu’il émet dans notre direction. Par l’amour, par le coeur, nous comprenons. Nous ressentons. Nous fusionnons dans l’unité.

Très vite, l’enfant grandit. Avant même la maîtrise de la parole, il découvre le monde des rêves. La nuit, il lui arrive de pleurer. Il explore, tombe, se relève. Son comportement et son langage évoluent au rythme de son âge.
Nous adultes faisons de notre mieux. Sans mode d’emploi autre que l’expérience partagée de nos lectures, amis, parents. Nous domptons nos émotions du mieux possible pour éviter à ce petit être d’avoir à revivre les expériences inconfortables de notre propre passage dans le monde de l’enfance. De mon vivant, je n’ai encore rencontré aucun adulte « parfait ». Cela existe-t-il même ? Un être humain capable de dompter chacune de ses émotions !? Aucune réaction de colère face à la colère. Aucune larme de tristesse face à la tristesse. Aucune peur transmise. Aucune erreur. Aucun jugement. Non, définitivement, je pense que cela n’existe pas. 😉

Tant de mots pour en revenir à la vibration. À ce son interne qui nous caractérise, à la vibration externe que nous exprimons pour manifester nos pensées et nos émotions.

La parole écologique

Sur notre parcours, qu’il soit lié à notre propre enfance, à celui de la parentalité ou à notre vie en société, nous apprenons donc à jongler avec nos ressentis. Nous ajustons notre fréquence personnelle pour résonner avec le milieu qui nous entoure.
Souvent, il m’arrive de parler à mes enfants de la parole « écologique ». Je vous l’explique…
Sous la pression de la pollution atmosphérique, nous savons ô combien il est urgent et indispensable d’en revenir à l’essentiel. À la source, la racine. Protéger la terre de nos ancêtres. Lui offrir notre amour, notre compassion. Quitter le monde de l’illusion lié au matérialisme, à la surconsommation. Pour cela nous faisons appel à notre créativité, à notre sensibilité, à notre intuition. Nous éveillons le.a guérisseur.se, le.la chamane, le.la sorcier.ère. Nous invoquons la terre, l’eau, le ciel, l’air, l’éther. Car nous savons qu’ils portent en eux le pouvoir de leur propre guérison. Ils sont forces et puissance.
Mais avons-nous pour autant conscience de la pollution vibratoire qu’occasionnent nos mots, quant à eux, lorsqu’ils ne sont pas aimants, respectueux, attentionnés ?

Sans que nous en ayons conscience, les ondes de forme créées par nos mots nous entourent. Ceux-ci influencent nos vies, nos comportements vis-à-vis de nous-même, vis-à-vis de la société. Il serait pourtant tellement plus confortable d’imaginer les mots s’évaporer.
Pour ce cheminement de pensées, je vous propose d’observer le cycle naturel d’évaporation de l’eau. Au contact de l’air, l’eau s’évapore. Cette vapeur d’eau se concentre en nuages. Une fois ces nuages devenus suffisamment gros, l’eau retombe sur la terre sous la forme de pluie et retourne à l’océan.
Les ondes vibratoires que nous émettons sont en tout point pareilles. Elles ont un impact sur le monde qui nous entoure, sur le système émotionnel de notre environnement.

La parole écologique est dépourvue d’énergie négative. Dans le respect de ce que nous ressentons, elle nous invite à ne pas prononcer les mots « inutiles ». Ceux que nous sommes tentés d’exprimer pendant un moment de colère par exemple.
Je suis sûre que vous l’avez déjà vous-même observé.
Lorsqu’un événement éveille en nous des sentiments négatifs et que malgré nos efforts cette situation nous pousse à une réaction assez sombre que pour pouvoir résonner à la même fréquence vibratoire que cet évènement, nous succombons à la colère, à la tristesse, à la peur, au dégoût ou à tout autre sentiment dit de « basse fréquence vibratoire ».
Sans en comprendre la raison, nous remarquons qu’autour de nous d’autres évènements négatifs se manifestent en cascade : un verre brisé, une dispute, la voiture qui ne démarre pas, la perte de nos clés de voiture, le portable qui tombe en panne, une querelle avec notre meilleur.e ami.e, une séparation, un décès…
Ces vibrations basses que nous ressentons et/ou émettons vident notre réservoir d’ondes positives. Notre fréquence étant adaptée, nous attirons à nous ce qui lui convient le mieux…
Par intuition, et parce que nous observons un inconfort dans notre corps, dans notre esprit ou au niveau de notre santé, nous voyons naître le désir/besoin de prendre du temps pour nous. Une sortie, un resto entre ami(e)s, un soin du corps, une séance de sport, des petites confidences sur papier, une ballade en nature… Nos rituels nous équilibrent et nous aident à remonter le niveau de nos « jauges» personnelles.

Axé sur notre ego et sur nos réactions émotionnelles il nous en arriverait presque d’oublier notre impact sur l’autre et sur l’univers tout entier.
Il en est de même pour les objets que nous manipulons et de l’énergie que nous leur transmettons…

Au pays des bisounours

Un monde fait d’émotions 100% positives, est-ce cela que nous recherchons ? Personnellement, ma réponse est non. Et ce, pour plusieurs raisons évidentes.
La première chose à laquelle je pense est la création. Si nous avons été dotés d’un système émotionnel, il est évident que sa large palette est nécessaire à notre épanouissement, à notre « survie » dans cette société. N’est-il pas vrai que sans la peur d’être dévoré par un lion nos ancêtres n’auraient jamais pris la fuite lorsqu’ils leur arrivaient de se faire pourchasser ? Comment nous sentirions-nous si nous ne pouvions exprimer par nos larmes les émotions de joie ou de tristesse qui nous traversent ? N’est-ce pas là un moyen de nettoyer notre corps de ce dont il n’a plus besoin ? Nous sommes des êtres merveilleux.
À nouveau, la nature m’inspire l’image suivante. L’orage, quelle que soit sa violence, donne plus de saveur aux rayons de soleil qui inondent nos maisons et nos cœurs après la tempête. La colère, lorsqu’elle est canalisée, est parfois nécessaire et libératrice.

Tout est équilibre. Rien n’est figé ni éternel. Prenons-en conscience et réalisons à quel point les mots que nous semons sont des graines qui créent le monde qui nous entoure. Nous sommes les créateurs.trices de notre réalité. Loin d’être des bisounours glissants sur la courbe d’un arc-en-ciel, devenons ces marins capables de naviguer sur les vagues les plus hautes sans jamais nous laisser submerger.
Laissons nos ressentis voyager sur les berges de nos rivières intérieures pour atteindre la surface avec prudence et respect de nous-mêmes et de notre environnement.

Au niveau du corps, le chakra lié aux émotions est le second. Situé à la hauteur de notre vessie et de nos organes de reproduction, il est le siège de notre créativité, de notre sexualité. Il est lié au goût, à la saveur, aux plaisirs de la table. Nous sommes ici dans le monde des désirs et des sentiments. L’eau est mouvement. Afin d’éviter les inconforts, il est important qu’elle puisse se déplacer librement …

Par la détente et par un retour à notre intériorité, nous pouvons gagner en équilibre émotionnel. Élever nos consciences. Vibrer à l’unisson.

Dans la méditation que je vous propose ce mois-ci, il sera question de créativité, de désirs, d’alimentation, de libre expression de qui nous sommes vraiment.
Mais aussi, et surtout, de notre prise de position. Oui c’est oui, non c’est non !

À nos âmes…


Installez-vous au calme, équipez-vous d’écouteurs et cliquez ICI pour écouter votre MÉDITATION guidée.

Carole PirmezMéditation - La porte de la libération

Crédit photo : Sarah Richter sur Pixabay

Carole Pirmez

Facilitatrice intuitive en libération émotionnelle.

Carole est écrivaine, guide intuitive et enseignante en Hatha et Kundalini Yoga. Sa mission de coeur est d’accompagner et aider les personnes à se reconnecter à leur « essentiel ». Par l’écriture, le coaching, le Yoga, mais aussi via la pratique de soins énergétiques, elle éveille les consciences avec douceur.

Sa vie a pris un nouveau départ suite à un deuil difficile il y a 13 ans. Reconversion professionnelle, nouvelle quête de sens, formations multiples en Yoga, énergétique et développement personnel.
Aujourd’hui, Carole est une âme voyageuse passionnée par la physique quantique, par notre relation à l’infiniment petit, à l’infiniment grand.
Optimiste et intuitive, elle croit en un monde meilleur. Un monde d’amour. Un monde de conscience individuelle, collective et environnementale.
Au quotidien, Carole offre le meilleur d’elle-même afin d’aider l’humain à redécouvrir sa lumière intérieure, à se reconnecter à son intuition pour mieux réussir à prendre du plaisir dans le moment présent. Lui ouvrir les yeux sur la puissance de son potentiel, l’aider à croire en lui, le guider sur son chemin de croissance personnel et spirituel afin qu’il puisse, s’il le désire, devenir lui aussi un.e acteur.trice du changement.

Retrouvez ses soins et accompagnements sur son site internet: carolepirmez.com

De façon ponctuelle, Carole organise également des retraites « nature et bien-être », dont la prochaine en date s’intitule « Au coeur de l’océan: mouvements créatifs, yoga et conscience du souffle » (Sataya, mer Rouge/octobre 2020).
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