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La faculté de ressentir, le savoir-ressentir est pour moi la faculté essentielle pour pouvoir évoluer intérieurement, aussi bien à long terme, dans le cadre des grandes directions de toute notre existence terrestre, qu'à très court terme, pour savoir comment se comporter, de la façon la plus juste pour nous-même et pour les autres, dans les situations les plus prosaïques de la vie quotidienne.

Lorsque cette faculté est éveillée en moi, elle devient en toute chose et en tout temps le phare qui me guide et me ramène au port, et à bon port, ainsi que le soutien sans faille qui m'accompagne sur mon chemin.

La formule magique pour revenir à moi, pour me remettre à l'écoute de ma vraie nature et de mes vrais besoins, peut donc être la simple question : « Qu'est-ce que je ressens ? » (« Qu'est-ce que je ressens, là, à cet instant ? ») Elle dévoile toute sa force dans un moment de doute ou d'inconfort, voire de souffrance intérieure, car c'est dans ces moments-là qu'elle est particulièrement source de prises de conscience transformatrices. Lorsque tout va bien, que je me sens détendu et en paix, il me suffit juste d'être là (voir ma méditation « Être Là. Être Ici. ») et de goûter l'instant sans me poser de questions !

Mais c'est quoi, ressentir ?

Il est plus facile de décrire ce que ce n'est pas !

Ressentir, ce n'est PAS penser. La réponse à la question « Qu'est-ce que je ressens ? » ne doit donc pas être cherchée dans et par la tête, elle ne doit absolument pas mobiliser la réflexion cérébrale. Elle ne fait pas appel à la mémoire ou à l'imagination. « Qu'est-ce que je ressens ? », c'est encore une fois, , maintenant. Je suis dans le présent de cet instant, c'est là que je recherche une réponse, pas dans le temps. La réponse à cette question doit venir de mon for intérieur, seule source de ma sagesse personnelle, pas de mon intellect limité.

Ressentir, ce n'est pas non plus sentir, au sens d'une sensation corporelle. Mais... c'est une mauvaise réponse acceptable ! Car, comme les deux mots l'indiquent, il y a du sentir dans le ressentir, ce qui crée des similitudes dans les impressions générées, et c'est pourquoi la distinction entre les deux sentirs n'est pas toujours évidente au début. Par exemple, il peut m'arriver de sentir une oppression sans pouvoir vraiment la relier à une sensation purement corporelle, c'est plus profond, plutôt comme une oppression interne ou générale... ; dans ce cas, pour moi, c'est un res-senti. Mais faisons simple : retenez juste que le senti est plus proche du ressenti que ne l'est le penser. Donc, si vous ne savez pas ressentir ou saisir ce que c'est que ressentir, ce sera toujours plus positif, et même jamais négatif, de sentir plutôt que de penser. Quand je sens, je ne pense pas. Et si je ne pense pas, il ne peut y avoir de problème ! Il y a juste ce-qui-est-là.

Ne vous souciez donc pas au début de savoir si c'est seulement du senti ou vraiment du ressenti. En apprenant de plus en plus à sentir, vous apprendrez en même temps, autoactivement, de plus en plus à ressentir. C'est cela le plus important. Et si vous confondez les deux au début, ce n'est pas grave. Avec la pratique, vous saurez de mieux en mieux discerner l'un de l'autre ; vous apprendrez à reconnaître le ressenti par sa forme plus « légère », plus fine que celle d'un simple senti... Ressentir, c'est un peu la même chose qu'un senti corporel, mais à un niveau plus intérieur.

 

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Jérôme Lemonnier

Durant 30 ans de vie intérieure très tourmentée à partir de l'adolescence (dépression chronique, phases de désespoir extrême...), je n'ai eu de cesse de chercher des remèdes à mon mal-être, d'abord extérieurement, puis de plus en plus intérieurement ; d'explorer de plus en plus profondément ma souffrance, convaincu qu'il devait y avoir autre chose que cela, qu'elle ne pouvait être une fatalité... Au cours de ce long voyage intérieur, j'ai fini par enfin trouver la paix, puis ensuite la vraie joie ainsi que la force et l’équilibre inébranlables auxquels j'aspirais tant.

À 50 ans, je me suis senti poussé à écrire pour redonner ce que j'avais reçu, pour partager et témoigner de ce que j'avais appris spirituellement, sur moi-même, sur le fonctionnement du mental, sur les causes de la souffrance psychique et ce qui en libère. Sont nées Les Chroniques de l'Eclaireur (travail toujours en cours), avec le souhait que mon expérience vécue puisse maintenant aider autrui.

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