fbpx

Le périnée féminin (2) – Appel à la révolution féminine du périnée

par | 5 Nov 2019 | Bien-être et santé | 0 commentaires

Retrouvez une lecture audio de l'auteur en fin d'article 

Tout un potentiel entre nos jambes ou le rôle stratégique du périnée, ce grand « mal connu » (partie 2)

Pourquoi mène-t-on une révolution ? Le « peuple » se révolte quand limitation, contrôle, pauvreté sont devenus intolérables et quand il découvre qu’on lui a menti. En mettant à jour la vérité, il exige alors la liberté. En faisant tomber les barrières de l’ignorance, il demande l’égalité. Et pour bénéficier tous ensemble de ces prérogatives, il appelle le soutien et l’entre-aide (ça vous rappelle quelque chose ?!). Mais restons dans notre sujet ! Il y a deux ou trois ans, les femmes, et les hommes aussi, ont découvert avec stupéfaction pour beaucoup, l’anatomie du clitoris. Il y a quelques semaines, après des siècles de coutumes et croyances, une vague d’étonnement déferlait sur les réseaux sociaux avec la prise de conscience que hymen et virginité n’ont rien à voir ensemble, que l’un n’est pas la preuve de l’autre.

Après avoir fait le point dans le numéro 7 de Présences Magazine sur ce qu’est le périnée, ses qualités, les faiblesses et dysfonctionnements qui lui sont attribués, notamment, je vous proposais de réfléchir à comment faire le tri entre les croyances et la physiologie. Beaucoup de lectrices me connaissent et ont lu mes livres. Elles savent que je parle d’une révolution féminine du périnée afin de ne plus nous laisser dire quoi ressentir et comment faire, afin de ne plus croire aux faiblesses du corps des femmes. Toutefois, j’ai reçu des mails et messages qui m’amènent à aller un pas plus loin dans la proposition que les femmes reprennent leur pouvoir sur leur corps, qu’elles puissent décider en connaissance de cause pour elles-mêmes.

Un pavé dans la marre des croyances et limitations concernant le périnée des femmes, vous me suivez !?

  1. Petit condensé de croyances

Plusieurs lectrices m’ont écrit suite à mon article précédent, le premier d’une série de trois. Voici ici quelques extraits choisis « on ne peut pas nier que, du fait de son anatomie, le périnée des femmes soit faible ! », « l’accouchement est un vrai souci. Il abîme le périnée et provoque des fuites urinaires. J’ai choisi de ne pas avoir d’enfant », « j’ai 4 enfants dont 2 étaient de gros bébés. Mon périnée n’en est pas sorti indemne. C’est le prix à payer pour les femmes ». « J’ai demandé une césarienne pour ne pas abîmer mon périnée ; et je ne comprends pas car j’ai quand même des fuites urinaires. Mon médecin parle d’opération et je ne veux pas. Que puis-je faire ? », « Pour moi, tout va bien du côté de mon périnée. Je fais mes exercices matin et soir, tous les jours sans exception ». « Je ne comprends pas votre propos au sujet des principes physiologiques. De quoi parlez-vous exactement ? ».

Il semble évident à mes yeux que les femmes qui témoignent ainsi limitent leur regard à ce que j’appelle la « mécanique locale » du périnée et à l’accouchement tel qu’il se pratique la plupart du temps en occident, en milieu hospitalier, c’est-à-dire en position allongée, les pieds sur les étriers. Toutefois, suivant les médecines millénaires et le bon sens, il n’existe pas de « mécanique locale » indépendante ni de dissociation des parties du corps entre elles, pas plus que de séparation entre le corps et l’esprit. Car tout est lié avec tout dans le corps, par les jeux des fascias, celui de la circulation des fluides, de l’organisation squeletto-musculaire et de l’activité du système nerveux entre autre. Le plancher pelvien ne fait pas exception. Bien sûr, il est concerné par l’accouchement, tout comme par la grossesse, mais n’est-ce pas le cas de tout le corps ? Et n’est-ce pas physiologiquement normal  ?

 

La suite est réservée aux abonnés

Je découvre l'abonnement

 

Vous pouvez aussi acheter cet article à l'unité (0.99 €) sur la boutique

Vous êtes déjà abonné ? Identifiez-vous pour pouvoir lire l'article dans son intégralité :

elit. nunc ut Phasellus nec accumsan quis, ipsum mi,

Et si vous vous abonniez pour aller vers une vie plus consciente ?