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Adélaïde Arnaud
Le Pardon, une clé puissante d’éveil
Adélaïde ArnaudLe Pardon, une clé puissante d’éveil
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Chères lectrices, chers lecteurs, pour ce numéro estival, je vous propose de traiter un sujet qui peut paraître lourd à la première approche mais qui finalement détient un très grand potentiel de libérations intérieures.
Profitons du temps que nous offre cette période d’été pour apprendre à mieux se connaître et à travailler sur nos blessures en profondeur. La météo ensoleillée, les vacances, les jours plus longs peuvent aussi permettre de prendre soin de soi grâce à l’introspection.

«Pardonner, ce n’est pas dire : ce n’est rien, je te pardonne. C’est dire : J’ai souffert, mais je te pardonne.»

Pardonner : une source de libération intérieure

Notion qui porte souvent à polémique, difficile à intégrer, souvent teintée de religiosité, notion qui fait peur parce que pardonner serait cautionner un acte impardonnable, immonde, voire oublier un acte qui a pu détruire une vie, une famille…Pourtant, le pardon est la plus grande source de libération intérieure.
Pardonner au bourreau, mais aussi se pardonner à soi-même d’avoir accepté d’être mal-traité, d’avoir accepté la mal-traitance, pardonner aux autres de n’avoir pas su réagir, fait semblant de ne rien voir, à la société de ne pas nous avoir protégé ou rendu justice, au système médical de nous avoir détruit plutôt que guéri…La liste peut être longue…


La vie est faite d’expériences que nous vivons comme des épreuves lorsqu’elles sont « négatives ». En mode survie, nous cherchons bien souvent des sauveurs, au travers d’un couple, d’enfants, d’animaux… mais rien ne fonctionne vraiment. L’autre ne peut pas nous sauver, nous sommes les seuls à pouvoir le faire.Ce qui nous détruit jour après jour, dans l’illusion de nous faire tenir le coup, c’est cette énergie de colère, de rancœur, de tristesse que nous gardons en nous.Ne pas lâcher prise sur notre histoire nous ronge de l’intérieur, mine la paix intérieure qui devrait naturellement s’étendre en nous.


Il ne s’agit bien sûr pas de rentrer dans le déni, de fuir, de faire semblant ou de minimiser l’impact du dommage subi.
Nos émotions doivent être exprimées, non retenues, d’où l’importance de parler, d’écrire, d’être entendu, soutenu, compris. Laisser sortir le chagrin, le ressentiment, laisser couler les larmes, crier et avancer.
Il s’agit en fait d’accueillir toutes les parts de nous, toutes les parts de l’autre aussi. Accepter, voilà un mot difficile à intégrer.Ne pas pardonner, c’est garder un pan de son histoire en soi comme si elle nous déterminait. Nous ne sommes pas ce qui nous est arrivé, nous n’avons pas à rester dans ce statut de victime qui nous condamne, qui condamne même nos descendants…Le chemin est souvent long quand on s’engage à soigner nos blessures mais la puissance du vrai pardon a la capacité de transcender un être, de lui révéler sa propre lumière et de lui faire toucher à l’Amour universel qui est inconditionnel.

Faire le choix de l’Amour, plutôt que celui de la peur, libère le physique et met en marche tout un processus d’évolution. Les maladies se nourrissant en partie de nos états émotionnels.
Ce choix libère nos blocages, change nos croyances et permet la révélation d’une vie jouissive parce que la joie, c’est ce que nous sommes derrière nos masques, nos boucliers, nos costumes quotidiens…Le chemin est souvent long, disais-je ! Oui mais il suffit d’un seul pas en avant pour ouvrir les portes une à une, un seul pas de conscience.

Nos épreuves : des expériences pour grandir en amour et en lumière

Parfois nous subissons nos vies, parce que les autres nous imposent leurs choix.
Nous aimons une personne, elle nous quitte, malgré tout ce que nous lui offrons, malgré une famille aussi quelques fois, souvent…
C’est difficile de faire le deuil d’un amour et ça l’est d’avantage encore de faire une croix sur un espoir d’union indestructible, une cellule, un équilibre entre deux adultes et leurs enfants.
Alors nous n’avons plus d’autre choix que celui de l’acceptation et du lâcher prise pour ne pas se laisser enfoncer dans le chagrin, la colère, la rancœur, voire la vengeance et au détriment du bonheur de ses petits. Et puis un jour, c’est non seulement digéré mais nous en sortons tous grandis.
Papa et maman ne sont plus amoureux mais il n’y a pas d’animosité entre eux, celui qui a été abandonné et s’est senti trahi a réussi à pardonner, parce que le poids était trop lourd à porter, que l’Amour propre ne se voulait plus victime et que la libération est la plus grande des récompenses.

Alors pas à pas, chacun fait son chemin, on s’invente un autre quotidien, une autre histoire, on avance et on retrouve la joie simple des petites choses, du sourire de sa fille, du goût de la clémentine, d’une chanson écoutée… Et puis tout s’ouvre, la magie entre dans sa vie et non seulement le pardon nous a fait grandir mais il nous a éveillé à une autre réalité beaucoup plus savoureuse dans laquelle les coïncidences deviennent providence et messages, chaque rencontre est un apprentissage où le cœur s’ouvre en grand et tout devient possible.

Vient un jour, alors que l’on a plus besoin de rien que de se savoir en vie chaque matin pour partager ce que nous sommes avec les autres, pour donner et recevoir l’Amour qui est sur notre route, elle est là, cette autre personne qui s’est sortie d’une histoire/chagrin, qui a fait elle aussi le deuil d’une famille idéalisée, qui a su pardonner et qui s’est également éveillée.

Tout était possible séparément mais leur union décuple leur force et l’Amour qu’ils portent en eux, l’Amour de la vie, inconditionnel, peut s’incarner dans la jouissance de leurs deux cœurs, de leurs deux corps, ils rayonnent et font un peu plus vibrer le monde. Oui le pardon rend tout possible…

À vos carnets

Le rituel Ho’oponopono

Ce mois-ci en exercice d’écriture je vous propose un rituel inspiré du Ho’oponopono afin d’appeler le pardon et la réconciliation dans votre vie et de nettoyer les énergies qui peuvent rester bloquées à cause d’émotions réprimées ou de mots non exprimés.

L’ Ho’oponopono, une pratique ancestrale

Cette pratique est utilisée par les hawaïens afin de demander pardon et de se réconcilier avec les autres, comme avec soi-même. Généralement on la traduit par «rétablir l’équilibre».
Grâce à ce rituel de reconnaissance de la «faute» et de demande de pardon, vous allez pouvoir tenter de vous libérer des problèmes et des conflits qui peuvent peupler votre intériorité et avoir un impact sur votre environnement en vous apaisant afin de permettre plus de fluidité dans votre vie.
Si vous souhaitez en savoir plus sur le sujet: https://fr.wikipedia.org/wiki/Ho%CA%BBoponopono

Pratiquer le rituel Ho’oponopono

Pour pratiquer le rituel Ho’oponopono, il est nécessaire de mettre le mental de côté et de se centrer dans le cœur.
L’avantage de cette pratique est qu’elle est toute simple et elle peut être utilisée dès que l’on en ressent le besoin, dès qu’une émotion «négative monte» et lorsqu’un conflit est déjà installé.
Cette formule peut aussi être utilisé pour dénouer des liens abîmés d’une relation passée.

«Désolé, pardon, merci, je t’aime».

Sur une page de votre carnet, notez en haut le prénom de la personne avec qui vous avez un différend.
Puis commencez par la première formule :

•   «Désolé»  qui permet de reconnaître le conflit.

Écrivez une fois que vous avez réfléchi au conflit et que vous avez reconnu l’origine et votre responsabilité dans le conflit.

Ex: désolé de t’avoir accuser à tort

•   «Pardon» permet de vous pardonner et de pardonner aux autres.

Ex: pardon de ne pas avoir considéré ton point de vue, de ne pas avoir cherché à connaître la vérité avant de réagir et de me mettre en colère après toi

•   «Merci», permet de remercier la situation, l’Univers qui permet à chaque instant de grandir en conscience et en Amour en apprenant de nos expériences.

Ex: Merci pour cette leçon de vie et de me permettre de m’améliorer à chaque instant

•   «Je t’aime» va permettre non seulement d’envoyer de l’énergie d’amour mais en plus d’accorder son pardon de manière puissante à la personne avec qui on a eu un conflit.

Ex: (le prénom de la personne concernée) , je t’aime
(votre prénom), je t’aime
La vie, je t’aime

Pour les personnes qui nous ont vraiment fait beaucoup de mal, l’exercice peut être aussi très libérateur mais très difficile. À la première écriture, il s’agit déjà de se libérer soi-même, comme donné en exemple ci-dessous. Ensuite, il peut s’agir de parler à son bourreau, cela peut nous demander beaucoup d’efforts, voire de résistances, venir plusieurs fois écrire la même formule permet d’avancer et de libérer des blessures, petit à petit. Cela peut être intéressant d’essayer pour mieux mettre en lumière cette fêlure et son importance, y mettre en conscience de la compassion, de la bienveillance et de l’amour.

Désolé de n’avoir pas su me protéger, de ne pas avoir mis les limites, de ne pas avoir demandé de l’aide, de ne pas avoir pu m’échapper.
Pardon pour tout ce temps où je me suis fait du mal en gardant ma colère en moi, pour toutes ces mauvaises pensées que j’ai alimenté envers ceux qui m’ont porté préjudice.
Merci à la vie de me permettre de me libérer de cette blessure, en me soutenant dans ma démarche de guérison.
Je t’aime la vie, Je t’aime …

Le kintsugi : l’art de la résilience

https://fr.wikipedia.org/wiki/Kintsugi

Cet art japonais permet de réparer des objets fêlés et de faire une œuvre d’art grâce à leur restauration.
Nous pouvons nous aussi profiter de nos fêlures qui laissent passer notre Lumière pour grandir en conscience.

  1. Accepter la fêlure et l’accueillir

Il faut accepter que le vase soit brisé. L’exercice d’ Ho’oponopono précédent, a peut-être pu vous montrer jusqu’à quel point vous êtes encore blessé.
Cette étape peut-être brutale mais est nécessaire, toute prise de conscience étant le premier pas pour se libérer.
Le kintsugi nous montre que nous pouvons sortir plus conscient et plus mature d’une situation qui nous a brisé, de toutes nos trahisons et de ce que nous pensons avoir perdu. Cela nous apprend qu’il n’y a pas d’échec, que des apprentissages et que chaque situation peut nous apprendre quelque chose.
Au lieu de nous concentrer sur la situation douloureuse dans laquelle nous nous trouvons, le kintsugi nous aide à envisager les possibilités que cela nous ouvrent et offrent. Lorsque nous le réalisons, nous entrons dans le domaine de la transformation par la force de la résilience.

  1. S’adapter à la situation et créer du nouveau

La deuxième étape consiste à réparer ou à ajuster les fissures à l’aide de la colle. Le pouvoir et le génie du kintsugi est dans le refus de cacher la cassure d’un objet. Il ne s’agit pas de rendre ce qui est brisé comme neuf, mais d’utiliser les fissures pour transformer l’objet en quelque chose de différent, plus solide et plus précieux.
Cette philosophie, imprégnée du bouddhisme zen, nous apprend à accepter nos échecs et nos inconvénients et à identifier les moyens par lesquels nous pouvons les exploiter à notre avantage. C’est ce que fait le kintsugi en encourageant les gens à embrasser leur passé et à créer un nouvel avenir avec leurs cicatrices pansées et guéries.

  1. Sortir de la victimisation et aller de l’avant

Le kintsugi renvoie à la notion de résilience et à la recherche d’un moyen pour faire face aux événements traumatiques de manière positive. Il nous incite à apprendre des expériences négatives, en tirer le meilleur parti et nous convaincre qu’elles rendent chaque personne unique et précieuse.

Je vous souhaite un bel été ressourçant, enseignant, fait de partages et d’évolution de conscience.
Si vous souhaitez avoir un soutien dans votre cheminement et aller plus loin, je vous accompagne à l’aide de plusieurs services disponibles dans la boutique.

À la joie de vous accompagner.


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Adelaïde Arnaud

Adelaïde Arnaud

Depuis mon adolescence, à chaque étape importante de ma vie, je me suis mise à écrire dans des carnets pour y déverser mes doutes, mes chagrins, mes espoirs. A l’aube de mes 40 ans m’est proposé de publier les derniers carnets que  j’ai écrits dans le secret de ma chambre, la grande famille découverte dans les réseaux sociaux me faisant comprendre que ces écrits pourraient être partagés et aider ceux qui comme moi cherchaient les clés de leur propre vie.
J’accompagne également en individuel aux travers de conseils les personnes qui souhaitent cheminer vers le couple conscient : toutes les informations se trouvent sur mon site ;o)

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