Le paradoxe techno-spirituel

par | 6 Mar 2019 | Spiritualité | 0 commentaires

À quand la nécessaire mise à jour ?

Nous vivons une époque très paradoxale, qui se caractérise par deux attitudes totalement contradictoires dans les domaines de la technologie d’une part, et de la spiritualité d’autre part. Ce paradoxe – que je décris ci-dessous – s’est sans doute installé tellement lentement, progressivement que personne ne l’a vraiment relevé (à la façon dont la légendaire grenouille cuit à petit feu dans sa marmite[1]). Sauf qu’aujourd’hui il est tellement flagrant qu’il en devient complètement absurde. Une mise à jour, dans ce domaine, pourrait favoriser une belle avancée individuelle et collective…

Technologie : tous manipulateurs de l’invisible

Au niveau technologique, pour commencer, nous sommes aujourd’hui tous hyperconnectés, dans le monde moderne, et même de plus en plus dans les pays en développement. La plupart d’entre nous utilisent un smartphone, un ordinateur connecté à Internet, un GPS, parfois d’autres gadgets branchés (enceintes, écouteurs, clavier et autres appareils Bluetooth, par exemple), sans oublier bien sûr, la radio et la télévision qui sont déjà là depuis un bon moment.

Nous trouvons parfaitement normal, désormais, de capter toutes sortes d’ondes intangibles, invisibles et inaudibles – c’est-à-dire totalement inaccessibles à nos sens physiques – et de les transformer en musiques, en photos, en vidéos, en textes, en cartes géographiques, en conversations en direct, etc.

Mieux encore : non seulement nous savons capter toutes ces ondes, ces informations dématérialisées, mais nous pouvons désormais aussi en émettre. Finie l’époque où l’on restait scotché devant sa radio ou sa télé, à seulement recevoir de façon passive (et à heure précise !) les émissions proposées. Désormais on peut envoyer de l’info, imaginer ses propres émissions : avoir sa propre chaîne YouTube ou DailyMotion, créer des sites, des pages ou des groupes en ligne qui permettent de toucher potentiellement des milliers voire des millions de gens.

Comble du comble : on peut même stocker toutes ses infos, ses fichiers, le contenu intégral de son ordi dans le cloud, dans les nuages (symboliquement parlant) ! On me vole mon PC, mon iPhone ? Je récupère tout son contenu depuis un nouvel appareil. On ne m’a volé qu’un support matériel : toute l’information – c’est-à-dire l’essentiel – est préservée et peut être récupérée.

Bref, au niveau technologique, nous savons tous manipuler l’invisible (ondes diverses) et nous trouvons cela parfaitement normal. Pour les nouvelles générations qui découvrent cela dès leur plus jeune âge, cela deviendra même prochainement banal.

Bon, j’imagine que jusqu’ici je ne vous apprends pas grand-chose ?

Ce que je décris sommairement ci-dessus constitue en effet le quotidien d’un grand nombre d’entre nous. On pourrait d’ailleurs s’étonner de la vitesse et de la facilité avec laquelle ces technologies nouvelles nous sont devenues totalement familières. À moins qu’elles ne soient pas si nouvelles que ça, justement ? À moins que ces processus nous soient déjà inconsciemment familiers sur un autre plan ?…

Spiritualité : l’invisible n’existe pas

Si l’on se tourne maintenant du côté de la spiritualité (et des religions, qui en sont des émanations figées), que constate-t-on ?
Depuis le siècle des Lumières, elle a été tout d’abord remise en question, puis carrément écartée, discréditée, balayée par la science.

Pourquoi ?

Parce que pour elle le monde invisible n’existait pas : seul existait ce qui avait une réalité objective, tangible, mesurable, vérifiable. L’âme, l’esprit ? Les êtres invisibles : anges, devas, esprits de la nature ? La force immatérielle d’une pensée, d’une prière ou d’une intention ? Les égrégores, les chakras, les mondes subtils, les champs de conscience ? Rien de tout cela n’avait de réalité objective : tout n’était que du vent, des superstitions, puisque rien ne pouvait être mesuré par les appareils scientifiques disponibles.

En se levant au siècle des Lumières, le soleil de la raison n’a pas seulement chassé l’obscurantisme d’avant – à la bonne heure ! – il a aussi fait disparaître la lune et les étoiles, métaphoriquement parlant, toutes ces autres sources de lumière, de connaissance, de compréhension qui ne peuvent s’exprimer qu’au coucher du soleil, de même que la méditation et l’intériorité nécessitent le repos du mental.

Dans le monde scientifique, croire à l’invisible en est donc venu à signifier grosso modo être arriéré, un peu niais, carrément crédule. « L’objectivité » a été sacrée reine, alors qu’elle ne représente pourtant que la moitié la plus pauvre de notre existence. Avez-vous déjà mesuré un sentiment, une pensée, une émotion, un état de conscience ? Ces invisibles-là sont pourtant ce qui nous est le plus intime et le plus précieux.

Revanche de Saint-Thomas : notre époque matérialiste et scientiste ne croit plus que ce qu’elle voit. Dans le même temps, pourtant, c’est justement la science, comme je l’ai évoqué ci-dessus, qui depuis plus d’un siècle a exploré et s’est approprié le monde invisible comme jamais auparavant. Paradoxe, vous disais-je…

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