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Le meilleur joueur de la galaxie…

par | 6 Nov 2019 | Spiritualité | 0 commentaires

Le meilleur joueur de la galaxie... 2Retrouvez une lecture audio de l’auteur en fin d’article 

Nous Autres Humains serions ceux-là mêmes descendus en dernier du fin fond des galaxies afin de jouer le rôle éminent qui est le nôtre ! Quelle folle mission nous sommes-nous donc ainsi confiés ?! Alors, commençons par le «commencement» avec le fameux Big Bang d’où serait née la matière et en particulier le minéral. S’en serait suivi la création des planètes et du joyau de notre système solaire : notre Mère la Terre ! Voilà donc le lieu de récréation de ceux qui souhaitent  expérimenter les plus basses fréquences ! Sur celle-ci ont patiemment mûri (quelques millions d’années tout de même) tous les fruits permettant la dite expérimentation. Du minéral au végétal, du végétal à l’animal, de l’animal à l’Humain… Il fallait à chacun de ces stades évolutifs le temps de sa propre pleine maîtrise «d’êtreté». Ainsi, nous voilà donc les derniers débarqués afin de mettre en œuvre la partie du «meilleur joueur de la galaxie». Car il semblerait que point d’autres esprits que les nôtres ne s’aventurent si bas ! «Et si tout cela procédait tout justement du fait que ce jeu demeure juste celui de la spiritualisation de la matière ?…. C’est là que se fait l’expérience à laquelle j’ai fait allusion dans l’article dénommé «une imprimante à énergies». L’immense possibilité du libre arbitre aurait permis de sur-imprimer de l’énergie mentale sur la virginale perfection vibratoire de l’Amour initial !!!» Voici ce que j’écrivais dans mon article «Au postulat de l’âme» du mois dernier.

«Rendu à ce stade, j’ai cru deviner qu’il n’était point besoin d’un jugement dernier, d’enfer ou de purgatoire…»

Nous serions par conséquent ceux qui ont décidé d’incarner l’Esprit et de descendre mettre les mains dans la marmite. Cependant, le jeu aurait pris une toute autre tournure sitôt la chute du jardin d’Eden accomplie. C’est là où se serait offert, primordialement, la jouissance absolue des cinq sens dans l’instant présent ! L’ineffable paradis ! Pour notre part, nous laisserons ici les religions continuer de tenter de régler leurs problèmes sur les rôles de la culpabilité d’Eve plutôt que d’Adam ! Leurs visions querelleuses n’ont semé que désordres pour ne pas dire désolations ! «Le mal est fait» comme on dit et concentrons-nous plutôt sur notre éminent rôle terrestre. De hasard à notre présence, il n’y en aurait aucun ! Tout fut probablement choisi en parfaite conscience et seuls ceux qui souhaitaient se frotter à la matérialité y seraient descendus. Le «malentendu» aurait alors débuté avec la fameuse possibilité donnée par le libre arbitre : Celle de pouvoir imprimer des énergies «autres» sur l’immaculée Force primordiale. D’incarnations en incarnations, nous aurions transporté avec nous nos sur-impressions énergétiques. Passant de la sorte du karma individuel à l’égrégore familial puis de groupe, de nation et finalement planétaire ! De Caïn et Abel jusqu’à notre fichue mondialisation en quelque sorte ! De fait, chaque nouvelle «âme» aurait décidé, en conscience, de venir faire l’expérience de la Terre. De tenter, par ce biais, l’apprentissage le plus difficile qu’est celui de transcender la matière ! Pris à notre propre jeu et ayant tant et tant sur-imprimé d’énergies basses, nous sommes devenus ceux qui ne veulent plus jouer ! La partie nous serait devenue bien trop difficile, l’inertie de la matière trop lourde à soulever, les problématiques devenues tellement inextricables…. Et ainsi de suite ! Du coup, nous en serions arrivés à nous dire : Jouer oui… Perdre non ! Voilà donc ce que serait notre leitmotiv ! Sortir du grand Tout, exister, passer en revue l’expérimentation puis recommencer….  Mais sans aucun pépin sur le chemin malgré nos hasardeuses expériences passées ! Du meilleur joueur, nous serions passés à de simples «mauvais joueurs» tout court. De la sorte, ayant sciemment décidé de tenter l’individuation, il faudrait continuer de s’incarner encore et encore mais alourdis de nos casseroles accumulées ! Rendu à ce stade, j’ai cru deviner qu’il n’était point besoin d’un jugement dernier, d’enfer ou de purgatoire mais juste d’assumer le jeu d’action/réaction….  «La révélation de l’ultime nature de l’Esprit serait un passage obligé pour chacun. Or, plus nous serions éloignés du lumineux état au moment du passage et plus la désillusion serait cruelle. Là, point de nécessité d’un grand et dernier jugement. L’âme ainsi libérée de toutes ses contingences matérielles et des concepts qui y affairaient ne pouvait que se rendre à l’évidence. L’absurdité de ses actes passés lui sauterait aux yeux. Le «Jugement» devenait automatique et immédiat, ne requérant point l’intervention de quelque puissance extérieure que ce soit. Ultime, sincère et incontournable face à face avec cette simplicité que l’on aurait dû rechercher et vouloir faire sienne en incarnation. Au creux de ce miroir sans échappatoire, l’auto sanction se délivrait seule ! La conscience se retrouvait dès lors esseulée, dépouillée et sans issue de secours possible. De s’y souscrire… Impossible ! Découvrir notre visage défiguré de nos égocentrismes, nos mensonges ou nos traîtrises… Nous y serions obligés. Au bon rôle de les avoir si bien ignorés ou camouflés durant notre existence, rien n’y ferait plus ! Ils se tiendraient implacablement droits. C’était peut-être cela l’après du trépas? De la sorte, s’expliquerait l’incroyable sérénité commune aux sages et aux saints. Lors de l’approche certaine de la mort, au plus près de ce que leurs capacités spirituelles leur avaient donné au Tout, ils s’engageaient sereinement vers la libération. Ils pouvaient même s’offrir une béatitude certaine ! Ils se savaient en route pour ce qu’ils avaient presque déjà touché du doigt : la félicité !»*

«Car ouvrir son esprit au grand Tout, c’est libérer sa conscience de tous ses fardeaux…»

Si tout un chacun prétend intrinsèquement à la sainteté, en attendant d’y toucher, il faut bien assumer ses choix d’être créateur et libre ! Suite à ce passage dans ce que les bouddhistes mahayanistes appellent le Bardo, le choix d’incarnation ne peut plus tenir du hasard, de la malchance ou de quoique ce soit d’ailleurs ! La chimérique construction d’une «âme» individuée va donc re-prendre naissance non seulement dans la  famille la plus adaptée que possible mais pas seulement ! Elle prendrait pour père et pour mère leur mélange alchimique car le plus adéquat à ses propres problématiques karmiques. S’incarnant aussi dans le lieu le plus propice (Pays, religion dominante, us et coutumes). Absolument rien ne serait laissé au hasard ! C’est aussi simple que le fait d’avoir jeté un caillou dans une direction bien précise et avec une énergie particulière. Non seulement, il va retomber en subissant les inviolables lois terrestres de l’attraction mais exactement dans la direction choisie et à la distance parfaite de la force qui lui aura été appliquée ! Pas de magie, pas de mystère, pas d’intervention divine ou maléfique…. Non ! Uniquement le résultat de choix engagés par un créateur incarné responsable de ses actes ! Autant dire tout de suite que plus vite on comprend que «tout est parfait» et qu’il faut voir dans chaque instant la perfection de la Création dans sa globalité et plus vite on mesure combien chaque acte et chaque pensée n’est surtout pas anodine ! Pas plus qu’elle n’est dénuée d’un nécessaire et incontournable résultat ! Et cette perfection ne s’applique pas qu’au nouveau-né arrivant car au travers de son propre choix se proposent des solutions aux règlements des problématiques de ses parents et de sa famille toute entière… Non, vraiment tout est parfait ! Je serais même tenté de pousser jusqu’à émettre des hypothèses concernant les enfants nés  sous procréation artificielle ou par césarienne. Ils en seraient ainsi des «âmes» peu enclines à venir incarner des karmas accumulés et très difficiles à porter ! Elles resteraient comme coincées dans l’entre deux ! Pour tout dire, il faudrait un peu «leur forcer la main» afin qu’elles viennent s’incarner ici-bas ! La problématique n’est évidemment pas la même d’avec une césarienne. Dans ce cas, il s’agirait plus d’une problématique de la mère que celle de l’enfant arrivant ! Un blocage inconscient ? Une retenue ? Une fois encore, deviner tout cela demande un travail introspectif véritable ! Celui de pouvoir dé-zoomer sa propre existence, se sortir aussi progressivement que durablement de son mental-ego. Autant que de déconstruire toutes nos croyances que nous pensons si bien fondées ! Car ouvrir son esprit au grand Tout, c’est libérer sa conscience de tous ses fardeaux… Se libérer tout court en fait ! Je suis bien conscient combien tout cela pourrait devenir pénible à lire pour beaucoup  et particulièrement à ceux qui ont eu des parcours de vie compliqués. Et pourtant, sortis de l’adolescence et devenus adultes, ils nous faut tous faire preuve de résilience et s’accorder le droit de transcender l’ensemble de nos épreuves. Les milliers d’années d’accumulations de nos strates de peurs et de désamours de nous-même nous ont conduit là où chacun d’entre nous se trouve en cet instant précis. Il nous faut, en tout premier lieu, briser la tendance à descendre toujours plus bas dans les fréquences sombres : donc, prendre conscience ! Ensuite, à chacun d’entre nous d’actionner l’effet de balancier et de reprendre le contrôle progressif de soi vers le Soi. Se lance alors un travail d’archéologie personnelle ! On sort les outils qui sont à sa portée au défrichement de soi-même. Puis, on identifie une à une les strates empilées les unes sur les autres : fruits de nos choix passés dans cette vie et celles d’avant. À chaque stade de dépollution des lieux se présentent les difficultés karmiques précédemment déposées. Elles ne sont pas des malédictions mais le résultat de nos propres choix…. Parfois si enfouis et lointains que cela nous semble juste aussi impossible qu’injuste… Et pourtant ! Extirpés de notre trop joli rôle de victime expiatoire, nous reprenons la main sur le mauvais jeu auquel nous nous sommes délibérément prêtés. Tendance inversée, nous pouvons déblayer les gravats de nos anciens états et polir le diamant que nous sommes. Car qu’est-ce donc d’autre qu’un saint ou un éveillé que celui qui a fini de se polir et de se rendre à sa véritable nature ?! Il brille de mille feux de ce que nous sommes tous sans erreur possible : des êtres de Lumière ! Alors, quelle plus merveilleuse chance pouvons-nous donc nous offrir que celle de décider de nous élever ? Celle de se dire qu’on mérite le meilleur de l’amour et de la bonté dont nous sommes initialement  TOUS enfantés ?! 

Yan SERRE pour Présences magazine.

* Page 419. Les maladies du Bien. Yan SERRE.

Le meilleur joueur de la galaxie

by Yan Serre | Présences Magazine No 8 - Novembre 2019

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