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Depuis quelques années, je vois beaucoup de personnes qui veulent être médiums, chaman(e)s ou prendre un autre titre spirituel. Mais que recherchent-elles à travers cela ? Je me pose la question. Je vous la pose aussi : que recherchez-vous à travers cela ? Qu’est-ce que ça va vous apporter de plus dans votre vie ?

Personnellement, je n’emploie presque plus le mot « médium ». Pourquoi ? Parce qu’à chaque fois que je le prononce, les gens s’agglutinent comme des mouches autour de moi et sont fascinés. Comme si c’était extraordinaire ! Comme si vous aviez LE TRUC EN PLUS que tout le monde aimerait avoir.

Je n’entretiens pas non plus la fascination. Il n’y a rien de pire que cela pour perdre son bon sens et devenir dépendant d’une personne ou de sa forme de penser. Et c’est encore se raccrocher à un sujet extérieur pour éviter de plonger dans son intériorité. C’est toujours plus beau chez les autres que chez soi.

J’ai appris avec le temps et la pratique, qu’il n’y a rien à attendre ni à espérer recevoir en retour de ce qui est fait. La première qualité à développer et à entretenir, c’est l’humilité. Quel que soit le soin apporté à l’autre, il n’y a rien à en retirer, aucune gloire. J’ai fait ce que j’avais à faire et j’étais là où j’avais à être. C’est tout.

Quotidien et spiritualité indissociés

Le médium tout comme le chaman n’est qu’un intermédiaire. Il ne fait rien pour lui. Il sert de lien.

C’est une personne comme les autres. Il n’a pas son quotidien et son monde spirituel.

Il vit sa spiritualité dans son quotidien parce que l’un ne peut exister sans l’autre.

Sa vie est très banale. Il emmène ses enfants à l’école, fait les courses, le ménage, le repassage, la popotte et travaille comme tout le monde. Il peut aussi juste vivre de son talent, ça arrive aussi. Mais il le fait en simplicité car il n’a pas besoin de reconnaissance. Il a suffisamment développé son attention pour lui ou elle et du respect envers sa personne. Il ou elle s’est remis en question maintes fois et ça continue tout le temps. En ce qui me concerne, lorsque je ne suis pas claire avec moi-même, je prends du recul et je refuse les rendez-vous. Je sais que je ne serai d’aucune utilité à ce moment-là et je peux même rajouter une souffrance supplémentaire à cet autre qui ne va pas bien. Il est de mon devoir de veiller à être le plus neutre possible.

 

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Patricia Voisin

Patricia Voisin

Je suis une femme qui a vécu plusieurs vies et qui continue un chemin entrepris à l’âge de 33 ans, lorsque la vie m’a montré qu’il était temps pour moi de changer de voie.
Enfant hypersensible, connectée à la nature et à l’invisible, j’ai oublié ma propre nature pour ne déranger personne.

Mon corps m’a secoué à mon adolescence au travers d’une pleurésie et d’abcès aux poumons. C’est un magnétiseur qui m’en a sortie. Un signe déjà là auquel je n’ai pas fait attention.

J’ai pris une voie classique, celle du mariage et de la maternité. Tout ce beau monde bien ficelé a volé en éclats à mes 33 ans. A force de sentir que je mourrais à petits feux, mon corps a à nouveau explosé dans un véritable cataclysme où j’ai vécu une « nuit noire de l’âme », un effondrement physiologique et émotionnel intense. Je n’avais pas d’autre choix que de retrouver ce chemin vers moi, celui que j’avais abandonné depuis longtemps.

De là se sont succédés une psychothérapie de plus d’un an, des rencontres merveilleuses avec des personnes passionnées par leur art et une période de transmission et de formation en acupuncture, accompagnement à la personne, massage, shiatsu et méditation.

Tout un cocktail qui m’a donné une grille de lecture vaste pour aider l’autre à avancer dans sa vie autant sur le plan personnel que professionnel.

La médiumnité que j’avais laissée de côté est aussi venue se réinstaller, tout doucement, et aujourd’hui, je suis une femme qui utilise ses multiples facettes en fonction de ce qui se présente dans ma vie et des personnes que je croise et viennent vers moi pour que j'éclaire leur route.

Je ne me donne pas de titres. Ils m’enferment. Je m’autorise à respirer à mon rythme, avec humilité et simplicité. Et mon corps est un formidable partenaire. C'est ensemble que nous avançons dans cette vie, sur ce chemin de réconciliation et d’apaisement, pour moi, pour les autres et pour tout ce qui m’environne.

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