Le cheminement spirituel, un chemin vers une vision juste de soi-même

par | 5 Avr 2019 | Spiritualité | 0 commentaires

 

Il y a une semaine, je partais pour quatre jours de stage auprès de mon enseignant spirituel. Mon âme, comme à son habitude, se réjouissait par avance, souvent,  des semaines au préalable. Cela fait maintenant quatre ans que régulièrement, plusieurs fois par an maintenant, je ressens le besoin d’effectuer ces stages ou d’assister à des journées d’enseignement.

Je me souviens de mes débuts… Enthousiaste, animée par le désir d’évoluer au plus vite, de développer rapidement mes facultés psychiques et spirituelles, le programme était d’ailleurs très alléchant. Je me souviens combien, subtilement, sous couvert de spiritualité, l’ego menait la danse. Je voulais apprendre toutes les formules, connaître tous les secrets, expérimenter toutes les techniques de soins énergétiques, découvrir d’autres enseignements, d’autres méthodes et, inlassablement je passais à côté de l’essentiel. Avec une extrême bienveillance, mon enseignant, lors de chaque stage, me rappelait à l’essentiel, le travail sur soi-même, accepter de se voir tel que l’on est, prendre conscience de ses failles. Il nous rappelait que l’important n’était pas d’acquérir des techniques mais de se connaître soi-même, de porter, sur soi, un regard vrai. Il nous expliquait qu’il considérait que son travail, en tant qu’enseignant, était avant tout de mettre en lumière nos failles afin de nous permettre d’avancer de manière authentique vers nous-même. En théorie, j’étais d’accord mais j’étais, en pratique, bien loin de là où pourrait me mener l’intégration de tels principes.

L’ego poursuivait son travail de sape, tranquillement, et j’ai mis du temps à comprendre à quel point ses mécanismes étaient rodés. La vision que j’avais de moi-même était, bien entendu, erronée, je me voyais presque arrivée au bout, avec un sentiment de victoire, lorsque par excès d’orgueil, j’avais l’impression d’avoir déjà dépassé certaines failles. Et puis… J’ai chuté…

Une chute vertigineuse au centre de moi-même.

« Ce n’est pas en contemplant la lumière que l’on devient lumineux mais en portant son regard sur sa propre obscurité, ce qui est beaucoup plus impopulaire parce que beaucoup plus difficile. » Carl G. JUNG

Plonger dans son obscurité, rares sont les personnes qui entament un cheminement spirituel avec pour objectif de plonger dans leur obscurité. La plupart du temps, lorsque ce moment arrive, l’ego est souvent à son paroxysme, il sent le danger et est prêt à tout pour livrer une ultime bataille. Elle démarre par le déni : « Je ne me sens pas du tout concerné, les autres ont encore du travail moi j’ai dépassé cela. ». Puis la colère : « Je ne comprends pas pourquoi tu me répètes cela, je l’ai dépassé. Il faut arrêter maintenant de revenir toujours aux mêmes difficultés ! ». Enfin, la prise de conscience : «  C’est terrible, je ne l’ai pas du tout dépassé tout ce que je viens de vivre me montre le contraire ». Pour finir, la culpabilisation accompagnée d’un sentiment de dévalorisation : « Je suis vraiment nulle, comment est-ce que j’ai fait pour passer à côté de cela ? ». Et puis, juste avant de baisser les bras, l’ego tente de livrer une dernière bataille, caché aux confins de la prise de conscience, le voilà qui attaque une nouvelle fois à travers l’orgueil : « Comment ai-je pu tomber dans ce piège ? Moi ? » Et l’étape de la rumination fait son apparition, celle qui m’empêchera de faire preuve de bienveillance envers moi-même, d’accepter mes limites et, enfin, de pouvoir évoluer.

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