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 Nous avons longuement évoqué le mois dernier que le nombre 1 et le Tout étaient intimement liés, qu’ils étaient le « point de départ », la matrice, le commencement. Nous allons découvrir aujourd’hui comment de ce chiffre 1 nous allons fabriquer le double, l’autre, l’opposé, la dualité.

Plongeons-nous dans la grande marmite des premiers instants, dans le magasin de tous les possibles, dans le Tout que symbolise le chiffre 1. Comme d’autres l’ont fait avant moi (mais je ne leur en veux pas !), voyons comment nous pourrions construire notre univers.
Il est assez facile d’imaginer que dans ce magasin, cette vaste boîte, ce trou noir — puisque c’est ainsi qu’il est nommé — il y fasse noir justement. Et du vide ou de l’invisible, en quelque sorte, du noir le plus absolu, nous allons décider de créer la lumière…
Oups, j’ai tout à coup la sensation qu’une barbe blanche vient de me pousser sur le menton et que depuis ma montagne je vais vous raconter la vie…
J’ai peur que ça fasse un peu prétentieux : « Au commencement Dieu dit qu’il y ait de la lumière et il y eut de la lumière (…) il sépara la lumière des ténèbres. Dieu appela la lumière jour et les ténèbres nuit ».
Pourtant ce premier chapitre de la genèse illustre très exactement comment passer du 1 au 2.
Pour que nous puissions commencer à distinguer les choses, il est indispensable d’inventer leur dualité. Afin que je puisse prendre conscience que la lumière existe, je n’ai pas d’autre choix que de la mettre en opposition avec le noir absolu ou les ténèbres. S’il ne fait pas noir, il y a de la lumière et s’il n’y a plus de lumière il fait noir.
Ce principe se retrouve dans de nombreux domaines : le bien et le mal, le jour et la nuit, le soleil et la lune, la vie et la mort, l’âme et le corps, la gauche et la droite, le pôle nord et le pôle sud, le chaud et le froid, le yin et le yang…
Le deuxième terme d’une dualité est souvent considéré comme une négation ou une limitation du premier : le Diable, « Celui qui dit toujours non », et le Mal qu’il personnifie ont le nombre 2 pour symbole.

Bien sûr, le couple le plus connu pour symboliser le chiffre 2 est l’homme et la femme, le masculin et le féminin, la force et la douceur… Il incarne l’amour, la charité, puisque qu’il y a nécessairement dualité entre celui qui donne et celui qui reçoit.

« L’homme ne peut saisir aucune idée en soi d’une manière absolue, mais il saisit le rapport entre deux idées. »

Dans l’homme, le mécanisme de la pensée s’opère par dichotomie. L’homme ne peut saisir aucune idée en soi d’une manière absolue, mais il saisit le rapport entre deux idées. « Il faut que l’Intelligence, quand elle pense, soit double », dit Plotin1. « Toute notion n’est claire et parfaite, dit Lacuria2, que lorsqu’elle se complique de deux termes opposés. (...) Toute idée a sa négation par laquelle elle est claire et distincte ».

Dans ma profession de thérapeute, je suis très fréquemment en contact avec des personnes bloquées dans le chiffre deux, en aller-retour permanent entre le passé et le futur, incapable de vivre dans l’instant présent.

 

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Frédéric Balland

Frédéric Balland

Le parcours de vie de Frédéric Balland cumule des expériences de journaliste-pigiste, de bûcheron des tempêtes, d’accompagnateur en montagne habitée, d’artisan matériologue, de comédien-metteur en scène, de jardinier de la terre et des âmes et de thérapeute auteur et transmetteur…

Ce mélange est un trésor de vie sans cesse enrichi par des lectures philosophiques, psychologiques, spirituelles et ésotériques.

Il partage son temps entre son cabinet de thérapeute, des jardins partagés, les formations qu’il délivre et l’écriture.

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