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Adélaïde et Yan Serre
La voie du Tantra : Le miroir dans nos relations
Adélaïde et Yan SerreLa voie du Tantra : Le miroir dans nos relations
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« L’inconscient d’une personne est projeté sur une autre, de sorte que la première accuse la seconde de ce qu’elle réalise en elle.
Ce principe est d’une telle universalité que nous serions bien avisés, avant de critiquer autrui, de nous asseoir et de réfléchir à savoir si ce n’est pas à nous qu’il conviendrait de jeter la première pierre.»

Carl Gustav Jung

Ce mois-ci, dans la série « la voie du Tantra », nous allons explorer les mécanismes inconscients qui sont à l’œuvre dans une relation en général et de manière encore plus exacerbée dans une relation de couple où les sentiments et les attentes sont démultipliés.

Comme nous l’avons fait depuis le début de cette série, nous allons partir de nos propres expériences passées, et encore parfois présentes, pour tenter d’éclairer notre propos.

Nous pensons que plus nous faisons un chemin en conscience, plus nous nous élevons spirituellement. À contrario, plus nous sommes dans le mécanisme de l’ «action/réaction», comme peuvent par exemple l’être les enfants par manque de maturité, plus le risque demeure important de rester prisonniers de schémas limitants voire anxiogènes.

Dans ce cheminement, la victimisation sera proscrite et nous prendrons alors l’entière responsabilité de ce que nous ressentons face à une situation vécue.

L’Autre est un miroir

De plus, très souvent, l’autre n’est pas ce que nous pensons qu’il est ! Dès lors, nous sommes constamment en train de faire des projections et nous voyons chez notre alter-ego ce que nous sommes nous-même. Tout l’effort consiste dans un premier temps à la prise de conscience d’une telle situation. Cela peut s’avérer si difficile tellement nous avons fonctionné ainsi depuis notre tendre enfance….

Alors, plus qu’il ne le faut, nous tombons dans la facilité de projeter nos tristes ténèbres sur l’autre ! Tant et tant de fois avons-nous tous préféré voir sur notre binôme nos propres travers….

Nous voilà alors englués dans le jeu de perfection du miroir que l’on se refuse à voir !

Chaque fois que se présente une problématique, il nous faudrait plutôt prendre en considération que nous en sommes aussi la cause et qu’elle est là afin d’être résolue.

De la sorte se dévoile à nous, individuellement puis collectivement, la meilleure des solutions qui, refoulée, ne ferait que s’accentuer. Chacun, bien souvent, préfère une fois encore, persévérer à se précipiter à l’extérieur d’une quête qui ne se déroule presque toujours qu’au dedans. Trop systématiquement  nous complaisons-nous dans le rôle de l’infirmière ou du chevalier blanc, et ainsi à s‘acharner de vouloir sauver les blessures de l’autre quand elles disent suffisamment que nous devrions commencer par nous occuper des nôtres. Peut-il y avoir un salut sans l’acceptation, même tardive, à  chacun de se regarder tel qu’il est ? Probablement pas non !

Partant de ces constats, les relations peuvent largement s’éclaircir et devenir de formidables moteurs d’évolution personnelle. Si nous décidons de dépasser la notion de conflit et de regarder en soi ce que chaque dispute, chaque malentendu, chaque émotion provoquée par le comportement de l’autre viennent  toucher en nous, nous allons pouvoir remonter à la conscience tous ces mécanismes qui nous régissent. Bien sûr aussi sortir du mode automatique, libérer l’autre de nos projections, lui permettant d’être pleinement lui-même et d’être aimé comme tel. En fait, retrouver notre souveraineté en étant beaucoup plus aligné à notre lumière qu’à notre ego qui se sent toujours jugé, rabaissé, abandonné, rejeté, mal-aimé, mal compris…

Bref nous grandissons et devenons mature émotionnellement parlant.

Le plus souvent, les problèmes que l’on a avec les autres ne sont que le reflet de ceux que l’on a avec soi-même.

Omraam Mikhaël Aïvanhov

Comment mettre en lumière ces mécanismes internes ?

Nous allons chacun vous donner un exemple concret touchant des problématiques qui nous sont propres.

Adélaïde

Pour ma part, j’ai un rapport à la nourriture qui est déviant. Ayant fait un chemin de conscience vis-à-vis de ça, je sais que j’ai tendance à me remplir de nourriture dès que je ressens un vide par exemple, ou que je mange trop par gourmandise ou parce que j’écoute d’avantage mon mental que ma petite voix intérieure par peur de manquer.

Lorsque Yan me fait la réflexion : «Tu n’as plus faim, et tu continues de manger, tu devrais arrêter.»

Si je suis en mode automatique, je pourrais lui répondre «en quoi ça te regarde, es-tu dans mon corps pour savoir mieux que moi si j’ai encore faim ?»

Dans cette réaction, je nie la bienveillance initiale de Yan qui me fait cette réflexion pour m’aider à aller plus loin dans mon cheminement,  mais en plus, je lui jette la faute au visage «Occupe-toi de ce qui te regarde.» voire «t’es vraiment sournois pour venir me dire ça».

Comme il appuie là où ça fait mal, selon mon niveau de conscience, je peux réagir de manière virulente. Je pourrais alors provoquer un conflit et de mon côté, m’enfonçant dans ma problématique, décider en plus de le provoquer par un jeu sournois en mangeant tout et n’importe quoi.

Si je prends à présent cette même réflexion sous l’œil de la relation miroir.

Cette phrase ne me fait pas plaisir car elle montre une partie de moi que je tente tant bien que mal de me cacher à moi-même. Yan met alors en pleine lumière mon travers.

Si je suis en conscience, je regarde aussi cette partie que Yan me montre en étant authentique avec moi-même. «oui, il a raison, je m’arrête (ou je continue et j’essaierai de faire mieux la prochaine fois)»

Je peux alors le remercier de m’avoir aidée à me permettre d’être vigilante dans mes automatismes.

Dans cette situation, ce n’est pas Yan le problème qui amorcerait un conflit. Le problème, c’est moi avec moi-même et la réflexion que Yan m’expose cette problématique au plein jour.

Yan

De mon côté, ma problématique principale me vient d’une certaine rigueur. Ayant, dès mon plus jeune âge, été attiré par la philosophie et la spiritualité, j’en ai développé une certaine exigence morale à mon propre égard que j’ai tendance à vouloir quelque peu imposer aux autres. Il m’est parfois difficile de comprendre pourquoi les gens ne sont pas plus rigoureux envers eux-mêmes jusqu’à finalement risquer de me penser au-dessus d’eux ! Lorsque j’ai encore ce comportement, Adélaïde est toujours là pour me rappeler des choses que je sais pourtant déjà mais qui demeurent difficile à inclure à ma pratique. Comme savoir faire preuve de plus de tolérance et de magnanimité. Si je me laisse aller au mode «Pilotage automatique» alors, je risque bien de me braquer et de vouloir lui reprocher sa trop grande tolérance. À l’opposé, si je me rends compte et accepte que chacun est là pour faire son propre chemin et que je ferai mieux d’être plus à l’écoute et diplomate, alors non seulement cela travaille ma problématique mais de plus rend bien plus service à l’autre…

Chacun de nous deux y trouve ainsi son compte en tentant d’aller explorer le chemin arpenté par l’autre… Et d’identifier clairement les zones d’ombres persistantes en soi… et son partenaire.

La voie du tantra c’est la déconstruction de nos constructions mentales et de nos conditionnements, encore une fois le couple reste une belle possibilité de s’élever main dans la main.

Si vous souhaitez vous aussi cheminer vers le couple conscient nous vous accompagnons :

Crédit photo : Adobe Stock

Adélaïde et Yan Serre

Adélaïde et Yan Serre

C'est en début d'année 2017 que nous faisons connaissance via les réseaux sociaux. Nos centres d'intérêts, et en particulier la spiritualité, nous montrent des chemins en parallèles. Sans but à atteindre et sans aucun jeu de séduction, les parallèles se rapprocheront aussi lentement qu'assurément et un lien «d'âmes» se tisse naturellement. Ce n'est qu'au bout d'une année que les véritables lignes de contacts se touchent et nous font définitivement comprendre la relation particulière qui se cimente là ! Nos avancées individuelles en spiritualité s'offrent à nous et c'est au travers de notre couple, éclairé d'une sincère envie de perfectionnement spirituel commun, que nous avons décidé de mettre toute notre énergie à un monde plus juste et équitable.

En toute logique, participer à l'expérience «Présences magazine» nous a semblé couler de source et c'est avec joie que nous vous proposons chaque mois un nouvel article.

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