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David GarretLa responsabilité de l'Être : commencer à accepter de n'être personne

La vie nous apprend à être responsable, et cet apprentissage nous montre et nous démontre que la responsabilité construit notre identité en nous invitant à elle. Elle devient ce lien entre le faire et l’être. Être responsable, c’est assumer un rôle et en être conscient.

Nous nous confortons dans cette image qui séduit nos attentes, nos aspirations et nos désirs d’être quelqu’un en choisissant de revêtir un rôle qui nous lie à un devoir, à une obligation d’être et de faire. La société dans laquelle nous vivons est parfaite pour tendre ce lien et nous tisser dans cette toile des responsabilités où chacun porte en lui une ligne de conduite.

Mais en fait, ce lien est-il garant de la réalité de notre vrai potentiel ? Est-il le seul vecteur de réussite ?

Nous avons appris à être responsable. Cette responsabilité couvre notre vie quotidienne à tous points de vues : l’éducation, la vie sociale, la vie scolaire, la vie professionnelle… Nous avons construit notre identité sur le fait que notre vie est commandée par le souci de faire bien les choses et d’en présenter la garantie que toute chose apprise doit être enseignée. C’est ainsi que nous avons éduqué notre sphère familiale à cet univers de valorisation-reconnaissance.

Mais qu’en est-il vraiment ?

Mais en fin de compte, suis-je responsable d’être ? Est-ce que j’exerce une responsabilité dans cette essence ?
La responsabilité d’être se résume dans la prime intention de manifester sa présence par l’absence de recherche de responsabilité.

Être responsable, c’est accepter de se délester de cette enveloppe qui a construit notre volonté de devenir quelqu’un en assumant des actions ou en s’assumant. Seulement, cette couverture qui nous conforte à devenir ce quelqu’un, voile notre vraie personne en même temps qu’elle projette devant nos yeux son écran de lumière.

Un film se réalise devant nos yeux et nous avons tendance à oublier que nous sommes l’observateur en même temps qu’observés et créateurs.

Chercher la responsabilité, c’est en quelque sorte chercher à se camoufler dans un rôle qui nous plaît à vouloir jouer dans cet échiquier sans savoir que c’est notre propre puissance qui fait bouger les pièces. Nous sommes à la fois ces pièces de cet échiquier qui agit et interagit avec les autres et cette personne qui les fait déplacer de case en case.

Alors, la responsabilité ne serait-elle pas de percevoir que la personne qui agit sur cette pièce est en nous ?

Choisir d’être responsable, c’est donner une valeur à une puissance infinie. C’est comme si on voulait savoir d’où vient le vent et qui il est. Le vent, nous le sentons, nous sentons sa présence quand il annonce sa venue et pourtant sa manifestation nous est évidente.

Nous ne nous demandons pourtant pas qui il est, d’où il vient, pourquoi il agit de la sorte. Sa présence est une émanation de vérité qui n’a pas besoin de se définir. Il est, simplement.

La responsabilité est en nous lorsque nous décidons de reconnaître que nous sommes libres de décider de nous libérer de cette volonté d’être responsable.

À contrario, c’est en nous amenant à croire qu’être responsable c’est réussir à atteindre un objectif, par exemple celui de vouloir s’élever, de vouloir grandir pour atteindre une nature qui nous dépasse, que nous construisons des barrières qui nous limitent.

Donc, vouloir être responsable, c’est limiter qui nous sommes.

La connaissance de qui nous sommes, et de notre réelle responsabilité dans cet échiquier juste et parfait nous parvient par ce souffle de vérité lorsque nous reconnaissons que nous ne sommes personne.

Nous sommes reliés au tout par notre puissance ; notre vraie nature est d’être qui nous sommes sans rechercher une responsabilité de l’être.

En conséquence, c’est en lâchant prise de vouloir être responsable que nous ouvrons la porte : celle de la connaissance de soi par le Tout qui nous entoure. Ouvrir la porte à qui nous sommes, c’est se laisser transporter sans connaître la destination, car le plus important dans cette conquête de nous-mêmes c’est de se laisser voyager à travers nous-mêmes et de faire confiance à cette voix et à cette voie, ce chemin qui nous transporte.

Cette voix d’âme sait mieux que nous que la recherche de la responsabilité est d’accepter de laisser faire, laisser agir en nous ce souffle de la connaissance comme l’air qui inonde nos cellules de vie.

Se laisser transporter par l’air, les éléments et les règnes qui nous composent sans se demander si un autre n’est pas plus responsable qu’un autre est le chemin à suivre. Nous avons toutes et tous en nous une identité qui ne demande qu’à être explorée ; il n’y a pas besoin d’aller chercher à l’extérieur. Nous sommes le chemin.

Alors, pour resplendir la responsabilité, la plus simple chose que nous puissions faire est de «commencer à accepter de n’être personne».

Crédit photo : StockSnap sur Pixabay


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David Garret

David Garret est né en 1971 et a vécu toute son enfance dans le Nord de la France. Il est marié et père de 2 grands enfants.
Un accident de moto en 2016 a été pour lui une véritable révélation : il a en effet découvert ses facultés de clair-audience et de transmission et de guérison par la paix.

Après une carrière de trente années dans la sécurité publique qui l'ont amené à s'installer en Normandie près du Mont Saint Michel, il décide de se consacrer à l'aide à la personne en devenant coach de vie.

Il apporte également son aide à travers l'écriture. Il est d'ailleurs l'auteur d'un livre intitulé « L'aurore de la paix » qui est un livre destiné à aider les personnes à réaliser qui elles sont vraiment afin de retrouver la paix et la joie de vivre.

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