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La Rebelle attitude ou le pouvoir du « NON »

par | 6 Juin 2019 | L'Homme et l'Univers | 0 commentaires

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"Non, je veux pas", dit le petit enfant. "Non, c'est Non" disons-nous quelques fois. Le "non", fait partie de notre vocabulaire courant mais est-il vraiment entendu ? N'est-il pas en contradiction avec notre attitude, qui elle, donne à voir un "oui peut-être" ? Notre société n'est-elle pas un amalgame confus de "oui", timides, sages, conformistes, bien-pensants ? Avons-nous vraiment conscience du pouvoir de ce petit mot, quand il entre en cohérence avec nos valeurs, notre attitude et qu'il remonte, à travers notre obscurité, vers la lumière ?

Toute histoire commence par le début. Je vous propose de remonter à l'une des sources du "non". Une source vieille comme le monde, et même avant, une légende des temps anciens : la légende de Lilith. Comment cela, vous ne connaissez pas Lilith ? Alors laissez-moi vous conter son histoire.

Dans la genèse, chapitre II, verset 22 et 23, il est dit (je cite)

« Yahvé Dieu bâtit en femme la côte qu’il avait prise de l’homme et il l’amena à l’homme. L’homme dit : celle-ci, cette fois, est l’os de mes os et la chair de ma chair, celle-ci sera appelée femme, car c’est d’un homme qu’elle a été prise, celle-ci ». Voici donc la création d'Eve, compagne issue d'une côte d'Adam, suivant la bible, mythe connu de tous et toutes.

Avez-vous lu ces deux mots « cette fois », cela voudrait donc dire qu’avant « cette fois » avant Eve la blonde, il y eut une autre fois, donc une autre femme. Faites preuve de curiosité, de patience et d'un peu de chance, et vous trouverez une phrase, la seule d'ailleurs dans la bible, évoquant la création d'un être féminin mais dont les termes donnent à réfléchir par rapport à la version précédente.

Dans la genèse, chapitre I, verset 27 il est dit (je cite)

« L’homme et la femme sont créés sous l’appellation « Adam » qui signifie humanité ou "terre" en hébreu :  Dieu créa l’homme à son image.  Il les créa mâle et femelle. »

Nulle question ici d'endormissement d'Adam pour lui extraire un os, mais une création à l'image de Dieu, avec une connotation de pouvoir et de connaissance, qu'il transmet à deux humains issus de la même argile, mâle et femelle.

Alors, Lilith, la première compagne d’Adam, est-elle une invention, un arrangement de l'époque, avec les mœurs, la culture économique ou spirituelle ?

Il faut dépasser les apparences, sortir du confort des sentiers balisés et aller chercher en profondeur ce qui put, à un moment donné, donner l'idée du mythe.

Lilith, mot hébreu, est un prénom féminin qui signifie littéralement « la femme de la nuit ». En sumérien, le mot « lil » signifie vent, en particulier la dame du vent, d’où la déesse du vent du sud auquel est accolé le mot « itud - lune ». Mais les racines « lil » ou « l ul « peuvent aussi remonter encore plus loin, elles désignent les lèvres qu’elles soient celles de la bouche (ce qui se mange, tète et parle) mais aussi celles du sexe féminin qui s’ouvre au plaisir et donne la vie.

Certains placent la première apparition de cette légende de Lilith sur une tablette datant de 2000 an avant J.-C retrouvée à Ur, cité mésopotamienne située en Irak, dans le mythe de Gilgamesh.

Ce premier texte sumérien fait état d’une déesse, jeune femme aérienne de grande beauté, dont les principaux attributs sont la chouette, symbole de connaissance, les lions symbole de force et les ailes symbole de spiritualité.

L’appropriation, l’assimilation des différentes cultures ou religions, sumériennes, ou hébraïques, vont la doter d’autres attributs, plus sombres, plus guerriers.

Elle sera également assimilée à la déesse mère, la femme serpent, déesse ailée ou sirène dont on retrouve des traces au paléolithique. En lien avec la lune, elle est surtout une représentation du matriarcat, présent au paléolithique, avec la société nomade des chasseurs/cueilleurs.

La légende de Lilith est un véritable mille feuilles d'interprétations de différentes croyances ou réalités, se superposant, se mélangeant mais incarnant en son cœur un trait de l'archétype féminin qui nous intéresse aujourd'hui : la rebelle attitude.

Et tout d’abord, quelle est donc la teneur de la légende, du mythe ?

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