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Sarah Arbona
La mort : le passage initiatique de l’au-delà
Sarah ArbonaLa mort : le passage initiatique de l’au-delà
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La vie et la mort sont comme l’inspir et l’expir d’une seule respiration. Indissociablement liés, malgré une apparente dualité derrière laquelle se cache une unité.

Nous sommes vivants chaque jour, occupés à nos différentes activités, et que faisons- nous quotidiennement de cette autre facette, la mort ? Comment l’intégrons-nous à notre existence ?

Car, qu’elle soit physique ou symbolique, elle nous accompagne.

Tout est cycle

Sur ce plan de vie terrestre, tout est impermanent, tout est cycle, avec un début, et une fin. Que ce soit une situation, une expérience, une rencontre, notre corps physique… tout dans ce plan terrestre est impermanent, voué à la transformation.

On peut dire que tout vit, et puis meurt. Mais cela dépend du regard que nous portons sur la mort. On peut aussi la voir autrement.

Tout vit, puis se renouvelle, change de forme. La mort est ainsi une transformation, la chenille qui devient papillon. Pour renaître à un autre état, il faut mourir à l’ancien.

Ce passage de la mort impressionne, fascine, terrifie, c’est une porte initiatique puissante, que ce soit pour nous-même, ou pour le passage de nos proches.

Notre rapport à la mort est empreint de beaucoup de facteurs, notre culture, notre religion pour certains, notre spiritualité, nos expériences… il me semble que le culturel prend beaucoup de place, même si nous avons aussi notre rapport intime avec ce passage.

En Irlande par exemple, et dans d’autres cultures, pour un décès, les proches chantent, font la fête en l’honneur de la personne. Même si le deuil est présent il est auréolé de joie également pour l’âme qui s’envole.

En France, le deuil, la cérémonie est la plupart du temps aussi froide qu’une pierre tombale, ce qui alourdit beaucoup ce passage de mon point de vue.

J’ai toujours été très choquée du cérémoniel funéraire autour de moi ; il plombe dans la tristesse, et alourdit ce passage sans l’élever vers d’autres dimensions.

Le rapport à la mort va dépendre de nos croyances sur l’au-delà.

Selon ce à quoi l’on croit et s’identifie.

Le cycle d’incarnations de l’âme

Dans cet article je vais partir du postulat que l’âme habite le corps pour cette incarnation, et qu’au moment de mourir, l’âme quitte le corps, qui est son véhicule terrestre.

Cela est très important comme postulat, car sinon, après la mort, le néant, rien. Si l’on pense être ce corps et cette personnalité périssable uniquement, alors au moment du grand départ c’est le néant.

Pour ma part c’est nier le principe même de la Vie que de penser ainsi, et bien que je respecte ce point de vue, je ne vais pas m’y attarder, car il n’y aurait pas grand-chose à en dire.


En revanche, je ressens et sais du plus profond de mes cellules que l’âme survit au corps, et que cette expérience terrestre n’est qu’une perle de plus au collier plus vaste de l’expérience de l’âme.

Cela amène ainsi la notion de : qu’est-ce que l’âme ?

Je ne souhaite pas en donner une définition, je vous invite plutôt à la ressentir, la pressentir, lui laisser de la place en vous intériorisant, et en vous dés-identifiant un  peu plus de ce corps, cette personnalité  que vous connaissez, qui vous limite, et vous définit de manière temporelle. L’âme est plus vaste que la temporalité de cette incarnation.

Nourrir l’âme pour évoluer

Nous vivons chaque jour en nourrissant notre corps qui est éphémère. Mais pensons-nous à nourrir ce qui est éternel, l’âme, ou le principe spirituel divin en nous ?

Tout ceci vient nous questionner sur le sens que nous donnons à la vie et à la mort, qui sont les deux facettes d’une même pièce.

Si le sens de la vie est uniquement matériel, alors il est normal que je ne m’occupe que de cette dimension.

Si en revanche le sens de la vie est spirituel, il est normal que je nourrisse cette dimension de l’âme et de l’esprit.

Et si le sens de la vie englobe ces deux dimensions, matérielle et spirituelle, alors je viens faire ce travail alchimique de l’unité de ces deux dimensions. Incarner dans la matière le principe Divin.

Vivre se vit alors dans une conscience différente. La vie prend un nouveau sens.

Vivre c’est être en connexion avec notre âme, et la faire évoluer au travers des expériences de la matière. Le corps, l’incarnation, devient alors une grande école d’apprentissage et d’évolution spirituelle.

Dans ce cas de figure, je nourris dans cette vie une dimension plus vaste que cette vie, et qui lui survivra.

Il me semble plus pérenne de s’identifier à l’immortel qu’au temporel. C’est sortir du grand jeu de l’illusion de la matière, duquel il est parfois si dur de se dés-identifier.


La méditation est une excellente pratique pour se connecter à ces dimensions.

Je vais même aller plus loin dans la réflexion que je vous propose : savoir vivre, c’est savoir mourir. Dans certains enseignements de sagesse, notamment chez les Tibétains, il est dit que vivre c’est se préparer chaque jour à mourir. Si nous nions cette dimension, quand le grand passage arrivera nous serons bien peu préparés.

L’inspir et l’expir sont comme un enseignement constant de ces deux facettes, la mort et la vie, qui derrière les apparences, « les appâts rances » de dualité, ne sont qu’une unité.

Mais ce n’est pas facile à percevoir.

Travailler sur le sens de la vie, et de la mort, permet de parcourir un chemin initiatique de transcendance.

Cela me semble être le but ultime de libération, comme l’enseignait le Bouddha.

Sortir de la roue de l’illusion et de la réincarnation, pour atteindre l’éveil spirituel, la dissolution  dans la conscience d’amour universelle.

Cela ne vous semble-t-il pas absurde de vivre chaque jour pour construire quelque chose voué à disparaître ? Ne manque-t-il pas quelque chose ?

Se préparer à mourir

Quand j’étais au collège, des jeunes de mon âge sont morts autour de moi. J’ai été frappée par la difficulté du deuil, autant que par l’impuissance des adultes, qui n’avaient aucune réponse, aucune connaissance de l’âme… cela m’a beaucoup marquée et a signé le début de ma quête spirituelle.

Comment demander à un adolescent de prendre sa place dans un monde que l’on ne connaît pas, et qui n’a aucun sens ?

Connaître la vie, c’est aussi connaître la mort, car elle lui est intrinsèque.

L’être humain a bien souvent oublié les lois cosmiques et divines, englué dans les lois humaines, en oubliant d’où il vient, et où il va.

Aujourd’hui je suis maman, et quand je vois la douleur de ma fille qui a peur de la mort, qui a peur de me perdre, cela ne fait que raviver cet appel à transcender l’illusion de la mort, à se libérer de la souffrance.

Je ne dis pas que c’est chose facile, mais que cela me semble essentiel.
Et même si aujourd’hui ma petite fille a du mal à l’entendre car sa peur est la plus forte, je sème en elle des graines d’éternité.

Car je sais du plus profond de mon être que la séparation n’existe pas, que tout est UN, et même si je ne baigne pas dans cette conscience, je la pressens, la cherche, l’appelle.

Percevoir ainsi change la relation à la vie.

Que fait-on du cadeau précieux de cette incarnation?

Profitons-nous de cette vie pour évoluer ? Ou nous perdons-nous dans du futile, de l’éphémère ?

Au service de quoi mettons-nous cette vie ?

Je vous invite à fermer les yeux.
À rentrer dans votre souffle.
À le sentir rentrer et sortir de vos narines.
À le sentir parcourir votre corps.
À vous déposer dans le calme et la paix de cette respiration incessante.
De prendre pour un instant le temps de la sentir, de l’écouter.

Combien de temps arrivez-vous à rester en contact avec elle avant que vos pensées ne vous embarquent ailleurs ?
Arrivez-vous à toucher cette paix contenue à chacun de vos souffles, quand le mental se dissipe ?
Pouvez-vous pressentir dans ces silences, l’âme silencieuse, qui ne demande qu’à être perçue ?
Pouvez-vous, comme un jardinier, cultiver vos silences intérieurs pour toucher l’essentiel, « l’essence du ciel » qui est en vous ?
Pouvez-vous dans ces silences toucher le bout des ailes de l’éternité, dissipant ainsi les limites du temporel et du connu ?

La méditation est une nourriture pour l’âme. Elle est comme un enseignement silencieux.

Elle est une porte pour se relier à l’éternel en chacun de nous, un pont entre le visible et l’invisible.

Une invitation à trouver la paix intérieure et extérieure, dans la vie comme dans la mort.
Elle est une perle à mettre sur le collier de la vie, pour ne pas s’agiter de manière inutile, et s’abreuver à la source sacrée.

Elle est un enseignement de la vie, et de la mort, à chaque inspiration et expiration.

Elle fluidifie la vie, car déconnecte progressivement le mental, pour laisser la place à l’énergie et l’intuition.

Elle est force vive d’énergie car elle remplit de lumière, autant que de paix profonde par le calme qu’elle apporte.

Puissent ces quelques mots donner sens à la vie, comme à la mort en vous, et faire de cette incarnation un temple de beauté et de conscience.

Car en effet si l’on commence à percevoir la vie dans sa dimension spirituelle, pour faire évoluer l’âme, alors se pose la question de comment la faire évoluer.

Et bien je répondrai : en créant et générant du beau, du bon, de l’amour.

Tout est expérience, mais n’est-il pas préférable de créer de la beauté que de la laideur ? De la joie, que de la souffrance ? Du bonheur que du malheur ?

Créer sa vie

Nous sommes créateurs et responsables de notre vie. À nous de la faire évoluer, en faisant de chaque instant du beau, du bon, en étant bienveillant avec nous-même et toutes les formes de vie qui nous entourent.

Chacun de nos actes a des répercussions dans l’univers. Si je tue, même une fourmi, je prends la vie. Permettre à notre âme d’évoluer, est, il me semble, avoir conscience de nos actes, pensées, paroles, pour les remplir d’amour et de beauté à chaque instant.

Cela invite à se questionner sur nos vies, et nos modes de vie, qui manquent bien souvent de respect à tous les autres règnes.
Évoluer c’est grandir en sagesse et en amour, pour le bien de tous les êtres vivants, ce qui invite à vivre avec altruisme et un cœur grand ouvert.

La vie revêt alors un autre sens, une autre dimension que d’être centré uniquement sur soi-même et la matière.

Ainsi ce qui aura été créé pendant le temps de cette incarnation aura fait fructifier notre âme dans son chemin d’évolution. Et au moment de quitter notre corps il sera plus facile d’être en paix, car nous serons en accord avec ce que nous avons fait, mais nous aurons aussi nourri cette pluridimensionnalité en nous, qui rendra plus fluide le passage vers un autre monde.

Que chaque perle d’instant puisse vous révéler sa saveur divine, et envelopper la vie et la mort d’un nectar de félicité.

Crédit photo : pasja1000 sur Pixabay


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Sarah Arbona

Sarah Arbona

Je suis une exploratrice du vivant. Mon parcours m'a amené de diverses manières, dans un voyage aussi bien extérieur et qu'intérieur, a nourrir toujours la même recherche : la Conscience de ce qui essentiel.

C'est pour moi absurde de vivre sans en chercher l'essence, et de cultiver l'éphémère sans abreuver l'éternel qui est derrière. Cette quête intérieure initiatique, mélangée a l'abondant plaisir de célébrer la beauté de ce monde terrestre, fait de moi un joli cocktail du ciel et de la terre !

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