L’Amour…

Au-delà du sentiment, de ce qu’il nous fait vivre, vibrer et ressentir dans tout notre être, qu’est-ce que l’Amour ?

L’Amour c’est une puissance.

Une puissance qui donne du courage, qui nous met en action. C’est cette force qui nous porte vers l’autre pour lui tendre la main, l’aider et le supporter. C’est cette énergie, ce magnétisme, cette alchimie qui nous conduit vers le corps de l’autre, pour s’unir. Pour se reconnaître en lui/elle. Pour s’oublier, s’abandonner à ses bras, le temps d’un moment.

Pour donner vie à une nouvelle Vie.

L’Amour est cette source de Vie qui nous a donné forme, qui nous meut, qui nous porte, qui nous guide. Qui pulse, là, au centre de notre être. Qui nous donne ce sentiment puissant d’être. D’être présent, d’être Présence. C’est cette chaîne infinie, sans début ni fin, qui fait que la Vie se vit. En nous, à travers nous, malgré nous, au-delà de nous…

L’Amour ce n’est pas que beau, extatique, transcendant ou immanent. Ce n’est pas que grandiose, flamboyant ou passionnel. C’est également simple, petit, humble et parfois, même souvent, pas très joli

Oui. Parce que si l’Amour nous permet de nous dépasser, de voir plus large, plus grand, de transcender nos peurs pour franchir cette ligne qui nous amène au courage, au don de soi, à la dissolution de cette partie de nous qui se croyait et voyait faible, misérable ou sans valeur, à cette partie qui était centrée sur elle-même à s’apitoyer ou se victimiser, l’Amour se trouve ÉGALEMENT dans cette partie souffrante.

L’Amour n’a pas de centre, n’est pas auto-centré. Il n’a pas de personnalité, de volonté propre, de désirs personnels, de quête, de mission ou de plan. L’Amour EST. Il est l’essence de toute chose, le substrat qui soutient l’ensemble de ce jeu que nous appelons la création. C’est l’Amour qui porte à s’étendre, prendre de l’expansion, explorer sa Nature, tester ses limites. De toutes les façons possibles.

Parce que l’Amour est illimité de par Nature, ici ou ailleurs, hier ou demain, toi ou moi, n’a AUCUN sens au sein de l’Amour. L’Amour est inclusif. Alors tout ce qui tend à le séparer ou le diviser, va à contresens de sa Nature. Tout en étant nécessaire à l’expression de celle-ci ! L’Amour étant libre de la forme, mais présente au cœur de chacune d’elle, il ne peut que s’exprimer de façon limitative à travers les formes. Il doit donc se diversifier pour pouvoir s’expérimenter pleinement. C’est donc pourquoi notre vision humaine plutôt étriquée a peine à saisir l’Amour.

C’est de cette Réalité que naît le jeu. Le jeu entre l’expression d’un Amour qui se fait à travers la compréhension que nous devons acquérir de celui-ci.

C’est également pourquoi, vu du Réel, l’Amour n’est pas toujours très beau. Parce qu’il s’exprime à travers toutes choses.

À travers celui/celle qui croit qu’il est fait de contrôle, de possessivité, de violence, de pouvoir, de manipulation et de toutes ces visions plus ou moins déformées de l’Amour. Déformées par un ensemble de facteurs évolutifs qui sont, sommes toutes, normaux dans un règne qui est passé depuis peu de l’animalité à l’humanité… Nos organes de perception, les limites de notre cortex cérébral, l’utilisation encore souvent inadéquate d’une intelligence relativement récente dans notre règne, ainsi que bien d’autres facteurs dont nous n’avons pas encore pleinement conscience, font en sorte qu’il est normal que nous ne saisissions pas entièrement le jeu exploratoire amoureux dans lequel nous nous trouvons.

Mais… Comme la Réalité est voilée par toutes ces limites, comme nous sommes nourris par tout un lot de connaissances partielles et fragmentaires, nous sommes ce que nous sommes. Bien rapides à statuer sur ce que devrait être l’Amour et ce qu’il ne devrait pas être. Remplis de jugements quand vient le temps de statuer sur les comportements des autres. Et surtout aveugles lorsqu’il s’agit de voir que la souffrance est également une facette de l’Amour. Que c’est en fait, la composante en chacun/e de nous qui se trouve la plus proche de l’Amour. Que la souffrance est également une puissance, une force et une énergie qui nous poussera vers l’action. Une action potentiellement destructrice. Pour soi, pour les autres ou pour l’ensemble de tous les acteurs en jeu. L’Amour n’a tellement rien à faire de la forme et leur pérennité dans la matière, qu’elle n’aura aucun mal à suprimer la forme si le seuil de souffrance atteint la limite de ce qui peut être toléré en termes de tension. Vous, moi, un vieillard, une fillette de 3 ans, tout Cela n’est qu’un jeu de formes pour l’Amour. Des formes précieuses certes. Ne croyez pas que je prétende le contraire… La Vie EST ce qu’il y a de plus précieux ! Mais la Vie est également éternelle et peut toujours se recréer dans la forme. Son but est de se maintenir, de s’expandre et d’évoluer ! Pas d’assurer le maintien de Diane, Pierre, Jean ou Jacques éternellement…

Mais… Tout ceci est difficile à admettre, n’est-ce pas ?

Si nous pouvons admettre relativement facilement les comportements parfois barbares de certaines espèces animales en se disant qu’il s’agit là de l’ordre naturel des choses dans la nature, il est difficile d’admettre qu’il puisse en être de même pour nous. Pourtant… Nous ne pouvons nier, si nous regardons les choses avec lucidité, que nos comportements sont encore empreints d’animalité à bien des égards. Il est donc normal que les choses se passent encore ainsi. Que certains d’entre nous soient encore remplis de peurs suffisamment envahissantes pour les maintenir dans des comportements de survie plus ou moins violents. Que certains vivent des souffrances dont ils ne comprennent pas toujours l’origine. Et que se faisant, plutôt que de tenter de comprendre celles-ci, ils choisissent d’utiliser l’intelligence pour manipuler, contrôler ou tenter de posséder. Ou, finalement, que d’autres, atteignent des niveaux de souffrances intérieures tels, qu’ils décident de retourner celles-ci contre eux. Ayant peut-être la présence d’esprit de ne pas en emporter d’autres dans leur chute, mais quand même la suprême ignorance des dommages collatéraux qu’ils feront par leur prétendu sacrifice…

Oui, par Amour on peut aussi faire beaucoup de mal. Plusieurs dictateurs et bourreaux de notre histoire sont partis d’une volonté fort bien dirigée de vouloir changer les choses pour le meilleur.

L’aveuglement véritable demeurera toujours, à mon sens, de croire que l’Amour n’est fait que de câlins, de bisounours et de licornes… Cette façon de voir les choses n’est pas qu’une vision limitée ou idéaliste des choses. C’est surtout une vision excessivement prétentieuse, qui croit avoir tout compris de l’Univers dans lequel on vit. Alors, qu’en fait, nous ne savons pratiquement RIEN. Nous ne pouvons que constater qu’il évolue. À certains égards positivement et à d’autres moins.

L’Amour, en ce monde, ne peut mieux s’exprimer, à mon sens, qu’à travers le juste milieu.

De celui/celle qui se sait fragile, limité/e et vulnérable. Celui/celle qui a compris qu’il/elle n’est RIEN dans ce grand jeu de la Vie. Mais celui/celle qui a compris qu’il/elle est également TOUT. Une potentialité de l’Amour à exprimer quelque chose en ce monde. Celui/celle qui s’abandonne à cette puissance, cette force de Vie en lui/elle. Qui se laisse porter avec confiance. Comprenant que parfois certaines actions se font pour faire avancer les choses. Que parfois pour faire avancer les choses, des décisions déchirantes doivent se prendre et des Vérités difficiles à entendre se dire. Que la Vie ne sera pas nécessairement facile tous les jours, mais qu’au final, tout le monde en sortira grandit. Parce que chaque évènement, chaque situation, si difficiles soient-ils, font évoluer les choses. Et que chaque chose, lorsqu’elle est faite dans l’ouverture, l’accueil et le respect des parties en cause, finit toujours par être contributif au final.

Mais ça, ce n’est possible que pour celui/celle qui accepte là, MAINTENANT, de ne pas comprendre cette fameuse finalité. Parce que la finalité est ce qu’elle est.

C’est à la toute FIN qu’elle se révèle.

On ne se perd pas dans la non-dualité. À moins de vouloir la comprendre intellectuellement, à partir des éléments de ce monde, cette petite planète et le petit lot de connaissances fragmentaires que l’homo sapiens s’approprie si chèrement. Parce qu’elle ne repose pas sur la connaissance, mais bien sur le vécu. Un vécu fait d’abandon, de confiance et surtout de perte, quant à cette idée d’être une personne figée et limitée par un espace-temps restreint. Une personne qui fonctionne à partir de ces notions de bien et de mal qui seront toujours déterminées ici-bas par un continuum espace-temps qui évolue à tous les niveaux. Qui évolue également quant à la connaissance et la morale qu’il véhicule.

Nous sommes Amour. Une expression de Ce qui Est au-delà du temps et de l’espace. Mais également totalement présents au cœur de celui-ci, à travers cette forme qui nous a été donnée pour un bref temps. Qui nous a été donnée pour transcender notre animalité, utiliser l’intelligence à bon escient, d’une façon ouverte et tournée vers l’autre. Tout en étant toujours conscient de nos limites. Des limites bien humaines, qui ne sont pas différentes de celles des autres. Nous ne devrions jamais tenter d’être meilleur que l’autre, parce que se faisant, nous continuons de transporter tout un lot de jugements qui ne sont pas empreints de cet Amour qui peut tout accueillir. Simplement tenter d’être ce que nous sommes, de la façon la plus authentique possible.

Pleinement conscients d’être faits à la fois de la même matière et de la même essence que tous ces autres…

Crédit photo : Bruno Simonard

Diane Gagné

25 ans dans le domaine judiciaire ainsi qu’une quête personnelle jalonnée de hauts et de bas, c’est le parcours de Diane avant que sa vie bascule complètement. Une nuit noire de l’âme l’entraîna jusqu’à une tentative de suicide. Un éveil spontané s’en suivi, un retournement de conscience s’opéra et plusieurs années d’arrêt s’imposèrent pour intégrer cette expérience. De cette pause naquit une réalité complètement nouvelle.

Nous sommes la Présence Éternelle qui habite au coeur d’un mouvement qu’on appelle la Vie. Rien à retrancher ou à ajouter à une vie qui est complète et pleine d’elle-même. Souffrances et résistances ne sont que le fruit d’une séparation illusoire. Nous ne tendons vers rien de spécifique sur le chemin spirituel, mais retournons simplement à ce qui est préexistant à toute manifestation. Il n’y a donc rien à apprendre mais tout à oublier.

Des pensées, des réflexions, des inspirations surgissent et repartent. Rien ne peut vraiment être saisi. Dans un élan de partager ce vécu, des textes, des partages en Présence et des conférences vous sont offerts. Ainsi que des services pour vous accompagner sur votre chemin.

Une simple présence sur votre chemin d’éveil, qui ne prétend à rien de particulier. La Vie qui se déverse, d’un cœur à l’autre…

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