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Pour cet article, j’ai choisi d’être politiquement incorrecte en abordant un thème incongru : la colère. En effet, dans notre civilisation formatée, aseptisée, convenue, la colère est mal vue. Comment des personnes, à l’apparence parfaitement adaptée et adaptable, peuvent tout à coup sortir des rangs et laisser voir et entendre cette intimité dérangeante ?

Car, ne vous y trompez pas : la colère ainsi exprimée dérange, inquiète, fait peur, déstabilise, remet en question, interroge. Pourquoi quand tout était si lisse, faire tant de vagues ? On pourrait croire que la colère est une émotion mal maîtrisée par un individu et donc une spécificité humaine limitée.  Car il est évident que personne ne revendique la colère comme étant sienne alors que l’altruisme, la compassion, sont des émotions nobles, elles !

Eh bien, pas du tout : la nature, les éléments connaissent aussi ces soubresauts aussi brusques qu’inquiétants. Les orages, le tonnerre, les volcans, les violentes tempêtes venteuses, la mer démontée, les tsunamis et autres raz-de-marée, sont là pour nous rappeler qu’autour de nous, en dehors de nous, la colère existe bel et bien et se manifeste avec autant de violence que celle qui vit en nous.

La colère est même mise en avant par les dieux de la mythologie. En Grèce, Némésis est à la fois un concept et une déesse de la « juste colère » et du châtiment céleste. Ovide dans ses « métamorphoses » évoque un récit complet de l’histoire du déluge dû à Zeus, exaspéré par les humains qu’il a créés. Thor et son marteau dans l’olympe scandinave reste un symbole de l’orage et de la colère. Ces récits impriment dans nos esprits-lecteurs cette manifestation qui ravage et fait place nette.

Qu’est-ce que la colère ?

Je vous propose de vous emmener à la rencontre de la colère, ou plutôt devrais-je dire des colères.

Une émotion, un ressenti qui prend sa source au cœur de notre toute petite enfance. Comment avons-nous été attendu, accueilli, nourri, éduqué, aimé ou laissé à nous-mêmes, abandonné ? Comment notre ressenti, en grandissant, nous a fait nous sentir en sécurité, pouvant exprimer nos besoins, ou laisser en friche côté sentiments ? De tout cela, notre personnalité va en faire une sorte de soupe que nous allons nous servir régulièrement à nous-mêmes durant toute notre vie.

La colère se nourrit de toutes ces imperfections, ces ressentis, parfois d’une réalité contestable et contestée certes, mais qui va entretenir un feu permanent, je dirais de ressentiment. Alors, pourquoi certaines personnes vont durant leur vie apprendre à gérer ces mouvements de colère, bien naturels au fond, sans débordement excessif ? Et pourquoi d’autres, partiront « en cacahuètes » à la moindre incitation ?

Tout d’abord, pourquoi qu’elle soit humaine, venant des Dieux ou de la nature, se manifeste-t-elle à tel ou tel moment ?

Le point commun de toutes ces colères est le point de frottement. À un instant T, l’ensemble de ces ressentis vont se rencontrer, se heurter, se chevaucher, fusionner et créer un espace particulier échappant à tout contrôle. Et voici, le point de départ des colères et non de la colère : la colère explosive et la colère corrosive.

 

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Martine Langeron

Martine Langeron

"Un voyage de 1000 lieues commence toujours par le premier pas" Lao Tseu.

Partir, cheminer, revenir à l'essentiel au rythme de l'humain, c'est oser vivre ses rêves, plutôt que rêver sa vie. Le chemin de Compostelle est un voyage initiatique qui ouvre la voie des possibles pour Martine. Elle y trouvera la force de mettre en lumière sa créativité par la peinture, le chant ou en faisant des conférences sur des sujets qui lui tiennent à cœur, comme la place et le droit des femmes dans notre monde.

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