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Depuis 10 ans d’exercice en tant que praticienne, j’ai accompagné un certain nombre de Femmes sur le chemin de leurs questions, de leurs bilans, parfois de leurs décisions. À travers la consultation, nous dénouons ensemble ce qui empêche d’y voir plus clair ou d’avancer. Et il arrive qu’au détour de la conversation, s’impose la question fondamentale, celle qui fait tressaillir : « Mais vous, qui êtes-vous ? » Et la plupart du temps, je n’obtiens pour toutes réponses que des yeux ronds, des balbutiements, et même, une certaine forme de désarroi. Et pourtant…

Ces dernières années, à travers mes pratiques professionnelles et également mes interrogations personnelles, je me suis rendue compte à quel point répondre à cette question était, certes difficile, mais surtout ô combien libérateur !

QUI SUIS-JE ?

Avez-vous remarqué comment nos « pitchs » de présentation reflétaient mal nos aspirations profondes ? Répondant finalement assez peu à la question posée.
« – Et vous, que faites-vous ?
– Je suis thérapeute »

En s’appuyant sur une grammaire tatillonne, il y a déjà ici une faute de sens. Le premier demande ce que l’on « fait », quand le second répond par « je suis » ; ce que l’on fait représenterait donc ce que l’on est ? Et, dans le cas de cet exemple, à fortiori notre situation professionnelle ? Réellement ? Intrinsèquement ? Si oui, cela pourrait expliquer le malaise de certaines personnes devenues inactives (à la retraite, au chômage, en maladie, etc…) qui, par extension ne sont plus, puisqu’elles ne font plus. Si notre activité professionnelle, quelle qu’elle soit se traduit par un «  je suis », qu’en est-il lorsque cette activité change ou s’arrête ?

Je suis thérapeute, journaliste, éditeur/trice, artiste, enseignant.e, homme/femme d’affaire… Je suis mère/père au foyer, je suis au chômage, à la retraite, je suis handicapée. Je suis patron, je suis employée. Je suis victime, je suis bourreau…

À quel moment nos actions commencent à définir notre Être profond ? Et d’ailleurs, ont- elles ce pouvoir ? Père absent un jour, père absent toujours ? Victime d’aujourd’hui, victime de demain ? Loin d’être anodin, ce sujet vient questionner les préjugés et les étiquettes que l’on peut poser au dos de nos rencontres, dans nos familles et, d’autant plus, de nos enfants. Combien de parents se sont sentis désemparés face aux jugements implacables d’enseignants aux conclusions hâtives ? En quelques années de scolarité, nos petits bouts se retrouvent affublés de compétences et de carences qui, d’années en années, de bilans en évaluations, se retrouvent confortées, enfermant insidieusement l’enfant, l’ado et enfin l’adulte en devenir dans un carcan dont il/elle aura du mal à s’extirper. Et comment y parvenir, quand tout converge vers une définition de soi qui nous sert d’appui pour nous construire et construire toute notre existence ?

Car répondre à cette question fondamentale de « qui suis-je ? » implique de venir questionner 1/ ce qui nous définit 2/ qui ou quoi en a décidé ainsi. Cela peut aussi révéler que cette définition à laquelle on s’est raccrochée tout au long de notre parcours est, depuis toujours, en dehors de notre maîtrise. C’est accepter de voir que nos choix et nos actions ont jusqu’alors été dictés par un moule dans lequel on nous a mis dès notre plus tendre enfance, et avec lequel on nous a façonné notre vie durant.

 

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Myriam de Lesaka

C’est après plusieurs années dans une vie qui me convenait de moins en moins que j'ai pris le temps de découvrir les routes que j'avais laissées de côté. Ces routes m'ont montré la méditation, la féminité sacrée, la sororité, ma mediumnité, et tant d'autres trésors ! Je me suis découverte Femme sensible, guérisseuse... J'ai découvert que le Féminin était une force bienveillante, qui m'habitait à moi aussi, et dont je pouvais me servir pour accompagner celles et ceux qui le souhaiteraient. Reliée enfin à ce Féminin sacré, j'ai arrêté de lutter. Guidée par mes prises de conscience et mes intuitions, que j'écoutais sans limite, je me suis connectée à mon canal intuitif, ma médiumnité… Autodidacte, je me suis mise à pratiquer les oracles, le pendule, l'écriture intuitive, la numérologie ; d'abord pour moi, et très vite pour les autres.

Mon cheminement est sans fin.  Ma curiosité reste intacte, tant d'un point de vue de guérison personnelle que pour l'accompagnement des personnes qui viennent à moi.  Je lis, je rencontre, je me forme et je prends soin de mes blessures.

Je suis une Femme et une thérapeute multiple, avec une boîte à outil multiple ; car la vie est multiple. M'enfermer dans une seule et unique catégorie, "spécialité" reviendrait à me scléroser et, par là même, scléroser mes accompagnements. Je fais donc de la guidance intuitive et médiumnique. Mais aussi de l'accompagnement du et au Féminin et Féminin Sacré, soins énergétiques du Féminin en tant que Moon Mother, de l'accompagnement à la méditation, de la numérologie, des ateliers bien-être et développement personnel...et je suis auteure.

En perpétuel apprentissage à l'école de la vie, pour mieux être présente à moi et aux autres.

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