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Carole Alyia
Comment fonctionner quand nous nous sentons impuissants ?
Carole AlyiaComment fonctionner quand nous nous sentons impuissants ?
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Quand nous regardons ce qui s’offre à nous, finalement, nous pouvons nous apercevoir que nous sommes dans une surabondance de tout. Nous multiplions les activités, allons au gré de nos envies, écoutons tout ce qui nous passe par la tête et par le cœur, sans savoir s’il y a de la profondeur, et refusons d’aller là où notre âme aimerait, puisque nous sommes souvent retenus par nos résistances. Nous poursuivons notre course incroyable et surhumaine envers parfois ce qui s’annonce être des mésaventures. Nous nous précipitons vers un mur, mais comme nous avons écouté notre cœur et nos pensées, nous nous sentons rassurés et satisfaits. Peut-être que notre cœur est porteur d’éléments inconscients, de blessures invisibles et que ce sont elles qui nous ont poussé vers des voies mystérieuses et parfois destructrices. Nous avons oublié de valider sur le plan de l’âme la réalité de nos envolées. La facilité a pu prendre le pas sur la vérité ainsi que l’obéissance à nos traumas et à nos désirs au lieu de suivre librement notre envol vers l’unité. En estimant que nous libérer de nos schémas et épurer est seulement pour les autres, nous risquons fort de nous noyer dans nos sentiments, même si nous semblons être alignés. Divisés et à la fois attachants, affectueux, nous ne savons pas comment fonctionner sur cette terre bien encombrée et pesante. Malgré notre humilité apparente, cela ne suffit pas pour trouver les outils de la sagesse. Et nous cherchons l’allégresse d’un oiseau silencieux qui vole dans le ciel ou d’un oiseau obéissant à nos schémas pour fonctionner à deux, ou à plusieurs dans une société aux systèmes d’une complexité vertigineuse. Comment tracer notre route dans tout ce qui nous est présenté, sans prendre en considération ce qui est encore invisible, voilé ?

Quand nous nous sentons impuissants, que se joue-t-il vraiment ?

Le sentiment d’impuissance peut sembler nous confronter au vide. Alors le premier mouvement pourrait être un réflex, celui de la rapidité, celui du masculin qui surinvestit ses capacités de guerrier. Nous entrons aussitôt dans une interactivité soudaine, une forme d’empressement. Nous avons besoin d’occuper l’espace, de nous sentir utiles pour nous, pour notre entourage et dans notre travail, de mener à bien notre mission, d’obtenir des résultats concrets. C’est ce qui nous pousse vers certains métiers et qui peut nous rendre dépressif quand nous ne sommes pas utiles pour la communauté lorsque, par exemple, nous pouvons nous retrouver momentanément sans emploi.

L’impuissance nous confronte à une de nos grandes peines qui est celle d’avoir l’impression de ne pas avancer, de stagner, voire de régresser. Nous avons le sentiment de faire face à notre propre incapacité à gérer une situation, un événement nouveau, une relation mouvementée, un épisode de crise ou de ne pas arriver à rassurer un être cher, des membres de notre famille, collègues, équipe. Ce qui émerge est un sentiment d’insécurité. Il vient nous accaparer. Si nous avons tendance à la dispersion, peut-être que cette période va l’accélérer. Ainsi, nous cherchons à nous rassurer par tous les moyens. Brasser du vent, agir dans tous les sens,… cela semble limiter notre sentiment d’impuissance et provoquer une forme de satisfaction de notre ego. Alors, il se déploie, prend de l’espace et de la place. En deux mots, il fonce ! Peut-être même se met-il à pester ?! Saperlipopette ! Sacre bleu ! Et il ira jusqu’à s’écrier : Bonté divine ! Quoi ?! Qu’est-ce ?!

L’affolement est là présent. Nous avons besoin d’une solution d’urgence, peu importe laquelle. Alourdis par nos pensées qui s’agitent dans tous les sens et qui n’arrivent pas à s’apaiser, la précipitation nous gagne.

Comment nous désencombrer ? Comment évacuer ?

« Agis, agis, agis », nous dit notre mental. Il nous le crie tellement fort que nous ne savons comment l’éteindre. Où est le bouton d’arrêt ? Il nous harcèle même en rajoutant : « Vite, dépêche-toi » ! Puis, notre cœur s’emballe. Il nous étreint. Nous nous sentons oppressés. De conséquences, en exagérations, résistants à aller vers la voie qui nous correspond profondément, espérant consolation et récompense avec une paix au moins éphémère, nous prenons de nouvelles dispositions, des mesures pour parader, pour être efficaces, pour calmer et satisfaire nos objectivations. Nous nous retrouvons souvent loin de la réalité, nos actions nous ayant détourné de notre axe, celui qui apporte une élévation et mutation, engendrant une réelle paix intérieure et profonde.

Parfois, nous nous enfonçons si loin dans des voies d’action qu’elles peuvent nous mener à l’enfermement.

Comment nous retourner ?

Nous aurions besoin de voir les dérives de nos propres abus, influencés par des pensées et idées persistantes pour retrouver notre alignement. Une parole bienveillante peut nous le signifier. Souvent les amis, par inquiétude pour nous, peuvent nous en parler. Ou dans notre humilité profonde, nous nous retrouvons dans l’élan d’aller éclairer une situation avant que cela ne soit trop difficile. Hélas, il se peut que nous nous en rendions compte lorsque nous sentons notre corps nous lâcher. Il nous montre nos emportements, nos débordements, le poids qu’ont entraîné nos actions. Quand nous comprenons que nous nous sommes leurrés, il est souvent très tard et nous pouvons nous retrouver dans une nuit noire ou dans un tourbillon imprévu. Nous avons avancé dans une direction qui était loin d’être salvatrice, mais elle nous aura comblé. Elle aura comblé nos manques, notre vide intersidéral. La précipitation que nous avons cru être notre amie s’est avérée tromperie, désaxant notre alignement, provoquant de nouvelles maladresses, nous envoyant dans le four de la matière au lieu du four alchimique de la transformation.

Le mouvement idéal serait de nous centrer, de prendre du recul. Nous pourrions même nous octroyer un dépaysement, voire une retraite, toujours bénéfique, plutôt que de nous enfoncer dans des théories, des plans et plusieurs divagations. Au premier abord, la course est provoquée alors qu’il nous manque des éléments. Absorbés par une nébuleuse opacité prégnante, nous ne savons où se trouve la source pour nous éclairer. Tant que tout ce qui est invisible le reste, notre vision est coupée de l’essentiel.

Et si nous laissions faire la Vie ? Et si la réponse à nos surinvestissements était de nous libérer de tout le connu, pour laisser émerger l’élément indissociable et pertinent qui répondrait parfaitement à la situation ?

La carte de la confiance est celle qui offre apaisement et ralentissement. Elle nous donne le recul nécessaire. Elle nous sort de ce sentiment d’impuissance qui ne nourrit point mais nous enfonce dans une gesticulation sans fin. Elle vient nous offrir un dépassement. Il s’agit de celui d’arrêter de chercher à tout maîtriser et qui est au cœur du sentiment d’impuissance. Nous sommes là au centre du nœud que révèle la situation, liée à notre propre maladresse intérieure, notre regard ne sachant plus où se porter, démuni face à un élément inconnu qui a envoyé un grain de sable dans notre rouage si parfait.

La confiance devrait être notre cocon et nos fondations. Elle est enveloppement et sagesse, ingrédient de liberté et de légèreté, et même de rires ! Nous remettons la puissance à sa vraie place, à la Vie qui œuvre dans son immense générosité et bienveillance. Sans elle, nous ne sommes que quelques éléments de la Nature à reconstituer. Nous avons besoin de sa nourriture, de son air, de son jardin, de ses cultures. Nous sommes des êtres d’interactions avec le vivant, allant dans des profondes mutations. Au lieu de paniquer, entendons le message du Souffle et entrons dans le Four des mutations. La paresse procurée par l’impuissance, éphémère, pure résistance envers ce qui est, laisse place enfin à l’abondance du retournement, à la réconciliation avec l’âme et la découverte de notre joyau intérieur, si relié, unifié, alors que nous étions encore révoltés quelques pas plus tôt, occasionné par une impuissance naïve. L’homme dans toute sa merveilleuse grandeur a besoin de muter continuellement pour retrouver sa pure conscience et nous pouvons remercier chaque grain de sable qui ne vient point enrouiller notre mécanisme, ni notre armure de chevalier mais au contraire, lever et enlever chacun de nos enfermements et nous permettre de mieux respirer.

Crédit photo : Milada Vigerova sur Unsplash


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Carole Aliya

Carole Aliya

Auteur de plusieurs ouvrages sur le couple sacré, les âmes-sœurs, l’union du féminin & du masculin, les transformations intérieures, les libérations, le féminin sacré & Marie Madeleine et aussi des livres de méditations pour ensemencer la guérison, nous élever, entrer dans la dimension alchimique des mots.
Créatrice des essences de vie Myriam, élixirs floraux, de cristaux et essences d’arbres, liés au féminin sacré & à Marie Madeleine
Rédactrice d’un blog sur la guérison, le couple, les inspirations du moment...
Rencontres-dédicaces avec l’écrivain, voir l’agenda sur le site

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