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Féminité… du faire à l’être

par | 3 Juin 2019 | Amour et sexualité | 0 commentaires

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Pourquoi en faisons-nous tant pour paraître féminine ?

Nous abordons la féminité comme si nous pouvions FAIRE quelque chose pour être féminine ou plus féminine. Comme si la féminité était quelque chose à FAIRE. Alors que nous SOMMES femmes. La féminité est une qualité de notre être.

Alors pourquoi en faisons-nous tant pour paraître féminine ? Pourquoi consacrons-nous tant de temps et d’argent pour parfaire notre image de femme ?

L’attirail nécessaire est un filon juteux de l’économie, entretenu à grand renfort de publicité et autres moyens de pression.

Bien sûr, chercher à être élégantes, belles, et sexy peut être source de plaisir, et d’ailleurs, de complicité entre femmes.

Pourtant la recherche d’une féminité dans le FAIRE est souvent associé avec une certaine compétition entre femmes, une certaine rivalité, une tendance au moins à la comparaison. Car bien sûr cette féminité-là est dans l’apparence, l’extérieur. Elle est un ensemble de traits et de comportements qui sont censés attirer le désir masculin. Et nous voilà rivales, devant l’homme… Cette affirmation de la féminité est une sorte de combat qui passe souvent par l’exclusion des autres femmes. On ne veut pas être belle, on veut être la plus belle. Cette tendance à l’exclusion ne cacherait-elle pas une fragilité, un doute ?

On ne sait pas vraiment ce que c’est qu’être femme. Après des siècles de patriarcat et de domination masculine, les qualités masculines ont pris beaucoup de place au détriment des qualités féminines, que ce soit dans la société ou en nous-mêmes, homme ou femme.

L’éducation, encore de nos jours, est beaucoup plus tournée vers le développement des qualités masculines que féminines. On ne nous apprend pas à nous détendre en nous-mêmes, à écouter nos ressentis ou à accéder à cette force silencieuse qui est en nous. L’action dirigée, dynamique, la volonté sont plus valorisées que la réceptivité ou la douceur qui souvent passent pour de la passivité ou de la faiblesse. On nous incite plus à développer notre compétitivité que notre capacité à lâcher prise.

On ne nous apprend pas à valoriser les qualités féminines qui sont présentes chez la femme comme chez l’homme. Même quand nous en faisons l’expérience intime, nous ne savons pas les reconnaître et nous ne leur faisons pas confiance.

Et cette incertitude autour de ce qu’est le féminin amène les femmes à croire qu’être féminine, c’est coller aux stéréotypes de ce que les hommes attendent des femmes. Dans notre culture, l’arsenal qui, du vernis à ongles au rouge à lèvres, passe par les jupes courtes et l’épilation des sourcils, aisselles, jambes, pubis, ne serait-il pas une façon de signaler aux hommes que je suis sexuellement disponible… même si je ne le suis pas ?

Alors comment nous y retrouver ?

 

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