fbpx
Vous aimez cet article ? Partagez-le autour de vous !

Combien de fois ai-je entendu des patients me demander : “Pouvez-vous me guérir ?”, et combien de fois me suis-je entendu leur répondre : “Non. Vous seul avez ce pouvoir mais êtes-vous vraiment prêt à abandonner ce qui vous rend malade ?”

De cette réflexion préliminaire naît un premier constat : Beaucoup de personnes attendent que les choses viennent de l’extérieur. Et ce n’est évidemment pas seulement le cas en termes de maladie et de guérison mais c’est aussi le cas dans de très nombreux domaines : 

  • Je serais heureux(se) lorsque j’aurai rencontré quelqu’un…
  • Je serais bien dans ma peau lorsque j’aurai perdu du poids ou lorsque j’aurai le corps de mes rêves…
  • Je voyagerai lorsque mes enfants seront grands…
  • Je quitterai mon compagnon/ma compagne lorsque mes enfants seront majeurs…
  • Je quitterai ce travail qui ne me plait pas à la retraite, après tout il ne me reste que 10 ans à faire.
  • Je changerai de travail lorsque je pourrai vivre de ma passion…

Combien de fois avons-nous pensé ou prononcé ce type de phrases ? Avouons-le, nous avons tous en nous ce genre d’excuses qui nous permettent simplement de déplacer la responsabilité sur quelqu’un ou quelque chose d’autre. Et déplacer la responsabilité c’est plus basiquement ne pas prendre ses propres responsabilités.

Que ce soit bien clair, car j’entends déjà les sceptiques et autres contradicteurs crier au scandale… Oui, il existe des exceptions qui viennent confirmer la règle et je n’entrerai pas dans cet article dans le concept de karma selon lequel tout ce qui nous arrive est la résultante de nos actions passées, présentes et même futures. Ce en quoi je crois cependant.

Dans le cas de la maladie, j’ai de nombreux exemples tirés de mon expérience personnelle en cabinet, qui peuvent corroborer mes propos quant à la responsabilité de chacun et de chacune en termes de santé. J’ai vu de nombreuses personnes (maladie génétique orpheline rare comprise) décider de prendre leur vie en main et procéder à des changements en termes de qualité, d’hygiène de vie mais également de mode de pensée et obtenir de superbes résultats. Lorsque vous êtes témoin de guérison sur des maladies “cataloguées” comme incurables alors vous savez que tout est possible et que tout est réellement entre nos mains.

Mais la question demeure : Sommes-nous vraiment prêts à changer ? Et au-delà, sommes-nous prêts à abandonner ce que l’on nomme “les bénéfices secondaires” de la maladie ou plus largement de notre condition ?

Alors vous me direz : “Évidemment ! Qui serait assez stupide pour choisir la maladie en lieu et place d’une bonne santé ?” Et bien je pense que vous seriez surpris…

Je ne donnerai que les exemples de cas que j’ai eu en consultation et qui ont, pour l’heure, choisi de conserver leur condition et par là même, les souffrances présentes et à venir qu’elle occasionne.

Diabétique sous insuline à haute dose qui, suite à la guérison quasi spontanée d’un staphylocoque en soin de Trame, me demande si je peux faire la même chose avec le diabète. Moi de lui répondre, vous vous en douterez, que l’alimentation joue un rôle primordial et que, manger tous les midis une entrecôte frites suivi d’une glace trois boules agrémentée de chantilly et de chocolat est tout bonnement une forme de suicide. Et ce grand bonhomme de me répondre : “Mais, enfin ! Vous n’allez pas m’enlever mon seul plaisir dans la vie ! …”

Je suis certaine que ces mots résonnent en vous… Qui n’a jamais été confronté à ce type de réflexion ? Junk food, cigarette, alcool, café, séries tv, jeux à gratter, etc., etc. Les domaines dans lesquels cette réflexion s’applique sont innombrables et toutes les personnes qui l’utilisent savent très bien qu’il ne s’agit là que d’une excuse pour ne pas prendre… leur responsabilité.

J’ai également eu à suivre des patients dont la plupart, voire tous les membres de la famille, étaient sujets à l’obésité. Et d’entendre dire : “ Je ne peux quand même pas les priver de goûter ?… Et puis ce n’est pas parce que moi je veux perdre du poids que je dois mettre toute la famille au régime !” …. Heuuuu : “Si”. Et d’expliquer qu’il ne s’agit ni de privation ni de régime mais de mettre en place, de manière ludique si possible, une alimentation saine qui convienne à toute la famille et qui permettra, cerise sur le gâteau, de donner aux enfants les bases d’une alimentation équilibrée.

Et s’il n’est pas facile de changer les conditions extérieures, il l’est encore moins de changer intérieurement… Enfin, ça nous arrange bien de le croire 😉 ! Grosso modo, il est dit qu’une habitude se prend et se perd en 21 jours. Reste par la suite à demeurer maître en la demeure ! À savoir, nous sommes maîtres de nos pensées, de nos paroles et de nos actes. Nous sommes aux commandes de la machine et non l’inverse… enfin normalement. Il est aujourd’hui reconnu que toute notre armada de réactions physiologiques, neurologiques, bio-chimiques, etc., peut se retourner contre nous et prendre le contrôle… Ce qui explique pourquoi nombre de personnes bien décidées à en finir avec un comportement préjudiciable se retrouvent, sans avoir eu le temps de dire ouf, en train de faire exactement ce qu’elles s’étaient persuadées de ne plus jamais faire.  Alors oui, parfois, il faudra lutter contre des pulsions créées par nos propres réactions bio-chimiques afin de reprendre le contrôle de nous-même. Certes, cela demande des efforts “conscients” mais c’est tout à fait possible et les exemples abondent en la matière. Quels que soient les changements que nous souhaitons opérer, il nous faut invariablement reprendre le contrôle de nos comportements et il s’agit là de dresser un étalon sauvage qui n’a absolument pas envie d’être mis au pas. Ici, conscience, persévérance et volonté sont nécessaires au succès de nos bonnes résolutions.

Mais parlons maintenant de ce que l’on nomme les “bénéfices secondaires de la maladie”.  Un exemple vaut mieux que mille mots… Prenons le cas d’une personne âgée isolée. Lorsque la santé est là, tout va bien et personne ne se soucie d’elle.  Mais lorsqu’un accident survient, c’est comme un coup de pied dans la fourmilière, tout le monde s’active. Aide à domicile, famille… tout un réseau de solidarité qui se met en place afin de “porter secours” à ladite personne qui, soudainement se retrouve entourée et objet d’attention. Alors dans ce cas, pensez-vous que la personne en question, qui, s’il en est, souffrait de cette solitude, fera tout pour accélérer la guérison, ou profitera de ce retour d’attention et de présence ? Voilà ce que l’on nomme les bénéfices secondaires de la maladie. Le fait de tirer avantage d’une situation qui ne l’est pas. Dans le même sens, j’ai eu à traiter plusieurs personnes atteintes d’hypocondrie au sein de mon cabinet et, tous, sans aucune exception, ont avoué rechercher l’attention de leur entourage à travers leur condition. Pour autant, les symptômes et douleurs associées sont bel et bien réelles. Alors, il est toujours intéressant de se poser la question suivante : Quels sont les bénéfices secondaires de ma problématique ? Que puis-je retirer de cette situation et de son maintien dans le temps ? Attention ? Affection ? Présence ? Unicité ?…

La majorité des problématiques humaines, préalablement émotionnelles (c’est à dire avant de devenir physiques ou psychiques), sont rattachées principalement à deux choses : La peur d’être seule et la peur de ne pas être aimé. Ou plus simplement, la peur du vide. De manière assez simpliste, tout le reste découle de cela. Je ne vous demande évidemment pas de me croire sur parole mais pourquoi ne pas y réfléchir en votre âme et conscience. Quels sont vos blocages, obstacles dans la vie ? Quelles sont vos peurs et/ou les choses qui vous empêchent d’avancer, d’être pleinement vous-même ?

Tant de personnes se complaisent dans des situations difficiles par simple peur de ne pas “trouver mieux”. Certains adages sont d’ailleurs là pour nous le rappeler : “L’herbe est toujours plus verte ailleurs”, “On sait ce qu’on perd on ne sait pas ce qu’on gagne” “Un tu l’as vaut mieux que deux tu l’auras” …  Autant d’expressions disgracieuses et paralysantes qui ne font que renforcer notre peur du changement. Changer c’est sortir de nos zones de confort. Freud parlait à cet égard de “pulsion de mort”. Avoir peur de mourir c’est refuser de vivre car vivre demande de prendre des risques. Mais parfois, face à des situations inextricables, quels véritables risques prend-on ? Je pense aux victimes de violences conjugales, qui, derrière une gigantesque mésestime de soi, choisissent d’accepter la situation plutôt que de perdre leurs repères et de reconstruire.

Car changer ou guérir demande en premier lieu d’accepter de se séparer. De se séparer de quelqu’un ou de quelque chose mais également et surtout d’une part de soi-même. Peut-être même de la seule part que l’on connaisse, de celle sur laquelle on s’est construit, de celle aussi que les autres connaissent de nous. Alors oui, changer c’est “tuer” une partie de nous pour renaître à nous-même. C’est accepter de ne plus être celui ou celle que l’on était. C’est aussi accepter, sur ce chemin de transformation, de laisser certaines personnes qui nous ont accompagnées mais qui ne sont plus “sur la même longueur d’onde”. Car en changeant, nous changeons aussi de vibration, de fréquence, et dès lors, ce avec quoi nous étions en résonance, ne sonne tout simplement plus. Le son est inaudible et parfois même insupportable. Toutes les personnes qui ont arpenté les chemins de la transformation vous diront la même chose. À un certain point, le vide se fait. Des amitiés cessent, majoritairement sans rupture. Simplement, naturellement, les choses se délient.

Dans les parcours de Trame (soin vibratoire alchimique) que nous entreprenons en cabinet, très nombreuses sont les personnes qui évoquent ce passage à vide. J’appelle cela “la traversée du désert”. Ce moment où, pour se reconnaître, pour apprendre à se connaître de nouveau, il est nécessaire d’être seul, sans influence, et, uniquement relié à ce que nous sommes intimement. Ces passages ne sont jamais évidents car nous sommes très justement confrontés à cette peur primale : la peur du vide. La peur d’être seul et son corollaire, la peur de ne pas être aimé. Et c’est d’ailleurs ce qui arrive parfois. Les gens que nous connaissons ne sont pas toujours prêts à nous voir changer. À vrai dire, cette version améliorée de nous-même ne leur plaît pas forcément. Vous aviez un problème d’addiction à l’alcool par exemple et vous décidez de reprendre les rênes de votre vie et d’y mettre un terme. Croyez-vous sincèrement que vos copains de bistrot seront heureux de cette drôle d’idée ? Et, plus subtilement, ne pensez-vous pas que votre décision de vous sevrer ne les renverra pas tout simplement à leur propre problématique ? Je prends l’exemple de l’alcool mais c’est le cas de toutes les addictions et plus largement de tout changement que nous puissions entreprendre et qui mettra forcément notre entourage devant son propre immobilisme. Alors soudain, nous devenons moins marrant, moins intéressant… limite ennuyeux et rabat-joie ! Car le changement fait peur, surtout aux autres !

Et si nous ne dépassons pas cette peur, si la volonté de changement n’est pas plus forte que le reste, alors il y a de grandes chances que nous capitulions devant pléthores de raisons qui ne sont au fond que des excuses, des peurs. Voilà pourquoi tant de personnes se refusent de changer, de guérir. Car leurs conditions font d’elles ce qu’elles pensent être au regard des autres et d’elle-même. Parce que changer ou guérir nous prive des bénéfices secondaires de nos conditions. Parce que changer ou guérir déstabilise, ébranle tout notre monde. Parce que des gens nous quittent et nous quittons des gens. Rassurez-vous, je vous le dis par expérience, les meilleurs demeurent. Et sur ce chemin de transformation, d’évolution, dans la version 2.0 de vous-même, des rencontres extraordinaires se font aussi. Une rencontre avec la version améliorée de vous-même mais également des rencontres avec des personnes qui correspondent davantage à cette nouvelle version.

Alors oui, “ Tout est entre nos mains” !

Nous choisissons ce que nous vivons au quotidien. Bien entendu, nous pouvons remettre en question cette théorie quant à certaines expériences. Maltraitance infantile, viol, maladie grave … Là aussi les exemples abondent. Et, une fois de plus, notion de “karma” mis à part, nous pouvons admettre que dans ces cas-là, nous ne choisissons pas l’expérience en question. Mais nous ne pouvons que reconnaître que nous choisissons la manière dont nous agissons suite à ces traumatismes. Nous pouvons choisir d’alimenter l’égrégore de la maladie ou de la blessure, ou choisir de se résilier.

La résilience est cette capacité de transformer, de transmuter la douleur ou la souffrance en force afin d’en faire quelque chose de positif. Barbara, Maria Callas et tant d’autres artistes le prouvent bien. Je pense également à Boris Cyrulnik dont les écrits sont une mine d’informations et de compréhension en ce sens. Éthologue, neurologue, médecin, psychiatre et psychanalyste, il pose les bases de la résilience et nous montre comment il est possible de reconstituer la trame de vies brisées par de violents traumatismes. Résilient lui-même, il a su construire une vie à la hauteur de ses ambitions, après avoir perdu ses parents au cours de la 2nde guerre mondiale. Dans son livre “Un merveilleux malheur”, il nous donne les clefs de la résilience et nous montre comment l’homme se construit dans l’adversité.

Vivre des expériences émotionnellement fortes, qu’elles soient positives ou négatives, ne nous prive en rien de la responsabilité de ce que nous en faisons. Nous pouvons choisir d’entretenir le souvenir de cette expérience, d’en faire quelque chose ou de laisser cette expérience tomber dans les oubliettes… De prime abord, la façon dont nous agissons suite aux événements de notre vie est bien entendu liée à nos propres schémas (facteurs socio-éducatifs, générationnels, civilisationnels, etc.) mais si nous permettons à la conscience de faire partie intégrante de l’expérience et de ce qui en résulte, alors nous avons le choix. Nous pouvons transformer une expérience douloureuse de sorte que nous en ressortons plus fort, plus conscient. Nous pouvons choisir d’utiliser la colère comme une force, la peur comme une lentille qui nous permet de voir au-delà des réalités ordinaires, l’hyper sensibilité comme une manière d’être plus en adéquation avec nos sens, le chaos comme une opportunité de rassembler ce qui est épars…

« Tout est entre nos mains » est une autre façon de dire qu’il nous est possible de devenir acteur et d’agir au lieu de réagir à ce qui nous arrive.

Bien évidemment, sur ce chemin de la conscience éveillée, l’aide et l’accompagnement sont les bienvenus. Mais là encore, il ne s’agit pas de “remettre” votre pouvoir ou votre responsabilité dans les mains d’un autre (thérapeute, ami, membres de la famille, docteur…). Il s’agit de se rendre acteur de sa propre guérison, de sa propre transformation, de sa propre évolution. Nous sommes venus sur cette terre pour apprendre et pour évoluer et toutes nos expériences sont là pour nous permettre de faire ce chemin. Il existe d’innombrables outils pour vous aider sur cette voie. Des outils de compréhension, des outils de purification, d’équilibrage…  Reste à trouver ceux qui vous conviennent le mieux sans pour autant entrer dans une accumulation de compensation. Le sport, l’art et la créativité au sens large, les pratiques spirituelles (prières, mantras…), la méditation, les médecines parallèles ou les soins énergétiques, l’astrologie, la lithothérapie… À vous de créer ce savant mélange, cette subtile alchimie qui vous permettra de trouver votre équilibre et d’être dès lors plus à même d’affronter les tempêtes inhérentes à la nature même de la vie.

Trouvez ce qui nourrit spirituellement votre corps, votre âme et votre esprit. Une alimentation saine et vivante ainsi que de l’exercice physique sont essentiels pour nourrir votre corps. Des relations sociales, familiales et affectives de qualité nourrissent votre âme. Des lectures riches, des apprentissages quotidiens ainsi que des pensées positives, bienveillantes et un profond sentiment de gratitude pour tout ce qui est, nourrissent votre esprit. Voici les bases, c’est à dire le minimum vital, à respecter sur la voie de l’équilibre et de l’harmonie. Mais le plus important :  Tout est entre vos mains. Tout existe déjà à l’intérieur de vous. Vous possédez toutes les ressources pour faire de votre vie un enfer ou un paradis. Tout ce que vous expérimentez dans votre vie est là pour vous montrer la voie à suivre, pour vous permettre d’aller toujours plus à la rencontre de vous-même et de votre nature éveillée. Alors amusez-vous ou plutôt usez votre âme comme le dirait la langue des oiseaux. Devenez l’aventurier de votre propre vie et faites de vous et de votre existence votre plus belle mission de vie !

Avec amour et confiance,

Marie


Vous aimez cet article ? Partagez-le autour de vous !
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
Marie Prudhomme

Marie Prudhomme

Marie est un électron libre. Chercheur en droit de la santé de formation, elle choisit, à 33 ans, d'emprunter un chemin beaucoup plus en adéquation avec les réalités non ordinaires avec lesquelles elle vit depuis sa plus tendre enfance. Thérapeute pluridisciplinaire, Consultante en Archives Akashiques, Professeure de Yoga Intégral, de méditation et de danse libre, elle fait de sa vie un magnifique terrain de jeu et d’expérimentation.  Son credo : aller toujours plus loin dans la connaissance pour mieux   accompagner l’autre sur la voie du cœur et de la conscience.

Voir tous les articles

Ajouter un commentaire

ultricies ut diam et, sed eleifend dapibus Aliquam elementum Aenean Curabitur