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Voilà longtemps que je voulais en être, que je voulais partager ma chance, mon luxe, comme une nécessité, comme une évidence, une infinie gratitude pour cette vie offerte aujourd’hui.
Oui je vis au paradis, je vis d’un métier que j’aime profondément, je vis entouré, aimé, encouragé, et juste à côté, mais soustrait à la vue du monde, ces gens qui n’ont plus rien, qui n’ont plus que la générosité des autres pour seule couverture.
Alors parfois on dit «j’aimerai bien aider» puis au matin, devant son café chaud, on remet au lendemain : ce n’est pas le bon moment, ce n’est pas la priorité, finalement j’ai juste pour moi et mes petits luxes journaliers, et puis une goutte d’eau ça ne change rien.
Le temps passe, ils meurent et moi je vis bien. Le temps passe, ils souffrent et je m’occupe de mes petits malheurs du quotidien. Le temps passe et je n’ai toujours pas agit. J’ai bien donné quelques pièces pour soulager ma conscience, mais où est mon engagement.
Que de belles paroles j’ai pu prononcer, que de beaux discours : où est mon humanité ?

 

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Igor Ochmiansky

Igor Ochmiansky

Redonner à l'humain la priorité, révéler le meilleur, ouvrir la fenêtre de l'imaginaire, pour que le sensible ne soit pas que du beau, offrir les images du coeur.

C'est autant d'envies qui font de mon travail, une passion, longtemps enfermé dans la pratique voici que l'envie de l'esthétique ouvre sur d'autres façons de travailler et de voir dans le regard des autres.

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