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Earthing : à vos pieds… Prêts ? Partez !

par | 5 Nov 2019 | Plantes et Nature | 0 commentaires

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Pluie.

Cette pluie Vancouveroise qui tombe en légers jets chatouilleurs et disparates. Cette douce douche d’infinissimes bubulles d’eau s’accumule sur la chevelure en un halo humide qui s’accroche à votre visage en tentacules ruisselantes.  

L’appli météo indique 12°C.

12 degrés et pluie pullulante. Le soleil prédit s’est barricadé derrière une bande de nuages noirs, tels des petits lutins enquiquineurs qui vous rappellent à votre divan douillet plutôt que d’aller jouer les andouilles pieds nus en forêt.   Malgré cela, pas de texto d’annulation de la part de mon co-équipier de « Earthing ».  Vaut quand même mieux valider. Au moment où mon doigt appuie sur le mini-G virtuel pour émettre un « Good morning Graham! », je reçois un « Tea ready », comme quoi j’ai affaire à un vrai, un futur va-nu-pieds qui ne craint pas les sols mouillés.

Après un thé rapidement englouti, Graham me conduit au sentier de son choix, SFU Forest Trail. Arrivés dans le stationnement, sans aucune hésitation, il délaisse ses sandales en me lançant un joyeux soupir « OK let’s do it! ». Sous ses pieds dénudés, l’asphalte frisquette et détrempée éveille chez lui un réflexe de retroussement d’orteils ponctué d’un « Oh my God! What did I get myself into ? » 

Oui, une question bien légitime lorsqu’on troque le confort de nos chaudes galoches,  surviennent subito des images de tuque-foulard-et-nez-dégoulinant-sur-un-thermomètre-rougi faute d’avoir protégé nos extrémités du froid et de l’humidité.  Sans compter le sentiment d’être complètement  insensé quand on pense qu’un adulte-majeur-et-vacciné devrait comprendre la corrélation minimale entre se découvrir les pieds et se voir attraper la mort. Tout ce combat intérieur entre les idées reçues et l’expérience sur le point de se vivre est tout à fait normal, d’où l’importance de bien préparer ce type d’excursion. 

Mon premier conseil est de boire une bonne dose de chaud tout juste avant la randonnée.  Il est recommandé aussi d’éviter la tentation d’avaler des aliments lourds qui contribueraient à saper votre énergie vitale au profit d’un long processus de digestion.  La meilleure sélection « pré-vanupiéiste » est de vous concocter un smoothie à base de lait végétal (chanvre, avoine, amande ou autre) et y inclure banane, avocat, poudre de protéine et collagène végétal.   

Votre sac de randonneur peut aussi contenir un breuvage chaud, une barre protéinée, des chaussettes chaudes et des souliers adaptés.  Naturellement, personne ne vous incite au nudisme intégral alors, offrez-vous le bonheur de bien couvrir votre corps pour le garder au chaud et au sec.  Le vêtement dri-fit est l’option à considérer, bien que je favorise son acquisition en mode usagé, en guise de compromis écologique, à cause des particules micro-plastiques libérées dans les océans après lavage et qui affectent grandement la santé respiratoire de la faune marine. 

Pour cette raison importante de respect envers notre très souffrante planète, je me permets la digression d’inciter à réduire la consommation de vêtements sportifs synthétiques, car bien que super pratiques, ils restent hyper-polluants.  Plus nous devenons conscients de notre pouvoir non-pollueur en optant pour une consommation responsable, plus nous envoyons un message de masse à pousser les industries à prendre une orientation verte. 

Le « Earthing »  est donc plus que juste une expérience de connectivité par les pieds nus en balade idyllique dans les forêts. C’est une marche sacrée pour honorer la Terre dans une action civile globale, laquelle passe par une foule de petits gestes vécus au quotidien, comme, par exemple,

  • manger des aliments non-transformés et provenant de cultures biologiques, 
  • porter des vêtements plus naturels,
  • acheter le moins possible d’objets jetables et en plastique,
  • réduire la consommation d’eau potable et d’eau chaude,
  • utiliser moins la voiture et plus les transports verts,
  • mettre le portable en mode avion pour réduire les ondes,
  • etc.

Etc. veut dire que cette liste pourrait être enrichie par une foule d’autres gestes pour ceux qui veulent s’appliquer à pratiquer un « Earthing » cohérent.  Promouvoir ce mouvement « reconnectif » ne m’exonère en rien de cette difficulté d’adhérence à un réel savoir-vivre-vert. Cela demande du temps et plus d’argent si on veut du bio et du vrai, et donc ma vie est parsemée de dilemmes au quotidien quand je constate le travail planétaire à faire et l’ampleur du désastre autour de nous.   Comment entrer dans la perspective gagnante de mieux coexister avec Mère-Terre ?  Je pense que de vouloir marcher nu-pieds est déjà un pas dans la bonne direction puisque c’est le seul moyen de nous brancher authentiquement à Elle, de la sentir à travers notre corps dans toute sa vivance.   

 

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