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Patricia Voisin
Développer son attention
Patricia VoisinDévelopper son attention
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Avez-vous l’impression de passer à côté de choses importantes dans votre vie ? Vous sentez-vous souvent épuisé(e) sans que vous ayez eu une journée harassante ? D’où vient cette sensation de vide ou de non-sens que vous éprouvez dans votre vie personnelle ou professionnelle ?

Je vais vous parler aujourd’hui de ce qui a complètement transformé ma vie et qui me permet de continuer à avancer en confiance, quel que soit le domaine dans lequel je souhaite évoluer. Voilà maintenant 56 ans que je chemine avec.

Ce que j’y ai trouvé ?
• une confiance absolue
• une ouverture aux autres et à la vie
• une reconnaissance de ce que je suis vraiment• une capacité à intégrer le changement et l’inconnu sans en avoir peur

J’ai toujours eu le sentiment que d’autres choses existaient en-dehors de ce qui pouvait paraître évident et réaliste.  Mais je suis rentrée dans le moule pour faire et être comme les autres. Apparemment, ce que je ressentais avait l’air d’être à 100 lieues lumière de la majorité des gens.

Pour moi, c’était normal mais pas pour eux, donc il n’y avait pas lieu d’en faire état. Quand j’étais enfant, je trouvais cela très naturel de baigner dans ce monde des possibles. Mais mon entourage m’a vite fait comprendre qu’il y avait des choses bien plus importantes que mes rêveries de gamine.

Je ne rêvais pas, je contemplais, j’observais, j’entendais et je ressentais.

Je me suis donc coupée de ce monde du ressenti pour passer de l’autre côté de la barrière où IL FALLAIT raisonner et non plus résonner.

Pourtant, dans ce monde bienséant, j’ai toujours fait mon petit bonhomme de chemin sans trop d’embûches, comme protégée et guidée par un « je ne sais quoi ». On me disait : « C’est impressionnant, tout semble facile pour toi, même quand tu te trouves dans des moments difficiles. »

Probablement parce que je me suis toujours sentie entourée par cette confiance, comme un tout petit enfant à qui l’on tient la main pour qu’il ne tombe pas ou que l’on relève avec beaucoup d’amour et de bienveillance.

Il faut dire que j’ai toujours eu ce sentiment d’attention d’une présence extérieure invisible quasi maternelle. Une présence réconfortante qui a toujours été là et qui l’est encore.

Je regarde donc le monde autrement depuis que je suis enfant et j’aiguise mon attention par rapport à ce qui m’entoure.

Il y a 20 ans, j’ai rencontré la méditation qui est venue naturellement s’installer dans ma vie de contemplative et d’observatrice. Elle n’a fait qu’affiner et accentuer mon attention, à la différence qu’elle m’a orientée vers l’intérieur, là où je n’allais pas très souvent regarder.

Elle a encore modifié ma façon d’observer mais surtout, elle a amené de la cohérence avec l’extérieur.

  • paix et agitation : deux mots qui se complètement car l’un est le miroir de l’autre. Ils peuvent venir s’entrechoquer pour me montrer où j’en suis et ce que j’ai à travailler dans mon for intérieur pour que l’extérieur se calme. J’ai donc à accueillir mes émotions et à ne pas les écarter.
  • cohérence et fluidité : lorsque je suis alignée à un point précis du corps, rien ni personne ne peut venir faire bouger cet axe. Je sais que c’est juste et j’y ressens une grande confiance qui donne de la force à toutes mes actions. Tout devient fluide et rien n’oppose de résistance. A cet endroit-là, si c’est juste en moi, c’est aussi juste et cohérent au-dehors. C’est là où viennent s’entrechoquer mes peurs et où j’ai à développer du courage pour les dépasser.
  • Le miroir ou la résonance : tout ce que je vis est un enseignement. À travers l’autre ou à travers la situation, je vois où j’en suis et ce que j’ai encore à faire évoluer. C’est là où j’active ma capacité de remise en question pour m’interroger sans me voiler la face.
  • Agir au bon moment : c’est là où s’active mon ressenti. Et suivant là où j’en suis, il peut être faussé. Je ne réagis plus dans l’impulsivité mais je prends le temps de me poser, d’observer, d’entendre et de respecter ce qui résonne vraiment en moi.

Ces 4 axes me permettent, non seulement d’activer ma vie mais je les utilise également dans l’aide aux autres. En plus d’agrandir ma vision ainsi que mon écoute, ils offrent aussi la même chose aux personnes que j’éclaire. Elles en font l’expérience directe et peuvent ainsi trouver leurs clefs de vie pour avancer sereinement.

Que saisissez-vous à l’extérieur ? À quoi faites-vous attention ? 

Tous les soirs, lorsque vous rentrez du travail, vous n’arrêtez pas de vous plaindre de vos collègues, de la machine à café ou de vos responsables. Vous ne focalisez que sur le négatif et entretenez ce sentiment que jamais rien ne va.

Vous ragez sur la crise, sur l’Etat ou même vos voisins. Ils sont les responsables de votre vie misérable. Vous nourrissez sans fin une colère intérieure et une croyance que l’extérieur est responsable de tous vos maux.

Vous êtes dans la plainte permanente que votre vie n’avance pas et vous trouvez 10 000 excuses pour reporter au lendemain. Vous entretenez un mode de fonctionnement où il est plus simple de rester léthargique que de passer à l’action.

Que voyez-vous dans ces trois exemples (il y en a à la pelle !) ?

Vous êtes constamment tourné(e) vers l’extérieur et vous l’incriminez. Sauf que…. Cet extérieur est une formidable caisse de résonance de ce qui se passe en vous.

Vous pouvez bien pester contre le monde entier, vous agiter dans tous les sens, donner des coups de pieds dans les portes ou tabasser votre voisin, le seul monde à changer, il se trouve chez vous !

Quelle que soit l’énergie que vous déploierez à l’extérieur, si elle n’est pas en cohérence avec votre intériorité, cela ne tiendra pas.

C’est en revenant à vous, à ce qui se passe en vous, que vous allez pouvoir voir les choses se transformer au-dehors.

Je fais cela constamment. Chaque événement extérieur qui me heurte, qui provoque une réaction, me montre où j’en suis et ce que j’ai encore à apaiser, à terminer, que ce soit dans mon couple, avec mes enfants, dans ma relation à l’argent et tout le reste.

J’ai compris tout cela il y a 23 ans, quand mon corps s’est écroulé et ne voulait plus me porter. Il a fallu que je reconstruise de nouvelles fondations en m’ouvrant à une autre compréhension et attention qui font toute la différence.

Quand j’ai créé mon activité professionnelle, j’ai pu encore expérimenter tout cela.

Les données d’un site qui disparaissent avec la colère qui s’élève devant tout ce travail réduit en poussière, ça n’a jamais été un hasard et c’est arrivé 3 fois. J’aurais pu batailler, hurler. Oui, j’aurais pu. Mais après les larmes de dépit, j’ai vite compris que c’était pour me montrer que je n’étais pas sur le bon chemin.

Idem pour les clients qui disparaissent petit à petit de l’horizon, de l’argent qui ne rentre plus, de l’arrêt définitif où là, vous lâchez prise car ça ne sert plus à rien de vous agiter.

Combien de fois, ce genre de situation est arrivé dans ma vie ? Plusieurs fois sous différentes formes et sur différents cas.

J’ai toujours le choix face à cela. Soit je ne veux rien voir et je résiste, soit j’accepte et je regarde.

La seconde option me devient plus familière depuis de nombreuses années. Et pourtant, je suis une vraie résistante J

L’acceptation est la première marche. Je ne parle pas de résignation, celle qui se fait sans que l’on soit d’accord. Je parle d’acceptation, celle où l’on accueille ce qui se présente avec de la gratitude.

Parfois, elle suffit pour voir très vite et remonter la pente. D’autres fois, j’enfile mon costume d’archéologue pour aller fouiller profondément et actionner les leviers.

Il se passait la même chose dans mes accompagnements. Tout dépendait du degré de résistance de la personne mais ça finissait par lâcher.

Alors, observez et regardez là où vous mettez votre attention. Faites l’essai sur une journée et demandez à vos proches ce que vous faites régulièrement quand vous rentrez le soir.

Quelle attention vous portez-vous ? Prenez-vous du temps pour visiter votre intérieur ou en avez-vous peur ? Et sur quoi repose cette peur ?

Donnez-vous du temps 

Je ne suis pas en train de vous dire de prendre votre temps, ce qui pourrait vous laisser continuer à croire que rien ne presse.

Au contraire, tout presse car votre qualité de vie en dépend.

Donnez-vous du temps pour aller à votre rencontre, ne serait-ce que 5 minutes par jour pour commencer.

Quand vous rentrez le soir ou, même si vous restez à la maison, faites le bilan de votre journée et regardez le premier mouvement qui s’opère : positif ou négatif ?

Ne cherchez pas à faire bien ou autrement. Ne vous jugez pas dans un discours culpabilisant.

Pour amorcer le changement, il est primordial de voir où vous en êtes vraiment, de faire un état des lieux. C’est à partir de là que tout peut démarrer.

Respectez ce qui va s’élever. Regardez-vous tel(le) que vous êtes et acceptez d’être imparfait(e). L’humain est fait ainsi. 

Ce chemin n’est pas magique. Je le fais tous les jours. Il y a des jours cools et d’autres moins mais il n’y a pas mort d’homme non plus, donc, soyez bienveillant(e).

Et laissez-vous du temps.

La société dans laquelle nous sommes veut du toujours plus vite, toujours à fond, il faut toujours que ça bouge et que ça fasse du bruit.

Sachez que si vous suivez cela, vous arriverez peut-être quelque part mais que ça ne tiendra pas longtemps.

Pour tenir dans la durée, donnez-vous du temps et sachez voir la différence entre rester dans votre système de protection pour ne rien faire bouger et vous pauser pour observer ce qui se passe en vous.

Parce que, développer son attention ne se fait pas en un jour, en un claquement de doigts ni dans la volonté et le contrôle. Cela se passe dans une infinie douceur envers vous-même comme si vous vous occupiez de cet enfant en vous qui a besoin qu’on lui apprenne à prendre soin de lui, de sa façon de faire et d’être.

Je vous souhaite de trouver en vous ce parent bienveillant afin qu’il vous accompagne sur votre chemin de vie.

Crédit photo : Phu Nguyen sur Pixabay


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Patricia Voisin

Patricia Voisin

Médium de naissance, je ne me donne pas de titres. Ils m’enferment et j’ai compris au fil du temps que je n’avais pas à donner une forme à ce qui n’en a pas. C’est le fond qui est important. Tantôt messagère, relieuse ou dans le soin , je m’autorise donc à respirer à mon rythme, avec humilité et simplicité.
Mon corps est un formidable partenaire et nous avançons ensemble dans cette vie, sur ce chemin de réconciliation et d’apaisement, pour moi, pour les autres et pour tout ce qui m’environne.

Je vous le souhaite aussi. De tout cœur.

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