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Je pose souvent lors des mes interviews cette question : « un voyage, une lecture, une prière ? »
Alors je me la suis posée, et je vais tenter d’y répondre…

Un voyage intérieur, au cœur de l’expérience. Je prépare mon sac cherchant à l’alléger au maximum pour vivre ma traversée vers un des lieux les plus mythiques du christianisme, vers moi au final, et c’est à mon être, à ma foi, que je dédie ce voyage au cœur du mystère.
Mon cœur est libre, ouvert sans les doutes, dans la disponibilité et l’humilité, je me dispose à accueillir.
Athènes petit matin, Athènes dans la lumière du jour, dans le brouhaha de cette vie grouillante, joyeuse et intense. C’est une étape étrange, comme un sas.

Dans les odeurs impossibles à identifier des halles d’Athènes, je fais les pas jusqu’au train, léchant les étals d’épices, heureux des visions, des découvertes des échoppes. Puis la gare et comme je fais ce voyage avec un compagnon, écrivain, avec lequel nous avons décidé d’aller explorer notre foi, je vais donc parler de Mark personnage très British avec un humour toujours si juste et à propos, un ami visionnaire, très doux et à la capacité de communiquer avec l’humain. Je devrais dire l’humanité. Nous prenons donc cet étrange train qui traverse la mégalopole, les jardins, je suis un peu dans l’excitation du voyage et ce train qui rapproche de ma destination, la prochaine étape Thessalonique, est encore un mystère pour moi. Les cinq heures de train sont une grande surprise pour ressentir ce pays. Les montagnes puis les lumières, les champs à perte de vue, ce vert incroyable entouré de montagnes aux sommets enneigés, le mont Olympe, s’approche.

Comme aspirés nous pérégrinons. Déjà un jour que le voyage a commencé, déjà un jour que je n’ai pas vu passer, où le temps a comme glissé, dérapé. Pas de prise, juste la route qui se fait à pas feutrés sans que l’on s’en aperçoive. Le long des voies ferrées les univers se côtoient, entre un passé parfois tragique, et une modernité pas toujours heureuse, mais une humanité toujours surprenante, spirituelle, ouverte et qui parfois prend des raccourcis avec toutes les règles. Les rencontres sur ce chemin sont très agréables, un photographe grec sympathise, et mes doigts se lâchent, écrivent. De joie ils ressentent, sentent et mes mains se livrent souvent à la prière, s’ouvrant au ciel paumes vers le haut, prêtes à recevoir la paix, et donner l’amour.

 

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Igor Ochmiansky

Redonner à l'humain la priorité, révéler le meilleur, ouvrir la fenêtre de l'imaginaire, pour que le sensible ne soit pas que du beau, offrir les images du coeur.

C'est autant d'envies qui font de mon travail, une passion, longtemps enfermé dans la pratique voici que l'envie de l'esthétique ouvre sur d'autres façons de travailler et de voir dans le regard des autres.

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