Présence en famille : l’amour en préambule

par | 6 Mar 2019 | Méditation | 0 commentaires

Alors que je prépare ce premier article, la neige s’est abattue sur la France, recouvrant de son blanc manteau tous les paysages qui nous entourent, les rires et cris des enfants me parviennent en fond sonore depuis l’étage, le lave-vaisselle tourne et je n’ai pas très chaud… Bref tour d’horizon de mon présent, le sourire aux lèvres et la joie d’écrire comme un petit renard qui se blottit au creux de sa tanière au cœur de l’hiver.

Du cœur de l’hiver, à celui qui bat, symbole de l’amour, il n’y a qu’un pas ; alors, de mon cheminement personnel à ce que j’ai envie de transmettre aux enfants, des livres-jeunesse aux méditations guidées qui leur sont accessibles, voyons ce que Dame Inspiration nous propose : à vous, à moi et à nos enfants, sur ce sujet qu’est l’Amour.

Installons-nous donc, si vous le voulez bien … puis prenons un temps pour respirer et ce faisant, observer notre respiration —inspiration-expiration — une fois, puis deux et enfin trois, en portant un regard bienveillant et attentif au moment présent ; calme ou tempête, peu importe au fond, je vous invite à regarder, et « simplement » regarder ce qui se passe pour vous, à cet instant… maintenant et avant de poursuivre votre lecture.

Voici une petite histoire qui nous vient de Rabbi Avraham Twerski * et que je raconte parfois aux enfants pour illustrer le mot « aimer ». Un rabbin interroge un jeune garçon : « Jeune homme pourquoi manges-tu ce poisson ? » Et le jeune homme de répondre : « Parce que j’aime le poisson ! » ; alors le rabbin rétorque : « Oh ! Tu aimes le poisson ? C’est pourquoi tu l’as retiré de l’eau et tu l’as tué et fait bouillir. Ne me dis pas que tu aimes le poisson… Tu t’aimes toi-même. Et parce que le goût du poisson te plait, tu l’as sorti de l’eau, tué et bouilli». Voilà qui nous rappelle avec humour, combien nous sommes enclins à confondre « aimer ce que l’autre nous apporte » et « aimer l’autre », et combien nos enfants nous enseignent l’amour inconditionnel dès leur premier souffle, dès leur premier regard.

Si l’amour était un mantra, ce serait ?
Om mane padme hung

Le mantra de la compassion prière pour tous les êtres sensibles qui peuplent ce monde.

Faisant suite à cette histoire, j’ai demandé à mes puces de 10 et 13 ans, ce qu’était l’Amour et comment elles savaient que je les aimais. Nos enfants sont souvent nos premiers Maîtres, ce furent donc des réponses pleines de sagesse comme nous pouvons aussi en lire au travers des témoignages des élèves illustrant ce même propos, dans « Philosopher et méditer avec les enfants » de Frédéric Lenoir. Elles me dirent : « Aimer sa famille, c’est pour toute la vie mais aimer un amoureux, ça passe et puis on en aime un autre !» Des mots d’enfants qui expliquent simplement la différence entre l’Amour avec un grand A et « l’amour-poisson » du Rabbi Avraham Twerski !

Elles ajoutèrent que pour elles, l’amour se voyait parce que je ne criais pas ! J’ouvre ici une parenthèse pour rectifier leur propos car, bien évidemment, comme la majorité des parents, il m’arrive de crier ! Néanmoins, cela me paraît important ici d’être rapporté et souligné sous l’éclairage des neurosciences affectives et sociales. Elles ont maintenant mis en évidence comment les enfants peuvent entrer en sidération, voire en grande souffrance lorsque les parents, éducateurs ou amis, se montrent agressifs, ne serait-ce qu’en élevant la voix. À la tête de ce nouveau domaine des neurosciences, le Dr Catherine Gueguen, dans ses différents ouvrages, reprend les recherches scientifiques qui montrent comment notre cerveau est dévolu en grande partie aux relations sociales, aux émotions et aux sentiments. Ainsi, à la question "que faut-il pour que nous soyons heureux et nous sentir aimés", nous répondons de façon unanime, adulte comme enfant : être compris, être entendu… À ce sujet, la pleine conscience peut nous apporter une aide précieuse quand, au lieu de réagir en mode automatique, nous prenons l’habitude de faire un petit pas de côté, de prendre une grande respiration (ou deux !) et de regarder les situations quotidiennes d’un autre angle, d’un autre point de vue : regarder les chambres rangées ou les devoirs faits, plutôt que la table non mise, lâcher prise sur nos exigences pour apprécier un temps de partage et être présent pour nous-mêmes, pour nos enfants…

Pour lire cet article dans son intégralité, vous pouvez vous le procurer au format PDF dans notre boutique !

Testez-nous GRATUITEMENT pendant 14 jours