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La conscience est la clé qui permet d’introduire le sacré dans tous nos gestes.
L’ouverture à la spiritualité peut donc passer par le quotidien !
Parfois, nul besoin de techniques complexes pour accéder à une autre vision de la vie : il suffit d’être pleinement présent  à ce que nous faisons. L’alimentation est un merveilleux enseignement.

L’homme est ce qu’il mange !

 « L’homme est ce qu’il mange » disait le philosophe Feuerbach au 19ème siècle.
D’un point de vue strictement métabolique les études confirment ses intuitions. Nos cellules se renouvellent et se nourrissent à partir des nutriments que nous introduisons dans notre corps – notre bien-être physique et psychique sont étroitement liés au choix de nos aliments.

L’avez-vous expérimenté par vous-même ?
Avez-vous mangé du fast-food, des pizzas, des gâteaux sur plusieurs repas d’affilée ? Comment vous êtes-vous senti en comparaison à des repas où votre nourriture était essentiellement à base de légumes, fruits, légère, digeste ?

Pour ma part, j’ai la chance d’être née dans une région d’Italie où la nourriture traditionnelle est très simple. Des saveurs qui vibrent la terre, ses plantes et ses animaux. Une terre de collines et vallées, des forêts qui encore aujourd’hui accueillent des animaux sauvages, une terre de spiritualité aussi, qui a donné naissance entre autres à Saint François d’Assise.
Une cuisine avec peu de complexité, peu de raffinement aussi, une cuisine saine et essentielle. Elle reste pour moi une valeur ancrée au fond de moi, ce sens que je cherche dans la nourriture encore aujourd’hui. Je peux apprécier un repas gastronomique, riche et raffiné. Mais le lendemain mon corps me rappellera inévitablement vers des saveurs simples, une alimentation à large base de légumes et d’herbes aromatiques. Non seulement cela nourrit mon corps, mais tout mon être est plus léger.

Je l’expérimente également au quotidien dans mon cabinet. Toutes mes clientes le témoignent : limiter voire éliminer certains aliments en faveur d’autres, éviter certaines combinaisons particulièrement indigestes, réduire la nourriture industrielle en la remplaçant par du bio de saison peuvent à elles seules être les clés d’un énorme changement dans leur santé.

Les recherches médicales nous disent aujourd’hui que nos intestins sont notre deuxième cerveau (même le premier, disent certains). Évidemment ce que nous introduisons dans notre corps à chaque repas constitue la matière première qui permet à notre métabolisme de fonctionner.

Y compris notre système nerveux.

Les chercheurs sont en effet capables d’identifier les nutriments qui influencent nos neurotransmetteurs.
Et de plus en plus d’études portent sur interaction entre les aliments consommés et notre comportement.
Nous savons par exemple que les acides gras, les antioxydants, les vitamines, les minéraux et les oligoéléments, ont non seulement des bienfaits sur la santé mais elles apportent moins d’anxiété, d’agressivité, de dépression.

Porter un autre regard

Dans le monde du développement personnel et spirituel, le discours va bien au-delà de ces faits. Nous sortons de la simple molécule, pour passer à une vision plus énergétique et subtile.

Nous savons en effet que non seulement la qualité des aliments que nous consommons nous influence mais aussi que les émotions que nous éprouvons en mangeant nous influencent tout autant. Les énergies dans lesquelles nous baignons pendant notre repas peuvent changer complètement la qualité d’un repas.
Vous en avez certainement fait l’expérience : un sandwich partagé avec des amis lors d’un moment joyeux peut nous laisser une sensation de bien-être, alors que le même sandwich avalé dans votre bureau, entre deux réunions de travail peut être totalement indigeste.
De la même façon, une nourriture biologique, locale, cuisinée avec plaisir et convivialité est un régal pour notre corps et notre esprit, mais le même plat  cuisiné alors que nous nous sentons en colère ou irritables aura un effet beaucoup moins bénéfique (je trouve que les plats ont même moins de goût)!
Et c’est là que ça devient passionnant !

Non seulement le choix de la nourriture a une action quantifiable sur notre santé et notre comportement.
Bien plus que ça, notre relation à l’alimentation peut devenir une clé de notre évolution, une véritable cure pour notre âme !
Comment ?

 

 

 Nourrir le corps et l’esprit

 Il y a 800 ans, Hildegarde de Bingen nous en parlait déjà. Elle préconisait des diètes particulières pour soigner l’homme à la fois de certains symptômes physiques et de ce qu’elle appelait des « vices spirituels ». Selon elle, les différents plans de l’homme étant corrélés, agir sur le plan physique a un impact sur son âme et vice-versa.

En remontant encore plus loin dans le temps, la nourriture était un art considéré sacré dans les traditions anciennes. Elle était tout simplement une façon d’honorer la vie au travers de l’abondance, la vitalité, le plaisir.

Mais elle était également une façon de célébrer notre lien au Divin et aux Esprits.

 La viande d’un animal était alors consommée avant un événement particulier pour recevoir en don les qualités que cet animal incarnait.

Certaines boissons à base de plantes étaient préparées selon des procédés spécifiques pour aider à élever la communauté vers le divin.
Les céréales avec leur multitude de graines représentaient quant à elles l’abondance et la fertilité de la terre.

La répression des croyances anciennes, liées à la terre et à ses cycles, en faveur de religions qui prêchent une séparation du corps et de l’esprit, a malheureusement eu comme conséquence de nous avoir déconnectés de ce pouvoir magique, ritualistique et sacré.

L’alimentation est devenue quelque chose de simplement matérielle – on mange pour se remplir le ventre, pour avoir de la force pour vivre – ou scientifique – on calcule le nombre de calories, protéines, glucides, lipides dont nous avons besoin pour que notre métabolisme fonctionne.

Mais il est possible de se souvenir.

Se rappeler ce lien sacré qui nous lie à ce que nous mangeons. À cette plante qui a une conscience à son niveau et qui nous nourrit non seulement par ses molécules, mais aussi par ses énergies. À cet animal qui nous donne une partie de son esprit avec sa chair.
De les honorer en considérant que manger est un acte sacré.
Que quelque chose de vivant a donné son corps pour que nous puissions manger. Nous le prenons dans nos corps et il devient une partie de nous et nous de lui.
« Plante ou animal, chassé, récolté ou acheté au supermarché, cet échange crée les interconnections dans le règne physique et permet au monde naturel de continuer » dit Mary Lane, chef cuisinier qui a intégré dans sa pratique les principes spirituels taoïstes, la médecine des plantes et la nourriture comme clé d’accès au Féminin Divin.

Selon elle, réduire l’acte de cuisiner ou manger à une simple corvée revient à dénigrer l’amour que notre Mère Terre, les plantes, les animaux nous offrent.

Pour que la nourriture soit une clé d’éveil, il est fondamental de voir l’alimentation comme un acte d’amour qu’on se donne à soi-même et une façon d’honorer la Vie.
Quel que soit notre choix alimentaire, omnivore, végétarien ou vegan, l’idée est de remettre au centre que tout est relié dans le monde. Que nous sommes faits de ce que nous mangeons, en matière, en énergie et en esprit.
Mais aussi que cuisiner et consommer des aliments contient en fait une multitude d’enseignements : notre vie se crée à partir de la mort d’autres êtres vivants, dans un cycle continuel qu’il est important d’honorer.  Que le fait de préparer à manger pour d’autres personnes est aussi un acte d’amour, nous accueillons l’autre dans notre célébration, dans notre prière.

L’harmonie et l’équilibre deviennent alors un principe qui nous guidera dans le choix de nos aliments, leur qualité, leur provenance. Savoir comment tel animal ou telle plante ont vécu va prendre toute son importance.

Que choisissons-nous ? Une plante cultivée en conscience, sans produits chimiques, en symbiose avec d’autres plantes qui la soutiennent, sur une Terre qui est respectée et non exploitée, à qui on laisse aussi le temps de se reposer ? Ou bien des légumes provenant de champs traités avec des produits toxiques pour tuer toute forme de vie qui ne soit pas la plante que l’homme a choisi de cultiver, des engrais pour nourrir une terre épuisée par cette culture intensive ?
Choisissons-nous de la viande d’un animal élevé avec amour, à qui on a laissé sa liberté, nourri avec une alimentation saine et adaptée, respecté et accompagné dans le moment de sa mort (il existe aujourd’hui des abattoirs qui tiennent compte des sensations et émotions de l’animal) ? Ou bien un animal qui a grandi dans la souffrance, alimenté de farines au lieu d’aller brouter de l’herbe, contraint à vivre dans des rythmes cruels et tué sans aucune conscience de sa douleur ?

Nous avons un réel pouvoir dans nos choix de consommation. Il y a encore aujourd’hui la possibilité de manger en conscience, il suffit de regarder autour de nous les milliers de petits producteurs qui aiment leur travail et leurs animaux, leurs plantes, leurs produits.
L’offre répond à la demande, alors crions haut et fort notre demande de trouver des aliments en adéquation avec notre cheminement.

En tant que femmes, porteuses de l’archétype sacré de la Nourricière et Gardiennes de la Terre, nous avons le rôle de porter ce message dans le monde. De nourrir nous-mêmes et les autres avec Amour <3.

Et concrètement, comment faire ?

1- Prenez un temps pour repérer, si ce n’est déjà fait, les producteurs autour de chez vous. Vous pourrez les trouver sur des marchés, des AMAP ou des ventes à la ferme. Questionnez-les sur leur mode de production, sélectionnez ceux que vous sentez passionnés et en conscience dans leur métier.

2- Pour la partie de nourriture que vous ne trouverez pas chez les producteurs, privilégiez les magasins bio et surtout les marques qui font du vrai bio, durable, respectueux, artisanal.

3- Changez votre façon de consommer et cuisiner : il est possible de nourrir une famille 100% bio sans tripler le budget. Achetez local et de saison, faites un maximum par vous-même (je mange sans gluten pour des raisons de santé et j’ai remarqué que le pain sang gluten acheté dans les commerces revient au double que le même pain fait par moi-même avec ma machine à pain, électricité comprise).

4- Prenez soin de ce que vous acheté ensuite ! Ne gâchez rien de vos aliments – apprenez à cuisiner les fanes, les épluchures, recyclez les restes, inventez une cuisine créative pour utiliser tout ce que vous avez dans le frigo. Il existe de nombreux livres qui pourront vous donner des idées !

5- Aménagez votre cuisine pour qu’elle soit un lieu ressourçant où vous avez du plaisir à être. Rendez-la fonctionnelle, soignez la déco, éventuellement inspirez-vous du feng shui pour que les énergies soient au top – c’est de ces énergies que vos aliments vont s’imprégner. Videz régulièrement les poubelles, rangez régulièrement les placards, ne stockez pas une énorme quantité de réserve qui perdent vite leur charge vitale (on dit que la farine « meurt » 6 mois après avoir été moulue par exemple) et qui font stagner l’énergie. Ne cumulez pas trop d’ustensiles et de vaisselle inutiles, jetez ce qui est cassé ou qui ne fonctionne plus bien, ne choisissez que des objets qui vous mettent en joie.

6- Au moment de préparer les repas, prenez quelques secondes pour vous poser avant de commencer. Choisissez un rituel qui vous convient : diffuser une musique relaxante, allumer une bougie, nettoyer votre plan de travail et sortir tous les ustensiles dont vos aurez besoin.
Touchez, respirez, goûtez les aliments que vous allez préparer. Soyez dans la gratitude pour toute cette richesse que la vie vous offre. Ayez une pensée pour ceux qui ont permis que ces aliments arrivent sur votre table et bien évidemment pour les animaux, les végétaux que vous préparez.

7- Pendant le repas, même attitude ! Soyez dans la joie, dans la reliance, ressentez le sacré, goûtez au plaisir sensuel et sensoriel de vous sentir vivant, célébrez les goûts, les parfums, les saveurs. Ça donne du sens. Et en plus, il paraît que c’est bon pour la digestion.

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Serena Zigrino

Serena Zigrino

Passionnée depuis l'enfance de nature et de la magie qui l'entoure, j'accompagne aujourd'hui les femmes vers leur santé et l'éveil de leur féminin.

Après un diplôme d'ingénieur et dix ans en entreprise, la naissance de mes enfants marque un tournant dans ma vie.

Je pars vivre à la campagne et me forme à de nombreuses techniques de bien-être (Naturopathie, Bioénergie chamanique, Phytothérapie énergétique pour la femme, Aromathérapie, REI / EFT, Mentoring du cycle menstruel, Soins énergétiques du Féminin Sacré, Réflexologie)

En parallèle, je parcours un chemin thérapeutique et de recherche personnelle autour du lien à la nature, de la femme et du féminin sacré. Je découvre la médecine ancestrale des femmes et la joie de me sentir en lien avec mon féminin et la nature.

En 2011 je crée Arbre de Lune pour pouvoir accompagner d'autres femmes sur ce chemin.

Je suis la co-auteure du livre « Rituels de femmes pour explorer les secrets du cycle féminin » ed. Le Courrier du Livre - Trédaniel (2018).

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