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À la rencontre du Féminin puissant

par | 6 Jan 2020 | Spiritualité | 0 commentaires

 

Retrouvez le podcast en fin d'article 

Que l’on fasse une recherche du terme Féminin puissant sur Google et l’on s’apercevra assez rapidement que ce syntagme renvoie à très peu de chose, pour ne pas dire à rien. Une définition du mot « puissant », un séminaire par-ci, un article par-là, quelques livres… Rien de très convaincant, rien qui nous arracherait à notre chaise dans un irrépressible élan d’adhésion. Rien non plus qui nous permettrait de nous approprier ce concept. Cela n’est-il pas symptomatique du fait que nous avons perdu toute notion de Féminin puissant, originel ? Ce féminin que les contes et les mythes nous transmettaient comme un mode d’emploi pour en acquérir ou en retrouver la puissance. La philosophe et chercheuse allemande Heide Goettner-Abendroth[1], a consacré sa vie à l’étude des sociétés matriarcales dans le monde. Elle affirme que celles-ci auraient précédé les patriarcales. Il se serait agi de sociétés matrilinéaires où la femme était toute-puissante, si l’on peut dire.

Avant de discourir sur une quelconque notion de Féminin puissant, il me semble nécessaire de définir le principe féminin. Un moyen pour cela réside dans l’analyse de la dissociation entre l’expression culturelle, professionnelle et sociétale par la femme de sa féminité et le vécu intime de cette féminité, d’un point de vue psychologique, physique, inconscient, essentiel et radical.

Pour illustrer mon propos, on pourra se poser la simple question de savoir si une Iranienne se vit différemment dans l’essence de sa féminité d’une Chinoise bouddhiste, d’une Égyptienne copte, d’une Italienne mère de famille, d’une Norvégienne athée ou d’une femme d’affaires new-yorkaise. N’y a-t-il pas, au-delà de la culture, de l’organisation sociétale et du narratif dans lesquels elles baignent, un courant, un principe commun non artificiel qui les réunissent ? La femme est habitée par des cycles biologiques, hormonaux, et des cycles de vie que les hommes – même si le principe féminin est évidemment à l’œuvre également chez eux - ne traversent que très superficiellement.

Qui observe le processus vital d’une femme au niveau biologique, psychologique et social s’apercevra sans effort que celui-ci n’est jalonné que de chamboulements. Vivant concrètement dans son corps, et dans sa vie l’impermanence universelle, les cycles de Vie-Mort-Vie à l’œuvre dans tout l’univers, elle est contrainte de conscientiser sa finitude, ce qui l’incite et la prédispose à une certaine profondeur.

 

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