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Longtemps, j’ai cru que si les choses ne fonctionnaient pas aussi bien que je le souhaitais, c’était de la faute de quelqu’un d’autre : mon manque de temps personnel à cause de mon mari qui ne faisait pas « sa part » dans la gestion de la maison ou l’éducation des enfants, la baisse d’activité de mon entreprise à cause de la concurrence des réseaux sociaux et de leurs services gratuits toujours plus nombreux, ce roman toujours pas écrit à cause de tout ce je « dois » faire pour le travail ou les enfants, etc., etc., …

Il y a quelques temps, dans le cadre de ma formation de coach, l’une des premières notions abordées était le thème essentiel de la responsabilité. L’affirmation était la suivante :  « Où que nous en soyons dans notre vie, nous sommes 100% responsables de notre situation actuelle ». Et ce, dans tous les domaines.

Ouch ! Difficile à accepter quand on pense depuis des années que « l’autre » en général (conjoint, société, économie, gouvernement…) est à l’origine de nos problèmes et frustrations diverses.

Ma première réaction fut de penser que cette affirmation ne pouvait pas s’appliquer pour tout. Prenant ma vie pour exemple, je me targuais que je n’y pouvais rien si mon conjoint avait, selon moi, un comportement de « manipulateur et/ou pervers narcissique ». Bien sûr, on ne peut pas savoir à l’avance que notre conjoint est un manipulateur. MAIS, à un moment de notre vie, j’ai dit “oui” pour me marier. À aucun moment je n’ai été forcée à vivre avec lui. Peut-être qu’à ce moment-là, j’avais besoin d’une telle rencontre, pour répondre au fameux triangle de Karpman « victime – bourreau – sauveur » où le conjoint était au départ le sauveur par rapport à une situation que je vivais en tant que victime, et qu’au fil du temps, le sauveur est à son tour devenu bourreau.

Puis, malgré les comportements inadaptés qui me déplaisaient, je refusais de voir les choses en pensant que « ça allait s’arranger ». Par peur de l’inconnu, ou de la perte d’un certain confort, je restais quand même, en me trouvant des excuses comme « quand les enfants seront grands, je partirai ». Les années passent, 10 puis 15 ans déjà… Et voilà que j’ai l’impression d’avoir raté ma vie à cause de lui, qu’il est la cause de mon impuissance à poursuivre mon rêve d’écrire un jour des romans.

Maintenant, sous le prisme du 100% responsable, rembobinons le film et voyons comment j’aurai pu agir autrement.

 

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Marie-Aude Bourson

Éditrice et fondatrice de Présences Magazine.

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